Insécurité culturelle. Par Michel Alain Labet de Bornay

Publié le 3 Mai 2012

Le modèle politique marxisme culturel républicain Français est à l’origine
d’une véritable insécurité culturelle.
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Franck Lepage Inculture(s) 

 Insécurité culturelle ? Mais c’est quoi ? Ce serait aux dires de « sociologues » auto proclamés et gauchistes, (1) le fait, pour des « gens », de se sentir menacé de manière diffuse. En fait, en France de plus en plus de citoyens souffrent d’insécurité identitaire !
La désindustrialisation de notre pays entamée depuis 50 ans par le gauche et la prétendue droite et la crise économique consécutive qui provoque la baisse du pouvoir d'achat et du niveau de vie, la précarisation du travail exaspère le sentiment d'abandon des classes moyennes par le pouvoir politique
La discrimination des Français sur le plan du logement, des aides sociales, du travail, de la santé au profit d’une catégorie de population immigrée provoque un sentiment de déclassement des classes populaires et laborieuses et une crise identitaire multiforme.
Un nombre certain de personnes interrogées dans des enquête expriment les impressions suivantes : ils ressentent que leur modes de vie, leurs repères, leur identité sont menacés. Ces citoyens ne craignent pas seulement la délocalisation, le fait de perdre leur emploi, leur pouvoir d’achat etc. Ils voient aussi une dégradation, de leur statut, de leur mode de vie en général et de leur environnement, ils souffrent d’insécurité identitaire !

En vingt ans, avec l’UMPS au pouvoir, on est passé ainsi de la délinquance et de la violence à l’insécurité ; puis de l’insécurité à l’insécurité économique, puis sociale. Enfin on passe de celles ci à l’insécurité culturelle et à l’insécurité identitaire.

Soyez sur que la gauche en général et le Parti Socialiste est complètement hermétique à ces questions. 
Il y a toujours chez ces gens là un surmoi dit en termes politiquement correct « marxiste multi culturaliste » c’est bien sur ce fameux marxisme culturel Cliquez Ici pour l'explication du Marxisme Culturel. Accréditant l’idée que les rapports de force productifs expliquent tout et doivent tout dire. Voir ici 18 Leçons sur la société Industrielle par Raymond Aron.
Cette gauche nauséabonde qui en fait des tonnes sur les minorités  nous vantant les vertus des « Chances pour la France » et autres inconséquences ne peut pas voir cette insécurité culturelle, puisqu’ils la nourrissent. (2)
A droite, la question se pose à peine différemment, dans la mesure où depuis 2007, Sarkozy a connu beaucoup d’échecs sur le pouvoir d’achat, la délinquance pour l’essentielle due à l’immigration maghrébine, si ce n’est l’antisémitisme criminel d’un Mohamed Merah. Il s’est placé dans la concurrence avec la Droite Populaire du Front National dans la surenchère  en identifiant clairement les cibles. La cible c’est bien sur l’immigration et l’islam, les modes de vie musulmans, la viande halal, les prières de rue, l’antisémitisme forcené de cette population. Sarkozy n’a plus que ça à mettre en avant. Mais il est dans une impasse, car tout ce qu’il fait nourrit l’alliance Nationale de la Droite populaire.

De nombreux savants en sciences politiques préconisent un réalignement général. Ils voient bien la nécessité pour la clarté du paysage politique d’une recomposition  politique dont les frontières et les délimitations partisanes ou organisationnelles recouperaient mieux les délimitations idéologiques et sociologiques.

Les clivages prioritaires à venir se feront autour de la question de l’insécurité sociale et culturelle. Il n’y a aucun espace pour la gauche marxiste culturelle (3) pour traiter ces questions de manière républicaine.
Selon un sondage Opinion-Way, deux tiers des électeurs de monsieur Sarkozy seraient favorables à une alliance avec le Front National.
Je pense pourtant que Hollande va gagner, mais la gauche caviar sera prise en tenaille par l’étroitesse des marges de manœuvre économiques et sociales dues à l’Europe, les questions budgétaires, l’attaque des marchés financiers. François Hollande parti de rien n’arrivera à rien par sa seule volonté d’autant qu’il sera mis à l’épreuve par une extrême gauche très revendicative ou par les lobbies identitaires. Il fera du symbolique parce qu’il ne pourra pas faire du réel. D’où la ruine sous six mois !
(1) Christophe Guilluy, géographe, appartient à la « Gauche populaire » Christophe Guilluy :" plaidoyer pour une gauche populaire". Dans son essai, fractures françaises, il livre son diagnostic sur la nouvelle « géographie socio spatiale » (Tout un programme !) de la France. Pour C. Guilluy, la nouvelle forme prise par la question sociale opère une séparation au sein des couches populaires. Il y aurait deux grands types de couches populaires : les premières sont dans le flux de la mondialité, les secondes sont en marge de l’espace mondial ; cette séparation est pour partie territorialisée : les premières habitent plutôt dans des banlieues, voire dans les villes centres, les secondes habitent plutôt dans des territoires péri-urbains ; enfin, cette double dissociation correspond à une séparation qualifiée tantôt de culturelle tantôt d’ethnique : les premières de ces couches populaires sont les immigrés récents et leurs enfants ; les secondes sont des français de longue date ou des français d’origine immigrée plus lointaine - dans le livre, cette distinction recouvre souvent une distinction entre une origine immigrée de territoires d’Afrique ou d’Asie pour les premières et de territoires européens pour les secondes. Les partis de gauche, tiraillés entre les deux parties du peuple dorénavant scindé, auraient choisi de se tourner vers la première – celle des villes-centres et des banlieues - et de ne plus répondre aux aspirations de la seconde – celle des territoires péri-urbains. Dans un chapitre antérieur, C Guilluy explique avoir repéré un sentiment récent chez des habitants de certains quartiers : celui de se sentir minoritaire – blancs dans des territoires où la majorité des habitants ne le sont pas (chapitre 4, le temps des minorités et des majorités relatives). « La mondialisation libérale, qui a contribué à diffuser largement l’insécurité sociale à l’ensemble des catégories populaires, est aussi à l’origine d’une instabilité démographique source« d’insécurité culturelle » dans ce même milieu ; une insécurité qui s’exprime derrière les débats controversés de l’intégration ou de l’identité nationale » (p. 58).
(2) Dans son livre, C. Guilluy voit dans le vote FN de 2007 un vote « post-républicain » : pour la première fois, à ce point, « l’origine des électeurs a influencé le résultat électoral », (p. 170). « On ne peut répondre à la question de l’insécurité sociale sans la connecter à la question de la mondialisation et de l’instabilité culturelle qu’elle génère. Les milieux populaires sont bien confrontés à une nouvelle précarisation sociale mais aussi aux défis d’une nouvelle société mondialisée et multiculturelle. En abordant la question sociale comme on  le faisait dans les années 1970, la gauche montre qu’elle n’a pas pris la mesure d’une « insécurité culturelle » qui frappe l’ensemble des couches populaires d’origine française ou immigrée. L’incrustation depuis plus de vingt ans du vote FN en milieu ouvrier et plus généralement dans l’électorat populaire démontre une mutation de la demande sociale qui revêt désormais aussi une dimension culturelle. » (p.174).                                        

(3) Dans le marxisme traditionnel, le pouvoir du socialisme est garanti par la dictature du prolétariat sur les autres classes. Dans le marxisme culturel, une autre classe est chargée de maintenir la dictature sur la société, elle est composée d’intellectuels, de journalistes, de leaders d’opinion et même de politiciens qui sont chargés de faire appliquer cette ligne du parti et de diffuser l’idéologie bien-pensante. La dictature du prolétariat est devenue la dictature du bien-pensariat.


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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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