Intégration scolaire: échec programmé, explosion assurée - Malika Sorel.

Publié le 30 Mai 2011

Le titre n'est pas de Malika Sorel. Mais il est ce que je pense profondèment. L'ignorance, l'inculture n'aboutissent qu'à la bétise et la violence. Tout cela mis avec un produit inflammable comme le religieux, ne peut qu'aboutir à une l'explosion.

Gérard Brazon

Malika Sorel

J’étais ce soir invitée à réagir dans le journal de France 2 au sujet du parcours scolaire des enfants issus de l’immigration. J’ai été enregistrée pendant 15 minutes. Le téléspectateur n’en aura vu que moins d’une minute.

J’aurais souhaité que fût diffusée ma demande de placer les évaluations nationales en début de CM1 et non en CM2, comme c'est le cas actuellement. Il faut pouvoir disposer d’un temps suffisant pour que les enseignants puissent enclencher des processus d’aide aux enfants qui se trouvent encore en grande difficulté. Le maximum doit en effet être fait avant l’entrée au collège ! Mais bon, c’est la règle du jeu du JT, et je remercie très vivement France 2 de m’avoir invitée.

Je ne comprends pas la polémique déclenchée sur cette question scolaire. Pourquoi une partie des intellectuels, de la classe politique, des syndicats, des médias, empêchent-ils toute réflexion sur les conditions qui rendent l’instruction possible ? Ce que je vois de l’intérieur de ce monde-là est peu reluisant. Certains se sont égarés pendant très longtemps, ont caché la vérité aux populations de l’immigration, se sont bien gardés de leur transmettre les codes de la réussite au sein de notre société, et les ont ainsi maintenues dans un statut de grande fragilité. Aussi préfèrent-ils la fuite en avant de peur de perdre leur statut. Mais si l’erreur est humaine, persévérer est diabolique. Ils ont participé à mettre de nombreux enfants de la République en danger scolaire. Dans le même temps, nombre d’entre eux veillaient, parfois en assaillant les inspecteurs d’académie, à ce que leurs propres enfants ne soient surtout pas mélangés. Pour remettre les pendules à l’heure, il serait intéressant que l’on sache dans quels types d’établissements leurs chers enfants ont été écolés. Cela permettrait de lever toute ambiguïté : croient-ils vraiment à leurs propres discours ?

Dans mes écrits, j’aborde des facteurs tels que la concentration, le calme, la taille des fratries, le manque chronique de sommeil dont certains enfants souffrent et qui altère leur capacité d’apprentissage, le manque de respect à l’égard des enseignants qui est, en partie, le fruit d’un laxisme ambiant (chose que je n’ai jamais eu à observer en Algérie, où parents et enfants étaient respectueux de l’enseignant et où, malgré les plus de trente élèves que nous étions souvent par classe, les apprentissages se déroulaient dans de bonnes conditions). J’aborde également, et très longuement, la question de la distance culturelle, qui complique singulièrement le parcours scolaire de ces enfants, ainsi que la question centrale des flux migratoires qui nuisent gravement à l’intégration, comme l’avait très bien prévu Michel Rocard alors Premier ministre : « Nous ne pouvons plus, en effet, recevoir un flux massif et incontrôlé sans que cela n’hypothèque gravement et tout ensemble d’abord l’équilibre social de la Nation, ensuite les chances d’intégration des étrangers installés, enfin l’avenir même de nouvelles vagues d’arrivants et des pays d’où ils viennent […] C’est justement pour assurer le respect de nos valeurs et préserver efficacement la dignité des étrangers eux-mêmes que nous ne devons en accueillir qu’autant que nous pouvons en intégrer. »

Pour terminer, je vous encourage à lire ce rapport OCDE, dont voici un extrait :

« Dans la majorité des pays évalués, au moins 25 pour cent des élèves issus de l’immigration pourraient être confrontés à des défis considérables au cours de leur vie professionnelle et privée : leurs résultats à l’évaluation PISA 2003 indiquent qu’ils ne possèdent pas les savoir-faire élémentaires en mathématiques.

On prévoit que les élèves qui se situent au-dessous du niveau 2 seront exposés à des défis potentiels considérables en termes de perspectives professionnelles, financières, et de pleine participation à la vie de la société. Les résultats de l’enquête indiquent que seul un petit pourcentage d’élèves autochtones n’atteint pas le niveau 2, alors que la situation est fort différente pour les élèves issus de l’immigration. Plus de 40 pour cent des élèves allochtones en Belgique, en France, en Norvège et en Suède, et plus de 25 pour cent des élèves allochtones en Allemagne, en Autriche, au Danemark, aux États-Unis, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suisse, ainsi que dans la Fédération de Russie, affichent des performances inférieures à celles attendues au niveau 2. […]

Les facteurs contextuels caractérisant les élèves non autochtones et les caractéristiques des établissements scolaires n’expliquent qu’en partie les différences de performance en mathématiques.

[…] Des écarts de score subsistent entre élèves issus de l’immigration et élèves autochtones, ceci après avoir tenu compte des caractéristiques liées au milieu. […] Cela semble indiquer que les niveaux de performance relatifs des élèves issus de l’immigration ne peuvent pas être attribués exclusivement à la composition des populations immigrées en termes des milieux éducatif et socio-économique dont elles proviennent. »

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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island girl 30/05/2011 15:03



Le fruit pourrit mais chut ! il faut faire semblant de croire que tout est pour le mieux dans le meilleur des monde ,le niveau scolaire ne baisse pas ,et les immigrés arabes respectent les
enseignants (meme les femmes) !



island girl 30/05/2011 15:00



Le ver est dans le fruit,le fruit pourri lentement,l'éducation nationale devient une réserve ou s'entassent les  immigrés d'origine arabe et les pauvres qui ne peuvent payer une école
respectable à leurs enfants.



l'En seignant. 30/05/2011 11:35



Pour parler cru; il est bien connu que dans une classe, une forte concentration de "traîne les pieds" les fait traîner à tous... Y compris au Maître d'École.  Ceci veut dire que les
prédisposés "normaux" ou régressent ou n'atteignent jamais les objectifs assignés en matière de "niveau de connaissances". Surtout et d'autant plus, quand un système éducatif "corrompu" (la
signification de ce terme en informatique qualifie parfaitement bien ce que je dis) a pour consigne de ne pas traumatiser les imbéciles par mise en perspective simultanée, des enfants qui
réussissent normalement. En France maintenant, on tire tout vers le bas et l'enseignement (éduquons s'écrit maintenant "et du con") n'échappe hélas pas à cette règle  qui a régressé de la
première place mondiale à la 17ème.... ! (excuses si je me trompe d'une ou deux places quel qu'en soit le sens malheureusement probable  car, depuis cela ne s'est pas arrangé ... !)



Nancy VERDIER 30/05/2011 10:53



Le corps enseignant est débordé physiquement et psychiquement. Les enseignants ne sont pas à la hauteur de la tâche ingrate qui leur est demandée. On leur demande à la fois
de faire du social, de la discipline, de la gestion des conflits, du ludique, de l'animation de groupes,  et accessoirement de l'enseignement. Il faut avoir séjourné dans une classe de
lycée ou de collège pout comprendre l'enfer vécu par l'enseignant. 
Une part de la situation actuelle incombe au laxisme des enseignants de la génération antérieure, encore un peu soixante huitarde. L'autre part incombe aux méthodes d'enseignement utilisées, trop
classiques. Le problème est aussi le nombre toujours croissant de populations non intégrées et sans avenir.
Persister dans cette voie est suicidaire. L'Education Nationale doit se réformer ou disparaître.(un de mes amis acteur de théâtre dirige des troupes d'acteurs lycéens et crée
pour eux des pièces "didactiques". Parents et élèves adorent).
Les enfants de nos dirigeants fréquentent l'Ecole Alsacienne, ou des Ecoles et lycées privés de haut niveau. Il y a également les lycées de la Légion d'Honneur. Bref, pour certains pas de
problèmes, pour d'autres ce sera toujours la galère.
Mais avant tout " STOP  IMMIGRATION "