Interview Pierre Cassen : musulman patriote est aussi incongru que cannibale végétarien Par Riposte Laïque

Publié le 25 Juin 2014

Le Bréviaire des patriotes a soumis ses questions à Pierre Cassen, l’un des fondateurs de Riposte Laïque, une organisation ultra-laïque qui se revendique islamophobe, à l’origine, notamment, de l’« apéro saucisson-pinard » qui avait fait polémique en 2010.

Le Bréviaire des patriotes : Quel bilan faites-vous de votre association qui a maintenant bientôt sept ans ?

riposte laiquePierre Cassen : Sept ans déjà, cela ne nous rajeunit pas ! Qu’est Riposte Laïque ce jour ? Une machine bien huilée, qui produit huit à dix articles exclusifs par jour, grâce à une rédaction de 15 personnes, un premier cercle de 15 autres personnes, et plus de mille contributeurs qui, à ce jour, ont écrit au moins une fois un des 14.000 articles publiés. Ce sont dix livres déjà édités depuis 5 années, date de la sortie de notre premier livre, « Les dessous du voile ». Nous sommes devenus, depuis notamment l’organisation de l’Apéro saucisson-pinard et des Assises internationales sur l’islamisation de nos pays, une référence (pas la seule) sur la réalité de l’islam. Nous avons des contributeurs nés musulmans qui, depuis la France ou de l’autre côté de la Méditerranée, risquent leur vie, en tant qu’apostats, en écrivant pour nous. Nous pouvons considérer que si, à ce jour, un sondage paru dans le journal « Le Monde » le 24 janvier dernier, indique que 75 % des Français jugent l’islam incompatible avec nos valeurs, nous devons y être un tout petit peu pour quelque chose.

Maintenant, il ne faudrait pas nous voir plus beaux que nous ne sommes. Même si nous nous flattons d’avoir entre 20.000 et 25.000 visiteurs par jour, c’est encore très peu, par rapport aux audiences des grands médias subventionnés. Nous sommes, pour une bonne partie, issus de la gauche, et nous n’avons pas réussi à convaincre un très grand nombre de personnes de ce camp, engluées dans leur politiquement correct et la peur de passer pour des fascistes racistes, de la réalité de l’islam et de l’immigration, et du changement de civilisation qui se met en place. Nous sommes systématiquement boycottés par les grands médias, et harcelés juridiquement. Si nous avons eu le mérite, avec Résistance républicaine, de mettre en place les premières manifestations de rue contre l’islamisation de notre pays, nous n’avons encore jamais réussi à mettre plus de 3.000 personnes derrière nos banderoles, ce qui est trop peu. Donc, je répondrais, parodiant Georges Marchais, « bilan globalement positif », mais peut et doit mieux faire encore…

Vous faites sur votre site la promotion du livre que vous préfacez,Du gauchisme au patriotisme de Fabien Engelmann. Vous-même avez milité à la CGT. Comment appréhender vos parcours ?

J’ai été en effet très content de proposer à Fabien d’écrire ce livre, de l’éditer, et honoré qu’il me propose de rédiger la préface. Fabien pourrait être mon fils, et une complicité sans doute liée à quelques similitudes de nos parcours de jeunesse nous lie. Son élection à Hayange m’a beaucoup ému. Je ne renie rien de mon appartenance passée à la CGT, et encore moins au Syndicat du Livre. Je me suis syndiqué à l’armée, en 1973, quand je faisais mon service dans une imprimerie militaire, au milieu de civils. Je l’ai fait par solidarité avec d’autres travailleurs, parce qu’à l’époque, je travaillais chez un petit patron, et que cela ne me servait à rien. Par la suite, j’ai eu la chance de découvrir un type de syndicalisme unique en France, avec un rapport de forces exceptionnel (tout le monde était syndiqué). Une autre de nos spécificité était que nous étions, sur Paris, organisés en syndicats de métier, et j’aimais ce côté corporatiste. Enfin, nous avions de bons salaires, ce qui n’est pas négligeable, mais nous travaillions cinq ou six soirs par semaine, les dimanche et jours fériés. J’ai relaté, dans un livre écrit avec une journaliste, Isabelle Repiton, intitulé « Touche pas au plomb », ce qu’était cette culture très particulière (on nous appelait les aristocrates de la classe ouvrière) et comment nous avions géré, en trente ans, la fin du plomb, les évolutions technologiques, porteuses de notre inéluctable disparition. J’expliquais tout cela dans une interview que m’avait demandée Robert Ménard, à l’époque de son mensuel Médias.

Je ne regrette donc absolument pas cet engagement, et le fait d’être devenu, pendant une dizaine d’années, délégué syndical CGT au quotidien « La Tribune ». Je pense par ailleurs qu’aujourd’hui, la CGT, qui a longtemps été sous le contrôle du PCF, a basculé dans l’idéologie gauchisante et tiers-mondiste. À mon avis, ses dirigeants actuels trahissent le salariat, en période de chômage de masse, en soutenant la construction de l’Union européenne, et surtout en défendant une politique migratoire, en soutenant les clandestins, aggravant ainsi le quotidien des salariés français et étrangers, des retraités modestes et des jeunes travailleurs. Le fait d’avoir exclu Fabien Engelmann est indigne de la nécessaire indépendance des syndicats, et faire la chasse aux militants du FN accélère le décalage entre les bureaucrates syndicaux et les classes populaires. Et pourtant, les salariés de ce pays ont besoin d’organisations syndicales qui se contentent de remplir leur rôle : la défense morale et matérielle des travailleurs et employés.

Aussi, je pense que les époques changent, et que les priorités évoluent également. Je me suis syndiqué en 1974, à une époque où le chômage était faible, et où l’immigration et l’islam n’exerçaient pas les mêmes menaces en France. Je considère à ce jour que si le combat social est toujours nécessaire, le combat patriotique, laïque et identitaire est vital pour l’avenir de notre pays, et doit donc passer au premier plan.

Vous subissez de nombreuses plaintes d’associations dites « antiracistes » concernant les propos de Riposte Laïque sur l’Islam. Récemment, l’écrivain et homme politique Renaud Camus a été amené à comparaître pour des propos tenus durant les Assises sur l’islamisation auxquelles vous avez participé. Qu’est-ce que tout cela dit sur la société française selon vous ?

Renaud Camus en 2011 (wikimedia CC).

La société française, sous la double pression de la gauche moraliste et des associations musulmanes, glisse petit à petit vers une dictature rampante, où la parole libre peut de moins en moins s’exercer. Il y a une quarantaine d’années, quand vous alliez à l’étranger, et que vous disiez que vous étiez Français, les gens vous tombaient dans les bras, et vous disaient que notre pays était celui de la liberté. Plus personne ne nous dit cela ce jour, on se fait même plutôt foutre de nous, depuis que Hollande est à l’Elysée. Notre condamnation (21.440 euros d’amende et de dommages et intérêts, pour Pascal Hilout et moi-même), celle de Renaud Camus, celle d’Eric Zemmour, ou de Brigitte Bardot, les procès menés contre Charlie Hebdo ou l’écrivain Michel Houellebecq sont significatifs de la dérive de notre société.

Alors que le mur de Berlin est tombé depuis vingt-cinq années, une chape de plomb totalitaire digne des dictatures communistes est en train de s’installer sur notre territoire. L’islam est le fer de lance de cette offensive liberticide, relayée par des fonctionnaires de l’antiracisme en service commandé. Aujourd’hui, vous n’êtes même plus condamné pour ce que vous avez écrit, vous l’êtes pour les intentions supposées que vous auriez pu avoir, et pour l’interprétation possible de vos écrits par les lecteurs. Cela s’appelle le délit d’intention et d’opinion. Pour résumer, si vous critiquez l’islam, vous ne pouvez pas ignorer que derrière il y a des musulmans, et donc vous incitez à la haine contre des personnes, et c’est donc condamnable, en raison de l’article 24-8 de la loi sur la liberté de la presse, mise à jour en décembre 2004. C’est carrément la réintroduction du délit de blasphème, au service du seul islam. Quand Eric Zemmour dit une réalité sur l’origine des délinquants, on ne lui conteste même pas le fait qu’il ait raison, on veut le faire condamner parce qu’il n’aurait pas le droit de dire une réalité que chacun constate dans son quotidien.

Vous ajoutez à cela la pression du CSA, qui rêve, au service des écolo-socialistes, de réguler internet, et vous avez tous les ingrédients du désastre démocratique qui s’annonce. Je rêve d’un pays où l’article 1 de la constitution soit celui des États-Unis, garantissant la liberté d’expression. Je rêve d’une France d’avant la loi Pleven, où on ne peut déposer plainte contre quelqu’un que si on a subi soi-même un préjudice. Je rêve que les fossoyeurs de la liberté d’expression, qui ont des subventions, mais pas de militants, ne touchent plus un sou d’argent public, et que ses dirigeants rendent des comptes au pays quant à l’action qu’ils ont menée contre nos intérêts depuis trente ans. Je rêve d’une France qui redevienne la France, un pays où la parole est libre, dans la vie quotidienne et dans les médias.

L’encyclopédie Wikipédia vous décrit comme « ouvertement islamophobe ». Acceptez-vous cette définition ? Pouvez-vous clarifier votre position vis-à-vis du culte musulman ?

Quand on me pose la question, je réponds d’abord qu’on a le droit d’être islamophobe, comme celui d’être catholicophobe, bouddhistophobe, laïcophobe, communistophe (avant cela s’appelait anti-communiste), anti-capitaliste ou toute autre opinion exprimant son rejet d’un dogme, et donc que, contrairement à ce qu’essaient d’imposer islamistes et bien-pensants, cela n’a rien à voir avec du racisme, et n’a pas à être mis sur le même plan que l’antisémitisme, qui prône la haine des juifs. Après, comme le dit Christine Tasin, il est difficile d’avoir lu le Coran, et de ne pas avoir envie de combattre ce dogme, et le message de haine qu’il véhicule. J’ai été très influencé par l’argumentation de deux amis proches, Pascal Hilout et René Marchand. Le premier a convaincu l’ensemble de la rédaction qu’il n’y avait aucune différence entre l’islam et l’islamisme, reprenant l’expression du poète kabyle Ferhat Mehenni : « l’islam, c’est l’islamisme au repos, et l’islamisme, c’est l’islam en action ». Le second nous a ouvert les yeux sur le piège mortel de considérer l’islam comme seulement une religion, et donc de l’accepter en France, au nom de la laïcité, comme tout autre culte.

Je considère aujourd’hui que les choses sont fort simples, et Michel Onfray lui-même l’a exprimé en toute clarté. Si rien n’est fait, dans deux générations, notre pays sera majoritairement musulman, dominé par l’islam et ses pratiques. Donc les non-musulmans seront des sous-citoyens, appelés des dhimmis. Si ce diagnostic est juste, ce que je pense, il y a deux attitudes possibles. On peut estimer que c’est le sens de l’Histoire et laisser faire. On peut juger que c’est une perspective qui mettrait fin à notre civilisation, et mettre toutes ses forces pour éviter ce cauchemar à nos enfants et petits-enfants. C’est ce que font les contributeurs de Riposte Laïque, tous les jours. Je considère que dans des périodes exceptionnelles, il faut prendre des décisions exceptionnelles, et qu’il faut interdire toute visibilité de l’islam en France : voile dans la rue, kamis, djellabas, halal dans les boutiques, abattage rituel, ramadan, écoles coraniques et mosquées. Cela s’appelle le principe de précaution, ou, comme le dirait mon amie féministe suisse Mireille Vallette, de la légitime défiance.

Comprenez-vous la crainte de certains patriotes vis-à-vis de la laïcité ? Ne peut-on pas concevoir que le laïcisme peut effacer, dans le même temps que les manifestations contemporaines de l’Islam, la tradition catholique de la France éternelle ?

Jeanne d'Arc ayant la vision de l'archange saint Michel (détail) – Toile d'Eugène Thirion (1876).

Il serait bien de s’entendre sur les mots. Je n’ai pas envie de vivre dans un pays où on persécute les croyants, comme on a pu le faire en URSS au nom d’un athéisme d’État, ou comme rêvent de le faire certains anarchistes ou francs-maçons, qui, par ailleurs paraissent avoir davantage de problèmes avec la religion catholique qu’avec l’islam. Je n’ai pas envie non plus de vivre dans une France catholique, où cette religion serait religion d’État. Je suis content d’être dans un pays où la séparation entre le religieux et le politique m’évite d’avoir un président qui jure sur la Bible, des conseils municipaux qui commencent par des prières, des crucifix dans les écoles ou les tribunaux, sans parler des théocraties musulmanes où la foi est la loi (islam).

Je suis par ailleurs d’accord, bien évidemment, pour reconnaître que la France a des racines chrétiennes, et absolument aucune racine musulmane, n’en déplaise à Attali et autres. Je suis par ailleurs convaincu que la majorité des catholiques de ce pays se retrouvent dans le modèle laïque, unique au monde, que nous avons su construire, et que le catholicisme, par la phrase sur Dieu et César, et porteur d’une conception laïque de la société. Donc, les vrais laïques, qu’ils soient athées, agnostiques, catholiques ou autres croyances, doivent dépasser la question de la croyance ou de la non-croyance pour mener le même combat contre le cancer islamique.

Comment concevez-vous l’émergence d’un certain « front religieux », incarné par F. Belghoul, Civitas, etc., à l’occasion des polémiques sur la théorie du genre ?

Farida Belghoul et Christine Boutin, unies contre la théorie du genre à l'école.

Je considère cette alliance monstrueuse. Je ne suis pas surpris qu’une Christine Boutin, qui accepte régulièrement les invitations de l’UOIF et défendait le voile à l’école, en soit partie prenante. Cette femme, et trop de catholiques, sont dans la revanche contre la laïcité, et prône l’alliance des cléricaux, notamment avec les musulmans, contre ce qu’elle appelle le laïcisme. Je suis déçu que Béatrice Bourges, pour qui j’ai beaucoup d’estime, n’ait pas vu ce piège. Je leur rappelle que Belghoul leur a amené, lors de la conférence de presse commune, des militants des Frères Musulmans. Je me réjouis par contre que Henry de Lesquen ou Bernard Antony soient lucides, et dénoncent ce piège grossier.

De quoi s’agit-il ? Farida Belghoul se sert de la théorie du genre pour imposer le fait musulman à l’ensemble de la société française. Si elle prétend vraiment défendre l’intérêt des enfants, pourquoi, comme le lui a demandé une enseignante, lors de son débat face à Pascal Hilout, ne fait-elle rien contre les écoles coraniques, qui exercent bien plus de dégâts dans les têtes des gosses que la théorie du genre, par ailleurs monstrueuse ? Les catholiques doivent-ils compter sur Farida Belghoul pour que nos enfants apprennent de nouveau, à l’école, l’histoire de Charles Martel, de Jeanne d’Arc, de Louis XIV ou de Napoléon ? Pourquoi les dirigeants de La Manif pour Tous ont-ils donné une telle importance à Fils de France, et imposé des voilées sur le podium, alors que les musulmans ne représentaient rien dans l’immense mobilisation contre le mariage homosexuel ?

Farida Belghoul se vante de faire retirer les enfants musulmans une journée par mois de l’école. C’est risible, quand on connaît l’absentéisme scolaire lors de certaines fêtes religieuses musulmanes, sans parler du ramadan. Alors que les musulmans, dans beaucoup d’endroits du monde, massacrent les chrétiens et brûlent les églises, il se trouve des candides (je préfère utiliser ce mot) pour les aider, dans leur entreprise d’islamisation de la France. Cette alliance me fait penser à des juifs qui, en 1935, pour lutter contre Staline et le communisme, se seraient alliés à Hitler !

Quel sens donnez-vous à vos « apéros saucisson-pinard » coorganisés avec le Bloc Identitaire ?

D’abord celui d’une reconquête d’un symbole de la France, le saucisson et le cochon, qui, parce qu’incompatibles avec un texte religieux venu d’autres pays, devraient disparaître de nos assiettes, selon la bien-pensance, par respect des nouveaux venus. Je rappelle que nous étions dans un pays où les forces de l’ordre pourchassaient les soupes au cochon, et fermaient les yeux sur les soupes halal. C’est tout le débat sur l’assimilation qui est posé. Ce n’est pas aux habitants du pays d’accueil de s’adapter à des nouveaux venus, c’est tout le contraire.

Ensuite, cette alliance, que certains ont jugée contre-nature, entre des républicains jacobins et des identitaires régionalistes est un symbole très fort. Elle signifie, dans l’esprit de la Résistance, que nous savons mettre entre parenthèses des questions qui nous opposent, pour unir nos forces sur ce qui nous rassemble : la défense de notre pays, de notre civilisation, contre la conquête islamique. C’est le sens que nous entendons à l’Union des Patriotes, qui, pour nous, devra rassembler des familles de pensée fort différentes, unies dans la défense de l’essentiel : la France éternelle. C’est dans cette continuité que nous appelons, le 9 juillet prochain, devant la mairie de Paris, à un rassemblement de patriotes, autour d’un apéro saucisson laïque, pour protester contre la commémoration du ramadan par Anne Hidalgo et ses complices, en violation avec la loi de 1905.

On constate, en lisant vos articles, que vous utilisez les termes « résistance » et « collaboration »… N’est-ce pas là une vision binaire et pour le moins exagérée de la réalité ?

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Dans toutes les périodes de crise et d’affrontements, il faut choisir son camp, avec les risques d’une vision binaire. Cela ne veut pas dire que les collaborateurs de la première heure, en fonction de l’évolution du rapport de forces, ne puissent devenir les résistants de la dernière heure, on l’a vu il y a 70 ans, dans notre pays. La comparaison entre les années 1940 et aujourd’hui peut avoir certaines limites, au-delà de la réécriture partielle de l’Histoire. Il suffit de lire l’ouvrage de Dominique Venner, « Histoire de la collaboration », pour voir justement que la question est bien plus compliquée que le côté binaire, avec les gentils résistants et les méchants collabos, dans un contexte où la France était envahie par l’occupant nazi, ce qui change pas mal de choses.

On nous reproche souvent, en utilisant de tels mots, de faire le parallèle entre nazisme et islam. Il parait que cela ne se fait pas. Pourtant, notre ami Salem Ben Ammar, par des dizaines d’articles qui lui valent des menaces de mort, a montré d’une façon très pertinente les nombreuses similitudes entre les deux idéologies. Le mufti de Jérusalem, Al Husseini, a passé un pacte avec Hitler et donné des milliers de soldats musulmans aux SS, notamment dans les Balkans. Nombre de pays arabes ont recyclé des dirigeants nazis, après la guerre. Mais restons en France.

Les lois interdisent de dire que la présence musulmane massive en France est une invasion. Contentons-nous donc de dire qu’on a le droit de faire un parallèle, quand on lit le pronostic de Michel Onfray, sur l’inévitable islamisation du pays, entre ceux qui, en 1940, ont collaboré avec l’occupant nazi, et ceux qui, 70 ans après, s’activent de toutes leurs forces pour que l’islam et ses disciples soient toujours plus nombreux sur notre territoire, avec les risques que cela représente. Je revendique donc le droit de comparer le positionnement politique des Laval, Doriot ou Déat avec celui, ce jour, de ceux que nous appelons les immigrationnistes lèche-babouches ou islamo-collabos, que j’éviterai de nommer par principe de précaution, mais que vos lecteurs identifieront aisément.

Quelle est votre opinion sur les manifestations de musulmans patriotes, notamment au travers de Fils de France de Camel Bechikh ?

Camel Bechikh se prétend musulman patriote. C’est pour moi aussi incongru qu’être cannibale végétarien. Si on ne mange plus de viande, on n’est plus cannibale. Si on défend un pays, alors que la doctrine musulmane impose la oumma (communauté) et le Grand califat, donc la disparition des frontières, on n’est plus musulman… ou alors on pratique la takkya. Rappelons tout de même que Camel Bechikh est proche de Tarecq Oubrou, recteur UOIF de la Mosquée de Bordeaux. Mon amie Jeanne Bourdillon avait remarquablement décodé, suite à une interview de Robert Ménard, l’art de l’enfumage et de la takkya du président de Fils de France.

En fait, la stratégie musulmane demeure la même : faire croire que l’islam est une religion de paix et d’amour, pervertie par de méchants islamistes, pour enfumer les candides et permettre la poursuite de son installation. Les militants musulmans ont infiltré nombre de partis, d’associations ou de syndicats, avec, à de rares exceptions, le même programme : revendiquer des accommodements raisonnables de la République laïque avec l’islam, pour mieux lutter contre les intégristes, et dissimuler la réalité de l’islam. Aujourd’hui, ils poursuivent cette stratégie dans les mouvements patriotes, et hélas, il se trouve des oreilles complaisantes pour croire à la belle histoire qu’ils nous racontent. Le pire est que pour récupérer à peine 1 % des votes musulmans, ces mouvements se sentent obligés de tenir un double discours, de séparer islam et islamisme, voire de se faire les avocats d’un dogme dont l’objectif est notre disparition.

Les mouvements patriotes doivent parler clair sur l’islam, et arrêter de noyer le poisson. Ils doivent s’inspirer du discours du leader hollandais Geert Wilders, réalisateur du film Fitna, qui amène de vraies réponses, à la hauteur des enjeux, face au plus grand défi que notre civilisation ait connu. Nous pouvons davantage compter, pour mener ce combat vital pour nos libertés, sur des Pascal Hilout, Zohra Nedaa-Amal, Hamid Zanaz, Malika Sorel, Hamdane Ammer, Salem Ben Ammar et sur tous les apostats de l’islam, que sur des chevaux de Troie à la Chebel, Chalghoumi ou Bechikh.

Propos recueillis par Anthony La Rocca

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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lombard 26/06/2014 16:00


bonjour


article genial ,a mettre en affiche ,a coller partout !!