Interwiew de Bonapartine sur les déclarations de Marine le Pen. 2éme Partie.

Publié le 21 Décembre 2010

Suite de l'interwiew de Bonapartine sur les déclarations de Marine le Pen.

 

Gérard Brazon – Selon  vous, Bonapartine, comment aurait-il donc fallu réagir face aux déclarations de Marine Le Pen ? Pensez-vous que la classe politique devrait éviter de verser dans la surenchère verbale face aux provocations de Marine Le Pen ?

 

Bonapartine : De toute évidence, Marine Le Pen n’est, de mon point de vue mais ce n’est là un point de vue qui n’engage que moi, dans l’habile démarche stratégique de communication qui est la sienne, pas du tout le copier-coller de son père. Elle a pour autant parfaitement su s’inspirer du goût de la provocation de son père tout en sachant l’adapter à sa propre personnalité à elle. En effet, avec Marine Le Pen et à la différence de son père, nous sommes passés du goût de la provocation à une technique de communication de la provocation. De fait, à l’inverse de Jean-Marie Le Pen qui réagissait de manière épidermique, Marine Le Pen a mis sur pied, en vérité, une technique très élaborée de la provocation dans le débat politique, celle d’une provocation mûrie et suffisamment réfléchie à l’avance de façon à  s’assurer que celle-ci ferait de toute façon sortir de ses gonds 90% de la classe politique.

 

Gérard Brazon - Une fois ce constat établi, comment faut-il réagir ? Faudrait-il se taire ?

 

Bonapartine: Se taire reviendrait à laisser croire à l’opinion publique que, seule Marine Le Pen, a le courage et/ou est en capacité de s’exprimer sur des sujets graves, en l’occurrence l’occupation illégale de l’espace public causée par l’organisation de prières publiques, qu’elles soient musulmanes ou pas du reste. Car je rappelle que si les prières publiques dont nous parlons l’étaient par des catholiques, des protestants, des Juifs, des Sikhs ou de toute autre religion, l’occupation de l’espace public n’en demeurerait pas moins tout autant condamnable.

 

Alors, réagir, oui, l’essentiel n’étant non pas de l’affirmer mais de savoir surtout comment réagir face à Marine Le Pen.

Si répliquer à Marine Le Pen ne doit se résumer qu’à répéter ce que tout le monde sait depuis des années sur la Front National, autant vous dire que c’est mettre un coup d’épée dans l’eau ! Quand j’entends, par exemple, Madame Dati asséner sur RTL : "Je trouve çà inacceptable … Marine Le Pen ne renouvelle pas le discours du FN qui est un discours de haine, de rejet de l’autre, d’opposer les Français les uns aux autres. Elle pose un problème à toute la classe politique." D’abord, je suis atterrée par de telles paroles. Comment peut-on, en effet, décréter, en l’espace de seulement deux phrases, que Marine Le Pen tient "un discours de haine, de rejet de l’autre" et que cela "pose un problème à toute la classe politique" ? Mais permettez-moi de vous dire, Gérard Brazon, que ce discours de Madame Dati est ahurissant d’incohérence ! En effet, si les discours de Marine Le Pen est un discours "de haine" qui "oppose les Français les uns aux autres", mais dans ce cas, personne ne comprend ce qui empêche la classe politique française de le démontrer afin de démanteler sans aucune difficulté les effets pervers de ce type de discours. Et une fois la preuve objective apportée, nous n’entendrions alors plus parler ni des discours du Front National ni de Marine Le Pen depuis belle lurette ! De fait, Marine Le Pen ne poserait plus de "problème à toute la classe politique".

Ceci démontre bien que ce type de raisonnement de Madame Dati, suivi par la quasi-totalité de la classe politique, ce week-end, ne mène à rien si ce n’est qu’à désigner clairement à la vindicte de la bien pensance les cinq millions de Français qui votent actuellement pour le Front National et, de fait, de les décourager définitivement de revenir un jour dans le giron républicain.

 

Dans ces circonstances, chacun se rend aisément compte que Marine Le Pen trouvera toujours le moyen de se désolidariser des propos de son père quand çà l’arrangera ou, à l’inverse, de mettre en place une stratégie de communication beaucoup plus affinée quand elle souhaitera se placer sur un terrain avec lequel une partie de l’opinion publique risque d’être largement en phase.

 

Face à cette stratégie de communication, la classe politique française devrait centrer son intervention sur plusieurs axes :

 

Il serait, de mon point de vue strictement personnel, plus pertinent que la classe politique :

 

§  se mobilise de toute urgence autour de la problématique soulevée par l’occupation illégale des prières dans l’espace public français et trouve rapidement des solutions. Car ce que demandent les riverains, en l’espèce, c’est tout simplement que la loi républicaine soit appliquée. Ni plus ni moins. Or, que je sache, nos politiques sont aussi élus pour trouver des solutions aux problèmes que rencontrent leurs concitoyens, n’est-ce pas ?

 

§  remettre au coeur du projet politique républicain le concept de laïcité. En d’autres termes, nos politiques doivent dire haut et fort que le respect du concept de laïcité ne consiste pas, par définition, à le bafouer en permanence. Or, s’arroger le droit individuel d’occuper les voies publiques pour y organiser des prières publiques, au mépris le plus complet non seulement de la tranquillité des riverains mais également de l’activité commerçante, est à la fois contraire à la loi républicaine autant que contraire au concept de laïcité. Les élus locaux ne sont, par voie de conséquence, en aucun cas habilités à autoriser, voire à organiser par la présence des forces de police, l’occupation de la voie publique en permettant la tenue de ces prières publiques.

 

      Croyez-moi, si des mesures avaient été prises, voici des années de cela, en ce sens tant par nos élus locaux que nationaux, nous n’entendrions plus Marine Le Pen parler depuis longtemps pour la simple raison que la source de son fond de commerce aurait été tarie.

 

Enfin, n’oublions pas ce qu’a été l’actualité principale de ce week-end des 11 et 12 décembre 2010 : un double attentat à Stockholm d’une part, la condamnation amplement justifiée des policiers par le Tribunal correctionnel de Bobigny d’autre part.

 

Le double attentat à Stockholm ? Qui en a parlé, en dehors de Marine Le Pen qui a pu se targuer de reprocher à la classe politique son silence sur ce dossier lors de sa conférence de presse du 13.12.10 !

 

La condamnation de plusieurs policiers par le Tribunal correctionnel de Bobigny ? Nous sommes là face à un dossier extrêmement grave où nous découvrons, en qualité de citoyens, que sept policiers ont été condamnés à des peines d’emprisonnement sur la base des faits suivants : dénonciation calomnieuse et faux en écriture. Et que constate-t-on ? Pas de réaction de Marine Le Pen sur ce dossier. C’est pour le moins très embarrassant pour un parti politique qui prône le retour à l’ordre, au point d’ailleurs de s’attacher à mettre en évidence, en tête du script de la conférence de Marine Le Pen du 13.12.10, cette phrase de Charles Péguy : "L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté ; le désordre fait la servitude. Seul est légitime l’ordre de la liberté."

Dans ces circonstances, plutôt que de scander sur tous les toits que Le Front National est un parti qui alimente la haine de l’autre, pourquoi la classe politique républicaine française de droite comme de gauche n’a-t-elle pas pris la balle au bond pour mettre Madame Le Pen devant ses propres contradictions face au si étrange silence observé par celle-ci sur le dossier de la condamnation des sept policiers de Bobigny dont elle aurait dû, par définition et en qualité d’élue politique qui appelle si souvent de ses vœux le retour de l’ordre, se féliciter ?

 

Gérard Brazon Si je comprends bien votre pensée, Bonapartine,  il faut donc s’inquiéter, d’une manière plus globale, de l’ascension politique que connaît Marine Le Pen  dans le paysage politique français, ascension dont l’ensemble de la classe politique est, au vu des faits que vous rappeliez précédemment, tout de même responsable, non ?

 

Bonapartine : Que la classe politique soit en partie responsable de la percée de Marine Le Pen et du parti politique qu’elle va diriger d’ici quelques semaines, ne fait, pour moi, aucun doute. Je n’ai, du reste, pas attendu les déclarations de la Marine Le Pen lors de sa réunion organisée à Lyon le vendredi 10.12.10, pour avoir clairement exprimé, dès le 09 août dernier dans le journal Riposte Laïque et suite aux évènements dramatiques de Grenoble, ma conviction sur la question :  

"Car décidément dans toute cette affaire, entre une droite républicaine qui donne le sentiment de courir après les mesures préconisées par le Front National et les partis de gauche qui ne font qu’attiser les tensions dans notre pays en apportant chaque jour un peu plus la preuve flagrante qu’ils n’entendent pas les souffrances de tous les Français liées à l’insécurité de ce pays, le Front National doit décidément se dire que l’été 2010 demeurera pour lui un des meilleurs crus de ces dix dernières années."

[Journal Riposte Laïque : "Toute la classe politique concourt à la progression préoccupante du Front National"de Bonapartine, n°157 paru le 09.08.10]

 

            D’une manière générale, j’ai toujours considéré et je continue de croire que le Front National est un parti dangereux pour l’avenir de la France. Historiquement parlant, l’extrême droite n’a jamais rien apporté de bénéfique à ce pays et chaque fois que la France a cédé aux vieilles lunes de l’extrême droite française, elle en est sortie abîmée. Parfois durablement abîmée comme nous l’a démontré, par le passé, l’Affaire Dreyfus dont les cicatrices mal refermées faisaient encore des ravages lors du procès de Charles Maurras qui, le 27.01.1945, s’est écrié : "C’est la revanche de Dreyfus !"

 

Gérard Brazon - Le socialisme à travers son extrême qu'est le communisme n'est pas non plus dépourvu de responsabilités dans la "France abîmée" d'avant guerre ! Il ne faut pas oublier la part qu'a prise une certaine gauche dans le manque de préparation face à la montée du péril nazi. Ni oublier qu'au delà de Mauras, de l'Action française, il y a eu aussi la création du seul parti fasciste français par Jacques Doriot par un ancien dirigeant national du Parti Communiste député-Maire de Saint Denis. Comme vous le disiez dans la première partie, aucune situation n'est comparable et chaque époque doit-être visitée en ayant à l'esprit le contexte et les mentalités. J'en prend pour exemple Léon Blum qui parlait de races inférieures à propos des colonisés d'Afrique. Il n'était pas pour autant raciste. Pour conclure cet apparté, la naissance du FN date des années soixante dix. C'est des faits, c'est l'histoire. 

 

 Bonapartine: Voilà donc pour l’Histoire. Maintenant et sans vouloir faire aucunement d’amalgames historiquement déplacés entre Charles Maurras et Marine Le Pen, en ce qui concerne précisément Marine Le Pen qui, ne l’oublions pas, ne représente pas toutes les sensibilités d’extrême droite en France et dont certaines sont hélas encore bien plus radicales que la sienne, j’ai la conviction profonde, en effet, que son ascension politique ne doit pas être sous-estimée et qu’il faut, par conséquent, s’en soucier. Et sur ce point, je répète que la classe politique aurait dû réagir, dès la percée électorale du Front National aux élections cantonales de 1982 plutôt que d’attendre que des sondages signalant de forts taux d’intentions de votes à la faveur de ce parti politique, au demeurant prévisibles depuis bien longtemps au vu de la situation socio-économique de la France, déclenchent une véritable panique dans l’establishment politique français. Donc, vous voyez, quand on parle du danger de la progression du Front National en grande partie incarné par Marine Le Pen en ces temps de campagne interne pour accéder à la présidence du parti, certains de ceux qui hurlent aujourd’hui avec les loups sur la scène médiatique et/ou dans les salons réservés à celles de nos élites qui refusent de voir les réalités dramatiques auxquelles sont confrontés des pans entiers de nos territoires, feraient beaucoup mieux de se souvenir que le danger ne date hélas pas de Marine Le Pen qui, en 1982, n’avait que quatorze ans, mais qu’il est bien antérieur à Marine Le Pen. Hélas ! Mille fois hélas !

 

Par ailleurs, quand je dis que l’implantation durable et en voie d’expansion affirmée des discours de Marine Le Pen est, à mon avis, inquiétante pour l’avenir de notre nation, je tiens à préciser que, contrairement aux discours tous plus lénifiants les uns que les autres que chacun de nous peut lire ou entendre ici ou là, je ne considère pas que Madame Le Pen soit politiquement dangereuse parce qu’elle est "la fille de" Jean-Marie Le Pen. Je ne porte, en aucun cas, un jugement de valeur sur sa personne. Non, ce que je veux précisément dire, c’est que la démarche politique et les discours de Madame Le Pen représentent un danger pour la France non pas parce qu’elle est la fille de Jean-Marie Le Pen mais parce qu’elle en réalité, beaucoup plus intelligente que son père. Ce qui est très différent. Je me situe donc uniquement sur le terrain de l’appréciation à caractère politique et en aucun cas sur celui qui consiste à la considérer comme "la fille de son père".

De mon strict point de vue,  Marine Le Pen est, en effet et de toute évidence, une fine stratège politique, là ou son père ne cessait de se vautrer dans une succession de dérapages verbaux tous plus inadmissibles les uns que les autres. Et quand Marine Le Pen commet un dérapage, en réalité, l’on voit bien qu’il a été suffisamment prémédité et pensé pour mobiliser et ridiculiser au moins un week-end entier toute la classe politique française et presque l’intégralité des médias français. Mais plus sournois encore et donc plus inquiétant, personne ne souligne jamais combien Marine Le Pen excelle dans l’art de la manipulation des opinions publiques et c’est en cela que son ascension politique doit être surveillée de près ! Pour l’instant, Madame Le Pen surfe, il est vrai avec une maestria rarement égalée en matière politique, sur le désespoir des Français, pas seulement des plus pauvres dont le nombre ne cesse de croître par ailleurs, mais également sur celui de certaines classes moyennes et de petits chefs d’entreprise, par exemple, qui sont soit en dépôt de bilan, soit sont étranglés par les charges sociales qui les empêchent de se développer et d’embaucher. Ce sont là quelques exemples parmi beaucoup d’autres car nous savons, du reste, que l’audience de Madame Le Pen progresse aussi désormais dans une bourgeoisie aisée, pour l’instant à l’abri de la crise économique et pour laquelle rien, en apparence du moins, n’explique le choix du vote Front National. Or, il serait judicieux de se pencher attentivement et rapidement sur les motivations du vote Front National de cet électorat. Sur ce point, je pense que Madame Alliot-Marie a été une des rares élues, au cours de la semaine passée, à avoir émis une idée qui me paraît intelligente puisqu’elle a préconisé de "mettre à jour la sociologie du FN", estimant, à juste titre, que "pour combattre son adversaire, il faut le connaître". Je ne dis pas que ce que propose Madame Alliot-Marie va bouleverser la donne mais, au moins, elle a le mérite de s’inscrire dans une démarche de proposition et non de se perdre dans les eaux purulentes de la stigmatisation permanente qui n’a jamais permis de faire avancer le débat contradictoire dans une démocratie !

 

Propos recueillis par Gérard Brazon.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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island girl 22/12/2010 19:41



J'ai également voté Sarkozy estimant que de deux maux il fallait choisir le moindre,aujourd'hui et quoique Bonarpartine pense qu'il faille surveiller l'ascension de Marine Le pen au plus
près..parce qu"elle est plus intelligente que son père !!!


Je dis tant mieux,l'intelligence au service de la france ...BINGO! 



Bachra 21/12/2010 12:47



Bonapartine expose clairement son point de vue sur le FN (pour lequel je n'ai jamais voté de ma vie, je le précise, et pour lequel je n'imaginais pas pouvoir un jour
voter...).


Mais, à l'heure où les politiques (UMP et PS confondus) veulent ni plus ni moins qu'instaurer une "Francarabia", en laissant la France s'islamiser et la Charia s'y installer progressivement à
coups d' "accommodements raisonnables" (que je trouve, moi, déraisonnables !), je ne vois pas quelle solution reste aux français qui aiment leur pays et ses valeurs, et qui se sentent trahis tant
par la droite que par la gauche, sinon voter Marine Lepen...


La montée du FN, ce sont l'UMP et le PS qui en sont responsables, par lâcheté politique, pour n'avoir pas voulu prendre en compte les inquiétudes légitimes de leurs compatriotes,
pour n'avoir pas voulu débattre des problèmes réels générés par une trop forte immigration de peuplement et par les revendications communautaristes...


Pour ma part, je ne fais plus confiance à l'UMP et je n'ai jamais fait confiance au PS (les 14 années Mitterrand, puis les piscines à la Aubry et les conneries débitées par Royal  m'ont
suffi pour me faire une opinion définitive !!!)


Donc je voterai FN, faute de mieux, parce qu'il y a urgence !



Gérard Brazon 21/12/2010 13:09



Le droit de vote est une des libertés qui nous reste. Il n' y a pas à avoir honte de son vote. Il est légitime. C'est la responsabilité des politiques et des partis politiques qui ne savent pas
respecter la voix du peuple. Merci.



roy 21/12/2010 11:05



Pas tout à fait d'accord avec les propos de Bonapartine. Beaucoup de nos concitoyens pensent que personne ne fait rien pour stopper cette immigration non controlée personne n'empeche les prières
dans la rue qui sont contraires au principe de la laicité de notre pays personne ne dit rien quand nos policiers , nos pompiers sont caillassés  quand les étrangers ont tous les droits même
de crier tout fort que notre drapeau sera remplacé bientôt à l'Elyséeetc. L'UMP n'a rien fait de ce côté et il ne faut pas compter sur la gauche pour le faire. Alors que reste-t-il à des français
comme nous ??? Qui propose autre chose ???



Gérard Brazon 21/12/2010 13:06



C'est toute la question des responsabilités politiques. Bonapartine le dit aussi. Si la république appliquait ses lois il n' y aurait pas lieu de se tourner vers le FN. Merci.



Duchnock 21/12/2010 10:15



J'apprécie bien sùr les réponses de Bonapartine à sa juste valeur, que j'ai pu aussi apprécier, comme beaucoup d'autres, sur Riposte Laïque. Un bémol tout de même, quel que soit le jugement
politique porté sur père et fille, quand à la finesse, réelle ou supposée, de leurs stratégies, le français lamda, que je suis ne portera pas de valeur électorale sur ce concept mais sur
celui de fond. A savoir de la lutte sans aucune concession contre l'islam quelle que soit la nationalité de celles et de ceux qui veulent l'imposer en France et en Europe. On le voit bien des que
des français et des françaises notamment, se jettent dans les fils de fer barbelés de l'islam, ipso facto ils sont en rupture immédiate avec une des Valeurs de la République, La Laïcité. Ensuite
la négation de toutes autres suivent. Tout le fond reste cette incompatibilité de l'islam avec les Institutions Républicaines. Tout ce qui tourne autour ne sont que des soins palliatifs qui un
jour ou l'autre finiront par faire succomber les malades (France et Europe) ou les pseudo-soignants (les islamistes et les musulmans). Pour ma part, j'ai, ô combien,  choisi mon camp.



Gérard Brazon 21/12/2010 13:04



Le même que le mien qui est la lutte contre l'islamisme politico-juridique. Merci à toi.



richa83 21/12/2010 10:13



"""


Historiquement parlant, l’extrême droite n’a jamais rien apporté de bénéfique à ce pays et chaque fois que
la France a cédé aux vieilles lunes de l’extrême droite française, elle en est sortie abîmée


"""


 


Une fois de plus, le FN est ostracisé et considéré comme dangeureux!


Faut quand même le faire d'oser parler de ""France abimée""


quand on voit l'état actuel de notre pays après des décenies de gouvernance D/G.... l'hoiptal qui se fout de
la charité !!!.


""Historiquement l'extrême D n' rien apporté...""


Qu'ont apporté PC/PS ces dernières années???


Alors que nous avons le dernier PC d'europe, on fait l'impasse sur les dégars de cette idéologie, pour ne
considérer comme dangeureux que le FN!!!! à croire que certains préfèreraient le facteur ....



Gérard Brazon 21/12/2010 13:03



C'est tout le débat. Bonapartine a son ressenti, vous avez le vôtre, nous pouvons sans doute en débattre. Je connais assez la 3éme république pour ne pas avoir à me tromper d'adversaire. Pour moi
le FN n'est pas, jusqu'à la preuve du contraire, un parti d'extême droite dans le sens fasciste du terme. Pour autant, je n'ai aucune sympathie pour Un JM le Pen trés antisémite à mon sens et pro
arabisant si ce n'est musulman.



rosalie 21/12/2010 10:01



L'analyse de Bonapartine est intéressante même si sur certains points il y aurait à redire mais ce qu'il faut comprendre c'est que le FN n'a jamais été au pouvoir et que personne ne sait ce qu'il
serait capable ou incapable de faire. A part mettre en avant l'horreur que le FN représenterait, on ne nous donne aucune autre raison valable d'en avoir peur, s'appuyant sur des faits réels
actuels. Par contre tous les autres politiques nous ont montré de quoi ils étaient incapables et ce sont eux qui nous font peur. Une fois élus, ils font ce qu'ils veulent, usent et abusent de
leur pouvoir et surtout ils ne nous écoutent pas. Depuis des décennies, nos coutumes et notre culture sont mises à mal par certains musulmans qui deviennent de plus en plus actifs et de plus en
plus menaçants et personne, parmi les politiques de gauche ou de droite, n'en tient compte. Les discours de M.Aubry ou S. Royal font encore plus peur que ceux de M. Le Pen et personnellement je
suis plus effayée par ce que ces personnes feraient de leur pouvoir une fois élues que par ce qu'en ferait M. Le Pen.



Gérard Brazon 21/12/2010 12:58



Nous en sommes tous là. C'est là l'immense responsabilité des politiques. Le manque de confiance vient du fait que la démocratie est bafouée régulièrement. Elire un président, un député, un maire
pour qu'il fasse le contraire n'est pas tenable à long terme. Il faut de la proportionnelle, du respect des électeurs et revenir à l'écoute des citoyens. Que ce soit sur l'immigration, l'islam et
l'Europe. Sinon la déception sera plus forte que la crainte de l'inconnu FN. Bien à toi.