Iran : Blocus total avant les frappes militaires.

Publié le 25 Juin 2012

Nous vivons une époque dangereuse à plus d'un titre! Guerre de l'information/intox en Tunisie, Egypte, Libye, Syrie ou l'intoxication des peuples par les médias complices ou non a été et reste bien réelle.

Chaque jour, sans que l'on sache vraiment d'où elles viennent, ni qui les a prises et diffusées, des images inondent nos écrans avec des affirmations péremptoires et sans appel et des commentaires compassionnels ou larmoyants. Vous êtes priés d'accepter l'idée que l'ennemi c'est eux, c'est lui. Nous sommes à la veille d'une mise au pas des pays qui refusent la mondialisation, la globalisation, le gouvernement mondial est en marche. (l'islamisation à grande ou petite dose, est le prix à payer pour bénéficier de la manne des pays du Golfe). C'est mon analyse d'un citoyen qui tente de garder les yeux ouverts, l'esprit lucide et ressent bien plus qu'il ne sait. Mais avec le temps, et la connaissance des embrouilles historiques, on devine que l'homme d'argent et sa cupidité (qui dépasse les clivages religieux et culturels) et son envie de dominer est et reste le plus fort.

Gérard Brazon

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Les Etats-Unis et l'Union européenne pourraient annoncer l'embargo sur l'entrée dans leurs ports des navires impliqués dans les transactions commerciales avec Téhéran. "La situation sera proche du blocus. C'est la dernière sanction possible avant le lancement d'une opération militaire", estime Vladimir Evseïev directeur du Centre russe d'études sociopolitiques.

 

Les six médiateurs internationaux et l'Iran n'ont pas réussi à rapprocher leurs positions au cours des négociations qui se sont achevées à Moscou. L'Occident prépare de nouvelles sanctions contre Téhéran, qui l'isoleront du monde extérieur, écrit jeudi 21 juin le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

On s'attendait à ce que la réunion de deux jours dans la capitale russe permette d'avancer dans le règlement diplomatique du problème nucléaire iranien. Or, à l'issue des négociations, Catherine Ashton, haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, qui présidait le groupe de médiateurs internationaux, a déclaré que des différends significatifs demeuraient après des échanges "âpres et francs" entre les parties.

Cependant, comme l'a fait remarquer Mme Ashton, les six médiateurs ont pour la première fois réussi à faire participer l'Iran à une véritable discussion. Auparavant, les Iraniens évitaient d'exposer en détails leur point de vue sur ce qu'on appelle le dossier nucléaire iranien. A son tour, Saïd Jalili, président du Conseil suprême iranien de sécurité nationale, a qualifié les négociations de Moscou de "plus sérieuses et réalistes" par rapport au passé. Les six médiateurs et Téhéran ont convenu que le prochain cycle de négociations au niveau des experts se tiendrait le 3 juillet à Istanbul.

"Il est important de poursuivre le rapprochement des positions qui a commencé", estime Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères et chef de la délégation russe. Il a également reconnu que les différends entre les six médiateurs et l'Iran étaient importants. "C'est la raison pour laquelle cinq réunions ainsi que plusieurs rencontres bilatérales ont été organisées", a-t-il souligné.

Par ailleurs, l'Iran a proposé un nouveau format de pourparlers. Au lieu des six médiateurs, Téhéran propose d'organiser régulièrement des rencontres seulement avec la Russie et les Etats-Unis. "En fin de compte, seuls ces pays prennent des décisions dans le litige nucléaire", cite l'agence DPA les propos d'un membre de la délégation iranienne.

Jalili a averti que l'embargo pétrolier décrété par l'UE contre l'Iran et qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet était susceptible de provoquer la rupture des négociations. La décision d'adopter ces sanctions a été prise en début d'année, qui plus est, dès janvier il a été interdit aux sociétés européennes de signer de nouveaux contrats avec les vendeurs iraniens.

Toutefois, l'Iran ne craint pas tant les restrictions existantes que la nouvelle pression des sanctions. Et cela pousse Téhéran à poursuivre les négociations sur le programme nucléaire. Selon Vladimir Evseïev, directeur du Centre d'études sociopolitiques, l'Occident prépare de nouvelles sanctions contre l'Iran. Les Etats-Unis et l'Union européenne pourraient annoncer l'embargo sur l'entrée dans leurs ports des navires impliqués dans les transactions commerciales avec Téhéran. "La situation sera proche du blocus. C'est la dernière sanction possible avant le lancement d'une opération militaire", estime Vladimir Evseïev.

/avec Moskovskie Novosti

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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