Islam: Spécial Mahomet le prophète guerrier (1er partie)

Publié le 6 Janvier 2011

 

J'ai retrouvé ce texte suivant dans mes archives. Il date de 2005 mais reste bien entendu d'actualité. Il explique qui était Mahomet. Un prophète guerrier qui ne peut se comparer à aucun des prophètes connus à ce jour. Certains pourraient y voir dans ce particularisme guerrier, une valeur essentielle à cette religion héritière de ce prophète! Un prophète qui n'hésitait pas tuer et à justifier ces meurtres, les viols et l'esclavage des femmes des vaincus.      

          Avec Mahomet, nous sommes loin, en occident, de l'image du bon prophète. Mahomet n'était en rien un Jésus!  Ni de près, ni de loin. Mahomet et ses héritiers ont mis en place un système politico-juridique effrayant digne des pires dictatures modernes du vingtième siècle. La règle première étant la soumission totale de l'individu face à Dieu et à son prophète. Et une fois Mahomet mort, à son héritage. Tous ceux qui ont voulu d'une manière ou d'une autre interpréter les textes du Coran se sont vus écarter.

            Il est clair que cette religion, dans l'état actuel des textes religieux, est incompatible avec nos valeurs républicaines et celles de nos "lumières". 

Gérard Brazon

  

Traduction collective en ligne du livre de Robert Spencer The Politically Incorrect Guide to Islam (and the Crusades)

Mahomet - prophète guerrier 

 

 Pourquoi la vie de Mahomet, le prophète de l’islam, a-t-elle de l’importance aujourd’hui? Quatorze siècles se sont écoulés depuis sa naissance. Des millions de Musulmans ont vécu et sont morts depuis lors, et un grand nombre de dirigeants se sont levés pour guider les fidèles, y compris des descendants du prophète lui-même. L’Islam, comme les autres religions, a certainement changé au cours de ces plus de 1400 ans.

              Voici pourquoi la vie de Mahomet a de l’importance: contrairement à ce que de nombreux laïques voudraient nous faire croire, les religions ne sont pas entièrement déterminées (ou dénaturées) par les fidèles et le passage du temps. Les actes et les écrits des fondateurs restent essentiels, peu importe à quel lointain passé ils appartiennent. La notion selon laquelle les croyants donnent leur forme aux religions provient bien plutôt de la philosophie du déconstructivisme, à la mode dans les années 1960, et qui enseigne que les mots écrits n’ont pas d’autre signification que celle que leur donne le lecteur. Autre thème central: il s’ensuit que si seul existe le sens trouvé par le lecteur, il ne saurait y avoir de vérité (et certainement pas de vérité religieuse); le discernement d’une personne est de valeur égale à celui d’une autre. Finalement, à en croire le déconstructivisme, nous créons tous notre propre série de «vérités», et aucune n’est meilleure ou pire qu’une autre. 

Mais, pour les hommes et les femmes épris de religion, dans les rues de Chicago, Rome, Jérusalem, Damas, Calcutta ou Bangkok, les paroles de Jésus, Moïse, Mahomet, Krishna et Bouddha possèdent par elles-mêmes une signification beaucoup plus importante que les interprétations de quiconque. Et même des lecteurs qu’on ne saurait qualifier de dévots ne considèrent pas que les paroles des grands guides religieux sont équivalentes entre elles.

 

               C’est pourquoi j’ai placé un encadré «Entre Mahomet et Jésus» en marge de chaque chapitre, afin de mettre en exergue le raisonnement fallacieux de ceux qui prétendent que l’Islam et le Christianisme – et, à cet égard, toutes les autres religions – sont au fond équivalentes dans leur capacité d’inspirer la bienfaisance ou la malfaisance. Ces extraits sont également destinés à souligner le fait que l’Occident, fondé sur le Christianisme, vaut la peine d’être défendu, même si nous vivons aujourd’hui dans une ère soi-disant postchrétienne. En outre, la mise en parallèle des paroles de Mahomet et de Jésus nous permet d’établir une distinction entre les principes fondamentaux guidant les fidèles des fois musulmane et chrétienne. Ces principes sont importants. Les adeptes de Mahomet s’inspirent de ses paroles et imitent ses actes, et cela conduit à une expression de la foi très différente de celle des Chrétiens. Il n’est pas nécessaire d’observer bien longtemps pour se rendre compte que la vie dans un pays islamique est différente de ce qu’elle est aux États-Unis ou en Grande-Bretagne. Cette différence commence avec Mahomet. À notre époque, où tant de gens évoquent les paroles et les actes de Mahomet pour justifier des actions violentes et sanglantes, il est nécessaire de se familiariser avec ce personnage central.

Pour de nombreux Occidentaux, Mahomet reste beaucoup plus mystérieux que d’autres grandes figures religieuses. La plupart des gens savent, par exemple, que Moïse a reçu les Dix Commandements sur le mont Sinaï, que Jésus est mort sur la croix et a ressuscité, et peut-être même que Bouddha s’assit sous un arbre et y reçut l’illumination. Mais on sait peu de choses sur Mahomet, et même ces rares faits sont contestés. Ainsi, ce qui suit sera basé exclusivement sur des textes islamiques.

Premier fait fondamental: Muhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Muttalib (570–632), le prophète de l’Islam, fut un homme de guerre. Il dit à ses partisans de se battre pour sa nouvelle religion. Il déclara que leur dieu, Allah, leur avait ordonné de prendre les armes. Et Mahomet, qui n’avait rien d’un général en chambre, prit part à de nombreuses batailles. Ces faits doivent être connus si l’on veut réellement comprendre la cause des croisades des temps passés ou de l’essor du djihad mondial actuel.

Au cours de ces batailles, Mahomet formula de nombreux principes que les Musulmans ont respectés jusqu’à nos jours. Ainsi, il faut rappeler certaines caractéristiques des batailles de Mahomet pouvant apporter un éclairage indispensable sur le contenu des gros titres de la presse d’aujourd’hui – un éclairage qui manque encore, hélas, à de nombreux analystes et experts.

 

Mahomet l’assaillant

Mahomet avait déjà l’expérience du combat avant d’assumer le rôle de prophète. Il avait participé à deux guerres locales opposant sa tribu de Koreish et leurs voisins rivaux, les Banu Hawazin. Mais ce n’est que plus tard qu’il adoptera son rôle spécifique de prophète guerrier. Après avoir reçu la révélation d’Allah par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, en 610, il commença à prêcher dans sa tribu le culte du Dieu unique et sa mission de prophète. Mais il fut accueilli fraîchement par les Mecquois koreishites, qui réagirent avec dédain à sa vocation de prophète et refusèrent de renoncer à leurs dieux. La frustration et la rage de Mahomet grandirent jusqu’à devenir manifestes. Et lorsque même son oncle, Abou Lahab, rejeta son message, Mahomet le maudit, lui et son épouse, en des termes violents qui ont été conservés dans le Coran, le livre saint de l’Islam: «Que périssent les deux mains d’Abou Lahab! Et que lui-même périsse! Ni sa fortune ni ce qu’il a acquis ne lui serviront à rien. Il brûlera dans un feu ardent, de même que sa femme, chargée de bois, une corde autour du cou.» (Coran 111:1–5).

Mahomet allait finalement passer de la parole aux actes, et devenir violent. En 622, il fuit La Mecque, sa ville natale, pour rejoindre une cité voisine, Médine, où une bande de guerriers tribaux l’accepta comme prophète et lui promit sa loyauté. À Médine, ces nouveaux Musulmans commencèrent alors à attaquer les caravanes des Koreishites – des expéditions dont Mahomet prit lui-même la tête à plusieurs reprises. Ces razzias permirent au mouvement musulman naissant de rester solvable et contribuèrent à forger la théologie islamique – comme lors d’un incident resté fameux au cours duquel une bande de Musulmans attaqua une caravane Koreishite à Nakhla, une colonie non loin de La Mecque, pendant le mois sacré de Rajab, c’est-à-dire pendant une période de trêve. Lorsqu’ils retournèrent au camp musulman chargés d’un riche butin, Mahomet refusa de toucher sa part ou d’avoir quoi que ce soit à faire avec eux, disant simplement: «Je ne vous ai point ordonné de combattre pendant le mois sacré.» 

Mais une nouvelle révélation lui vint d’Allah, expliquant que l’opposition des Koreishites contre Mahomet constituait une transgression plus grave que la violation de la trêve du mois sacré. En d’autres termes, la razzia était justifiée. «Ils t’interrogent sur l’acte de guerroyer pendant le mois sacré. – Dis: combattre pendant la trêve est un péché grave, mais il est plus grave encore au regard d’Allah de faire obstacle à la cause d’Allah, d’être impie envers Lui et la Mosquée sacrée, et d’en expulser son peuple. La persécution est plus grave que le meurtre.» (Coran, 2:217). Tous les péchés que les attaquants pouvaient avoir commis à Nakhla n’étaient rien, comparés au rejet de Mahomet par les Koreishites.

Ce fut une révélation d’une importance capitale, car elle allait engendrer un principe islamique qui s’est perpétué à travers les siècles. Le «Bien» était dès lors identifié comme un acte quelconque bénéficiant aux Musulmans, sans considération du fait qu’ait été violées ou non des lois morales ou autres. Les absolus moraux pieusement conservés sous la forme des Dix Commandements et les autres enseignements des grandes religions qui précédèrent l’Islam étaient écartés au profit d’un principe d’opportunisme supérieur.

 

La bataille de Badr

L’incident de Nakhla précéda de peu la première bataille décisive des Musulmans. Mahomet apprit l’arrivée d’une grande caravane koreishite, lourdement chargée d’argent et de biens, en route depuis la Syrie. «C’est la caravane transportant les biens des Koreishites», dit-il à ses partisans. «Allez, attaquez-les, peut-être Dieu en fera-t-il une proie pour vous.»[3] Il se mit en route en direction de La Mecque afin de diriger le raid. Mais cette fois, les Koreishites étaient prêts à le recevoir et avaient avec eux près d’un millier d’hommes pour affronter les 300 combattants de Mahomet. Il semble que Mahomet ne se soit pas attendu à un tel nombre d’adversaires – il s’écria anxieusement à l’adresse de Dieu: «Ô Dieu, si cette troupe périt aujourd’hui, ton culte ne sera plus rendu.» [4]

En dépit de leur désavantage numérique, les Koreishites furent mis en déroute. Certaines traditions musulmanes affirment que Mahomet participa en personne aux combats, d’autres disent qu’il exhortait ses combattants depuis les flancs. Quoi qu’il en soit, c’était pour lui l’occasion de prendre sa revanche après des années de frustration, de ressentiment et de haine envers son propre peuple, qui l’avait rejeté. Plus tard, l’un de ses partisans se remémora une malédiction lancée par Mahomet contre les dirigeants des Koreishites: «Le prophète dit: ‹Ô Allah! Détruits les chefs des Koreishites. Ô Allah! Détruits Abou Jahl bin Hisham, Utba bin Rabiam Shaiba bion Rabia, Uqba bin Abi Muait, Umaiya bin Khalaf (or Ubai bin Kalaf).›» [5] 

Tous ces hommes furent capturés ou tués pendant la bataille de Badr. L’un des dirigeants koreishites mentionnés dans cette malédiction, Ubqa, demanda grâce: «Mais qui prendra soin de mes enfants, Ô Mahomet?»
«L’enfer», répondit le prophète de l’Islam, avant d’ordonner qu’Ubqa soit tué. [6]
Un autre chef koreishite, Abou Jahl (ce qui signifie «père de l’ignorance», un nom qui lui fut donné par les chroniqueurs musulmans; son vrai nom était Amr ibn Hisham) fut décapité. Le Musulman qui se chargea de cette besogne présenta fièrement son trophée à Mahomet: «Je lui ai coupé la tête et l’ai apportée à l’apôtre, lui disant: ‹Voici la tête de l’ennemi de Dieu – Abou Jahl.›»
Mahomet se montra enchanté: «Par le Dieu unique, vraiment?» s’exclama-t-il puis il rendit grâce à Allah pour la mort de son ennemi. [7]

Les corps de tous les hommes mentionnés dans la malédiction furent jetés dans une fosse. Un témoin oculaire rapporta: «Plus tard, je les vis tous se faire tuer pendant la bataille de Badr puis leur corps furent précipités dans un puits, à l’exception de la dépouille d’Umaiya ou Ubai, car il était très gros et quand on tira son corps, il se démembra avant qu’il ne puisse être jeté dans le puits.»[8] Ensuite, Mahomet les railla, les appelant les «gens de la fosse», et leur posa une question théologique: «Avez-vous eu confirmation des promesses que Dieu vous fit? J’ai, moi, vu se réaliser les promesses de mon Dieu.» Quand on lui demanda pourquoi il parlait ainsi à des cadavres, il répondit: «Ils ne m’entendent pas moins bien que vous; mais ils ne peuvent pas me répondre.» [9]

La victoire de Badr marqua un tournant historique pour les Musulmans. Mahomet prétendit même que des armées d’anges se joignirent aux Musulmans pour frapper les Koreishites, et qu’une telle aide serait accordée également à l’avenir aux Musulmans qui resteraient fidèles à Allah: «Allah vous a soutenus à Badr, alors que vous n’étiez qu’une petite troupe méprisable; craignez donc Allah; témoignez-lui ainsi votre gratitude. Dis aux croyants: ‹Ne vous suffit-il pas qu’Allah vous ait accordé l’aide de trois mille anges, descendus du ciel tout exprès pour vous? Oui, si vous restez fermes et pieux, même si l’ennemi vous assaillait sur le champ, votre Seigneur enverrait cinq mille anges pour leur donner un assaut terrible.›» (Coran, 3:123–125). Une autre révélation d’Allah souligna que c’était la piété, et non la puissance militaire, qui leur avait valu la victoire à Badr: «Il y avait un signe pour vous dans ces deux armées qui s’affrontèrent, l’une pour la cause d’Allah et l’autre s’opposant à Allah; ces derniers crurent les croyants deux fois plus nombreux qu’eux-mêmes. Allah octroie son aide à qui lui plait. C’est-là un avertissement clair à ceux qui ont des yeux pour voir.» (Coran 3:13). Un autre passage coranique affirme que les Musulmans furent de simples instruments passifs à Badr: «Ce n’est pas vous qui les avez tués; c’était Allah.» (Coran 8:17) Et Allah accorderait de telles victoires aux Musulmans quand bien même ils devraient affronter des difficultés bien plus grandes que celles qu’ils avaient surmontées à Badr: «Ô prophète! Appelle les croyants au combat. S’il en est vingt parmi vous armés de patience et de persévérance, ils vaincront deux cent adversaires; s’il s’en trouve cent, ils vaincront un millier des mécréants, car ces gens manquent d’entendement» (Coran 8:65).

Allah récompensa largement ceux à qui il avait accordé la victoire à Badr: le butin était très abondant – si abondant, même, que son partage fit l’objet de disputes. Les choses empirèrent à tel point qu’Allah lui-même s’exprima à ce propos dans un chapitre (sourate) du Coran entièrement consacré à des réflexions sur la bataille de Badr – la 8e sourate, intitulée Al-Anfal, «le Butin». Allah y prévient les Musulmans qu’ils doivent considérer le butin de la bataille de Badr comme appartenant à Mahomet et à personne d’autre: «Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis: ‹Le butin appartient à Allah et à son messager.› Craignez Allah et maintenez la concorde entre vous. Obéissez à Allah et à son messager, si vous êtes croyants» (Coran 8:1). Finalement, Mahomet distribua le butin en parts égales entre les Musulmans, mais conserva un cinquième de l’ensemble pour lui: «Et sachez que sur tout butin que vous faites à la guerre, un cinquième appartient à Allah, à son messager, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs (en détresse), si vous croyez en Allah et en ce que Nous avons révélé sur notre serviteur au Jour du Discernement, lorsque les deux armées se rencontrèrent» (Coran 8:41). Allah souligna qu’il s’agissait là de la récompense de l’obédience à son égard: «Jouissez donc de votre butin, car il est licite et pur. Et craignez Allah. Allah est clément et miséricordieux» (Coran 8:69).[10]

Ainsi, les Musulmans passèrent du statut de petite communauté méprisée à celui de puissance avec laquelle les païens d’Arabie devaient compter – et ils commencèrent à réellement terroriser leurs ennemis. La prétention de Mahomet d’être le dernier prophète du seul vrai Dieu sembla confirmée par une victoire remportée dans des conditions extrêmement défavorables. Cette victoire inspira nombre d’attitudes et de notions qui restent très profondément ancrées dans l’intellect musulman. Par exemple:

– Allah accordera la victoire à ses adeptes contre des adversaires supérieurs en nombre ou en puissance de feu aussi longtemps qu’ils restent soumis à ses ordres.
– Les victoires autorisent par elles-mêmes les Musulmans à s’approprier les biens des vaincus au titre de butin.
– La vengeance sanglante contre ses ennemis est la prérogative non seulement du Seigneur, mais de tous ses serviteurs fidèles sur terre.
– Les gens faits prisonniers dans le cadre d’une bataille contre les Musulmans peuvent être mis à mort selon le bon vouloir des dirigeants musulmans.
– Ceux qui rejettent l’Islam sont «les pires de toutes les créatures» (Coran 98:6) et ne méritent aucune pitié.
– Quiconque insulte ou seulement s’oppose à Mahomet ou à son peuple mérite une mort humiliante – si possible par décapitation, conformément à l’injonction d’Allah qui ordonne de «frapper à la nuque» «ceux qui ont mécru» (Coran 47:4).

 

           La bataille de Badr fut surtout le premier exemple pratique de ce qui allait devenir la doctrine islamique du djihad – une doctrine formant la clé de la compréhension tant des croisades que des conflits actuels.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire de France

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CITE et CULTURE 06/01/2011 13:39



nos "lumières".


Au sens des philosophes dits des lumières ?