Islamisation au Québec. Une journaliste bien pensante à l'oeuvre... Commentaire Gérard Brazon!

Publié le 21 Novembre 2012

Pour répondre aux interdits religieux de certaines communautés, dont les musulmans, des centres de la petite enfance servent des repas halal ou végétariens à tous les enfants.

 

 

 

 

Voilà un article désespérant de la part d'une journaliste québecoise. Rien que le titre " certaines communautés" au pluriel puis "le halal" en particulier. Son discours est véritablement écoeurant. 

PASCALE BRETON
La Presse canadienne

La forte présence d'immigrants dans certains quartiers de Montréal a incité des services de garde à faire de tels choix.

Au pavillon Henri-Bourassa du CPE Ste-Gertrude, dans Montréal-Nord, un enfant sur deux est de confession musulmane. Le conseil d'administration a adopté des directives concernant l'alimentation. «À moins d'un interdit religieux, le CPE peut offrir à tous les enfants de la nourriture halal ou kascher», peut-on lire dans le document de régie interne adopté au printemps dernier.

 

Selon les cas, tous les enfants mangent un repas halal, explique le directeur général du CPE, Jean-Claude Lavergne, rappelant que les catholiques, pour leur part, n'ont pas d'interdits. Ils peuvent manger tant des repas halal que kascher. (A vomir comme argument qui occulte le fait que jamais la religion juive n'a obligé l'ensemble à manger kascher. Sans compter les risques sanitaires dus à l'abattage, la souffrance de l'animal et l'impôt religieux payé par les écoles...)

L'idée fondamentale derrière cette directive est l'intégration, (de qui?) explique M. Lavergne. «On ne veut pas ghettoïser aucun membre d'aucune communauté. On ne veut pas les inviter à se faire un CPE ou une garderie distincts. On veut les intégrer, on veut les côtoyer, on veut cheminer avec tous nos enfants et pour ce faire, on doit respecter les contraintes imposées par l'exercice d'une religion.»

Une question économie

Il y a quelques années, le CPE facturait 1$ supplémentaire par jour à ceux qui souhaitaient un repas halal. Depuis que le ministère de la Famille a resserré sa politique de surfacturation, ce n'est plus permis. Depuis 2007, un repas halal est donc offert, sans frais supplémentaire, dès que 10% ou plus de la clientèle du CPE en fait la demande.

Comme on parle maintenant de 50% des enfants, il est plus économique de servir un seul repas - halal - à tous les enfants. Lorsque le porc est au menu, deux repas différents sont préparés, précise le directeur général. (Gageons qu'il n'y a plus de porc dans ces cantines pour des raisons économiques! ndlr Gérard Brazon)

Un peu plus loin, le CPE de Montréal-Nord offre pour sa part un menu exclusivement végétarien depuis 2004. «La décision n'a pas été prise en raison des interdits religieux, mais plutôt dans une volonté de découvrir une alimentation méconnue», précise la directrice générale, Claire Kanaan. Elle reconnaît toutefois que cette directive facilite la tâche avec les enfants musulmans qui souhaitent manger halal. (Toujours la même problématique! C'est le pays d'accueil qui s'adapte... ndlr Gérard Brazon)

Rien au ministère n'encadre les directives alimentaires liées à des interdits religieux, explique la porte-parole, Nadia Caron. Les repas doivent simplement respecter le Guide alimentaire canadien.

Une politique ministérielle interdit toute activité ayant comme objectif l'apprentissage d'une croyance, d'un dogme ou d'une religion. «Un CPE ou une garderie privée subventionnée qui offre de la viande halal ne veut pas dire nécessairement qu'il enseigne un précepte religieux», indique Mme Caron. (Comme faux-cul il n'y a pas mieux! Le halal est tout ce qu'il y a de plus religieux puisque l'on touche à l'interdit religieux. Ndlr Gérard Brazon)

Très peu de plaintes

Depuis 2010, le ministère a reçu cinq plaintes de parents qui souhaitaient un accommodement raisonnable permettant à leurs enfants de manger des repas halal dans les services de garde. À l'inverse, aucune plainte n'a été formulée parce que des repas halal étaient servis.

Le savent-ils et savent-ils ce que cela signifie? Est-ce que l'information est donnée aux parents? Pour ma part, je ferai un scandale si j'étais parent et sans doute que l'on me dirait d'aller faire garder mon gosse ailleurs si je ne suis pas content. Un journaliste digne de ce nom devrait faire une enquête sur ce sujet. Ndlr Gérard Brazon

Le sujet peut soulever les passions. L'important est d'informer la clientèle dans les cas où des repas exclusivement halal sont servis, croit Stéphane Papi, juriste et chercheur à l'Institut de recherche et d'études sur le monde arabe et musulman d'Aix-en-Provence.

«Le véritable enjeu me semble être de «gérer» la diversité culturelle en trouvant des solutions pragmatiques, juridiquement fondées, et non pas de la gommer, soit en refusant les habitudes culturelles, religieuses, en l'occurrence alimentaires, qui ne correspondent pas à celle de la majorité, ou en imposant ces habitudes à la majorité à fortiori si elle n'en est pas informée», croit M. Papi.

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Un rite religieux

La nourriture halal respecte les directives de l'islam dictées par le Coran. Le terme halal signifie «licite, autorisé ou permis». L'abattage de la viande doit se faire selon des règles strictes. L'animal est notamment abattu dans un centre certifié halal, par un musulman qui prononce une phrase tirée de la charia au moment de l'abattage. D'autres aliments, comme le porc et les produits dérivés, l'alcool et les animaux carnivores - autres que ceux conformes à l'abattage halal -, sont interdits. La gélatine, les enzymes et les émulsifiants sont vus comme douteux.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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