Islamisation française en marche dans la fonction publique (2) - par Nancy Verdier

Publié le 6 Juin 2011

COMMUNAUTARISME, HOSPITALISATION et RESPONSABILITE MEDICALE

Par Nancy VERDIER

Jadis dans nos hôpitaux de France, les règles  vestimentaires, de fonctionnement, de soins infirmiers, d’alimentation et d’intervention chirurgicales émanaient uniquement  de la direction de l’établissement, du  médecin traitant, de l’infirmier de service ou du chirurgien, le tout sous les auspices du ministère de la santé.  Et jamais un patient n’aurait eu l’idée saugrenue de s’interposer dans la gestion hospitalière, de s’opposer ou de contourner les règles de soins classiques.  Oubliez tout cela.  Aujourd’hui, c’est le patient qui fournit  ses  propres  directives.….en fonction de ses convictions religieuses.
On savait déjà que les transfusions sanguines étaient l’objet de controverses en présence de patients Témoins de Jéhovah. Et bien que le corps médical ait désormais à sa disposition des alternatives à la transfusion sanguine, celles-ci ne sont pas applicables en cas d’urgences. D’où les problèmes récurrents avec cette communauté.

Tant et si bien qu’en France, concernant la relation médecin-patient, le droit a évolué au cours de ces dernières années. En particulier, l'article L. 1111-4 du Code de la santé publique, issu de la loi Kouchner du 4 mars 2002 relative aux droits des malades, établi clairement le respect de la volonté du patient :

Le médecin doit respecter la volonté de la personne après l'avoir informée des conséquences de ses choix. Si la volonté de la personne de refuser ou d'interrompre un traitement met sa vie en danger, le médecin doit tout mettre en œuvre pour la convaincre d'accepter les soins indispensables. [...] Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. »

Dans le cas des mineurs, selon le même article, le médecin doit prendre les décisions qu'il juge nécessaires à la santé de l'enfant, même contre l'avis des parents :

« Le consentement du mineur ou du majeur sous tutelle doit être systématiquement recherché s'il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. Dans le cas où le refus d'un traitement par la personne titulaire de l'autorité parentale ou par le tuteur risque d'entraîner des conséquences graves pour la santé du mineur ou du majeur sous tutelle, le médecin délivre les soins indispensables. »

Cependant, même après l'adoption de la loi de 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, la jurisprudence française autorise le médecin à transfuser un patient contre son gré, si le pronostic vital le justifie.

Dans son ordonnance du 16 août 2002[], le Conseil d'État a considéré que « le droit pour le patient majeur de donner, lorsqu'il se trouve en état de l'exprimer, son consentement à un traitement médical revêt le caractère d'une liberté fondamentale ».
Cependant, les médecins ne sauraient endosser la responsabilité d’une atteinte grave et illégale à cette liberté fondamentale « lorsqu'après avoir tout mis en œuvre pour convaincre un patient d'accepter les soins indispensables, ils accomplissent, dans le but de le sauver, un acte indispensable à sa survie et proportionné à son état ».

On imagine l’état de stress des médecins pris en tenailles entre le serment d’Hyppocrate qu’ils sont tenus d’honorer et les nouvelles dispositions juridiques….entre la faute professionnelle et l’atteinte à la liberté fondamentale du patient.

On conçoit donc, que les formations médicales et soins infirmiers - obsédées par l’idée de respecter la volonté des patients tout en fournissant des soins adéquats – se mettent au goût du jour. Et compte tenue de la diversité ethnique en présence, se parent désormais d’aspects juridiques, linguistiques (apprendre à convaincre le patient, à communiquer avec lui), psychologiques, culturelles et religieux. Bienvenue à l’hôpital multiculturel.

Nancy Verdier

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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Dufour 07/06/2011 16:03



chacun est libre de son corp je ne vois pas l islamisation !!!



Gérard Brazon 07/06/2011 19:04



Vous avez le doit d'avoir les yeux fermés aussi. De ne pas comprendre non plus ce que cela signifie pour l'avenir des femmes, de nos filles. Continuez à dormir...



Nancy VERDIER 06/06/2011 23:08



Bonsoirr Bonapartine,
Merci de votre message et de vos encouragements.
Je suis ravie de vous rencontrer à ce concert. Je n'ai pas encore repéré les lieux. Je viendrai en voiture au moins 1/2 heure avant le spectacle. Voici mon E-mail pour que nous communiquions
directement :
nancy.verdier@numericable.com
Peut-être nous verrons-nous aussi les 18 et 19 Juin ? A très bientôt, très cordialement, Nancy



Bonapartine 06/06/2011 15:50



Article très fouillé et bien construit. Bravo ! Il n'y a que les "élites" de ce pays pour nous affirmer encore que l'islamisation ne progresse pas en France !


Autre demande :


Nancy, pourrions-nous nous donner un point de rendez-vous, le 29 juin, pour assister au concert de Dimitri Casali ?


Bonapartine.