Israël: Le verbe journalistique au service des palestiniens par Victor Pérez

Publié le 6 Octobre 2011

 

Victor PEREZ signalé par Pascal Sliman

 

Leçon de haine offerte par Benjamin Barthe et Le Monde

 

Par la force de la répétition systématique du narratif ‘’palestinien’’, les journalistes se transforment en propagandistes, voire en instituteurs de haine à l’encontre du peuple israélien. Benjamin Barthe, l’un d’entre eux depuis très longtemps, en donne une preuve flagrante dans un de ses textes intitulé « Les jeunes oubliés d’Israël » (1) et paru dans le quotidien, dont c’est devenu l’une de ses spécialités, Le Monde.

 

Par le titre déjà, l’on pourrait croire qu’il n’y a guère d’oubliés que dans l’état juif. Sauf, évidemment, lorsque ceux-ci se rappellent aux souvenirs des gens honnêtes, de France ou d’Europe, en brûlant quelques milliers de voitures par année, manifestent ‘’pacifiquement’’ en détruisant tout ou presque sur leur chemin et cela durant plusieurs jours, ou imposent leur mode de vie dans les quartiers où ils vivent. Liste bien sûr non exhaustive et que l’on a du mal à comparer à l’attitude des « oubliés israéliens » faute vraisemblablement, de la part de ces derniers, de se considérer comme tels. Ce qui laisse croire qu’ils ne sont pas aussi malheureux que le propagandiste du jour le laisse entendre et sans croire, non plus, que nuls problèmes il y a !

 

Mais la comparaison entre les différentes sociétés n’est pas ici le sujet.

 

En introduction de ce pamphlet immonde, on apprend que « Vingt pour cent de sa population (d’Israël nda) sont en effet constitués d'Arabes, de musulmans en grande majorité, qui sont les rescapés de la Nakba, le naufrage de la Palestine en 1948 ».

 

En trois mots, l’on apprend que les arabes israéliens sont des ‘’rescapés’’ d’une catastrophe survenue en « Palestine » en 1948. Nul ne saura en revanche, par la plume de l’auteur, que la Palestine de 1948 n’était qu’une région et non pas un pays, et que la « Nakba » intervint suite à la seule décision des pays arabes d’éradiquer le jeune état d’Israël tout nouvellement crée suite à l’approbation de l’Onu de 1947. Ce manque, cet oubli volontaire lui permet tranquillement ensuite de broder un israélien infréquentable.

 

Ainsi, par la faute sous-entendue de celui-ci, il nous conte le départ des « 700 000 des 900 000 Arabes, qui habitaient le territoire en passe de devenir Israël » et qui « prirent la route de l'exode ». « Un départ volontaire pour une minorité qui pensait attendre la fin des combats dans le Liban voisin. Un départ forcé pour la plupart, chassés de leur terre par les troupes sionistes ».

 

Faut-il préciser que cet instituteur de haine n’a pas la moindre preuve que les Sionistes ont agi de la sorte ? La mantra ‘’palestinienne’’ lui suffit. Celle qui répète à l’envie ‘’l’attitude inhumaine de la juiverie’’.

 

La leçon ne s’arrête évidemment pas là !

 

Dans les années 1970, nous dit-il « devenus citoyens à part entière mais en butte à d'innombrables discriminations de fait, les Arabes israéliens se lancent dans la conquête de leurs droits. Ils manifestent en masse pour défendre leurs terres, régulièrement confisquées par l'Etat sous divers prétextes juridiques ».

 

En trois mots, là encore, il nous apprend que les Arabes israéliens sont victimes d’expropriations pour causes de prétextes qui n’ont, bien sûr, aucun rapport avec l’aménagement du territoire ou du droit régalien d’Israël de décider ce qui peut être une terre privée et ce qui doit tomber dans le domaine public. Formule à l’emporte pièces qui exclut également de tout raisonnement que les Arabes israéliens n’ont, peut-être, pas la moindre preuve d’un titre de propriété du bien exproprié, voire qu’ils ne peuvent posséder, sous une juridiction juive, la moindre parcelle de terrain.

 

Formulation journalistique abusive qui ne serait jamais appliquée à tout autre état qui préempterait qui un terrain, qui un bâtiment ! Là encore, le narratif ‘’palestinien’’ lui sert de tribunal anti-israélien, sinon plus.

 

Et ce n’est pas tout ! « Aux yeux d'une large partie de la population juive, les Arabes, citoyens de seconde zone, demeurent une menace démographique, voire une cinquième colonne ».

 

Qu’une majorité d’Israéliens aient peu de sympathie, voire de confiance envers leurs concitoyens arabes, n’a rien de surprenant. Tout quidam honnête se penchant sur les représentants, élus au parlement israélien, de cette communauté comprendra aisément la méfiance israélienne. En revanche, il ne pourra jamais confirmer l’assertion que les Arabes sont des « citoyens de seconde zone » autrement que subjectivement. Tout comme Benjamin Barthe ne le pourra pas, sauf à se servir, là encore, des discours antisémites servis par l’Autorité palestinienne dans ses médias, ses écoles ou ses mosquées.

 

Par l’analyse de ce texte, on peut sans se tromper confirmer que l’auteur du pamphlet n’est rien d’autre qu’un sacré distillateur de la haine du Juif et Le Monde, une barrique malsaine de résonnance.

 

C’est par de tels procédés qu’ont agi les médias sous le règne nazi. Les Français devraient s’en préoccuper.

 

Victor PEREZ ©

 

(1) : http://www.lemonde.fr/m/article/2011/09/30/les-jeunes-oublies-d-israel_1579579_1575563.html#ens_id=1559455

Analyse librement reproductible si accompagnée de la mention de l’url suivante : http://victor-perez.blogspot.com/2011/10/lecon-de-haine-offerte-par-benjamin.html

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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