Israël, notre dernier fortin. Par Jean-Marc Desanti

Publié le 24 Décembre 2012

« La logique ne s’attendrit pas. » (Victor Hugo)

Ainsi la « Palestine » a obtenu de l’Assemblée générale des Nations Unies le statut d’État observateur et, de suite, la presse mondiale annonce « les représailles » israéliennes : Relance de « la colonisation » en Cisjordanie (4.000 logements – Mevasseret Adoumim – créant une continuité territoriale israélienne à l’est de Jérusalem ) coupant de facto celle-ci, « blocage » du transfert du produit des taxes et droits de douane perçus chaque mois pour le compte de l’Autorité palestinienne … Et ce n’est qu’un début rendu inévitable par ce qu’on pourrait appeler, non pas la fermeté, mais la logique israélienne, dénuée de toute hypocrisie, c’est à dire la raison en action. 

Les israéliens ont résolu depuis longtemps, l’équation, non seulement de leur survie (ils se savent ultra-minoritaires), mais aussi de la Vie. La vie et son incarnation politique, pour les peuples, dans l’Histoire.

L’état d’Israël a été créé, légalement, par une décision juridique internationale. Des systèmes politiques radicalement opposés s’y sont montré favorables. Nous connaissons le contexte et nous en savons les raisons. Or, il ne s’agissait pas, seulement, de la réapparition d’un Etat juif sur la scène de l’Histoire après des persécutions barbares. Le Sionisme s’était véritablement exprimé durant les combats de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Il faut avoir en tête que sur 71.000 personnes restantes sur 450.000 au départ, seulement environ 400 prirent les armes ( 220 selon le commandant Marek Edelman ) … Les SS avaient prévu 3 jours de combat, la résistance dura 1 mois. Il n’était pas question de « gagner » comme l’exprimait, admirablement,Wilner : « Nous ne voulons pas sauver notre vie. Nous voulons sauver la dignité humaine.»

Ce sont ces quelques combattants qui sont à l’origine de « l’esprit » israélien. Les psychologues, les sociologues, les religieux ou les historiens pourront encore pendant des dizaines d’années disserter sur le paradoxe judaïsme-sionisme, mais s’ils n’ont pas en tête la citation de Wilner, ils s’épuiseront en vains arguments. Ces quelques guerriers du ghetto ont, non seulement, donné foi en l’héroïsme juif mais ont aussi posé le cadre indépassable de toute survie future : ne jamais chercher à composer avec celui qui a juré votre perte. Israël est intraitable nous dit-on, tant mieux ! Je sais que l’on préfère voir les médecins israéliens soigner les blessés, opérer gratuitement les enfants et vieillards palestiniens atteints de problèmes cardiaques, aller en Turquie sauver des musulmans victimes de tremblements de terre, incorporer des arabes dans Tsahal, nommer des druzes à l’état-major ou élire une Miss Israël arabe ou des députés musulmans à la Knesset … Je sais aussi que l’on adore les juifs prix Nobel, actrices et acteurs de cinéma, membres de tous les partis socialistes de la planète …

Mais je redoute que l’on soit pris de passion pour eux surtout lorsqu’ils voyagent dans des wagons plombés. Il n’y a pas de race israélienne, vraisemblablement pas de peuple mais certainement une nation. Cette nation est dure, intraitable, c’est une nation «d’élite, sûre d’elle-même et dominatrice ». Pour une fois je serais tenté d’être d’accord avec « le général », car cette réalité est aujourd’hui ressentie partout comme une insulte, comme une humiliation, comme une frustration. La raison en est très simple. Toutes les nations voudraient être comme Israël. Tous les « nationaux » d’Europe et du monde savent que l’on devient le propriétaire de la terre que l’on défend avec l’épée. Tous les patriotes savent que reculer devant l’ennemi vous conduit à la mort et au déshonneur. La haine ou la colère déployées par les « ennemis » d’Israël repose sur la jalousie. Elle repose aussi sur la lâcheté que l’on veut justifier après avoir abandonné la défense des valeurs de son clan.

En réalité, on ne « hait » pas Israël, mais on se dégoûte soi-même de tous ses renoncements, de ses capitulations, des humiliations acceptées au nom d’un confort éphémèreSparte, ça fait désordre à l’époque du charme de l’appartement « cosy ». Alors ? C’est la catharsis pour les nations en déclin. Faute de se battre et d’expulser les envahisseurs, on fait de la dramaturgie diplomatique.

Les dirigeants français se préparent à abandonner leur Kosovo à Marseille ou en île de France ?

Il faut alors, au préalable, aller dans le sens du courant, là où l’on ne vit jamais un poisson mort remonter la rivière. L’agonie des nations « bobos » passent par la condamnation des derniers samouraïs d’Asie. Ils ne manquent pas de « logique » tous ces dirigeants européens mais singulièrement de volonté. Ils ne manquent pas de volonté, au fond, tous ces peuples de la grande Europe mais on leur a désappris la « logique ». On leur enseigne l’art de « Ménager la chèvre et le chou », « nager entre deux eaux » ou « Brûler un cierge à Dieu et un autre au diable ».

Bref un dogmatisme mou qui va les conduire dans des wagons plombés, après avoir perdu la guerre, leur territoire et l’honneur. Dans la langue de Shakespeare, comme pour illustrer une dramaturgie antique, je me dois de redire aux oreilles des collabos : «Masada shall not fall again ».

Faut-il bien comprendre que plutôt que de capituler, de se rendre, de se coucher, Israël, le pays le plus avancé dans la technologie « High-frequency Active Auroral Research » ira jusqu’au bout. Ce n’est souhaitable pour personne, encore moins pour l’Europe et la France, car comme disait Danton à Robespierre qui le voyait passer sur la charrette des
condamnés : « Maximilien, tu me suis ! ».

Si Israël tombe, c’est l’Occident qui tombe, l’inverse est vrai aussi ; les deux destinées sont intimement liées depuis qu’une secte juive disciple du rabbin Jésus s’est unie au Paganisme européen pour donner le Christianisme.

Alors le choix est impératif, d’autant plus que les « partisans » de la « Palestine » vendent eux-mêmes la mèche. Un écrivain, talentueux, par ailleurs, vient d’écrire :

« Le problème fondamental vient de cette Autorité palestinienne corrompue, faible, pusillanime, minable, qui « Kollabore » avec son occupant sioniste, en maintenant l’ordre en Cisjordanie, en arrêtant les militants du Hamas, du Djihad islamique et du FPLP, en assurant la sécurité des routes réservées aux colons sionistes, en acceptant sans réagir le dépècement de son territoire. »

Au moins les choses sont claires : Ne surtout pas toucher au Hamas !

Incompréhensible, mais c’est ainsi. Étant – aussi – très fier d’être français, je citerai la phrase de l’ami Alexandre Melnik : « Les Tontons flingueurs », quel régal ! Langage, tempérament, gestuelle, ambiance… Le génie français qui n’a pas pris une ride. Voilà une « exception française » que j’aime ! ».

Donc , Messieurs les antisionistes , je ne voudrais pas vous paraître vieux jeu et encore moins grossier… L’homme de la pampa parfois rude, reste toujours courtois …

Mais la vérité m’oblige à vous le dire : vous commencez à nous les briser menu ! ». A Gaza … Vous les gauchistes à la pensée acnéique, allez vous faire mettre … en prison !

Vous les « juifs » libéraux, allez vous faire mettre … la rouelle !

Vous les homosexuels humanistes, allez vous faire mettre … malgré vous !

Vous les féministes écolos, allez vous faire mettre … un voile !

Et vous, vous les turlupinés de la politique, allez vous faire mettre … Le boomerang va vous revenir dans la tronche !

Gare au gorille ! Comme disait Brassens.

Source : blogs.mediapart.fr, blog Pierre Guerrini, par Jean-Marc DESANTI

Israël.org

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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