“J’ai vu mon ami tomber à côté de moi" - Attentat de l'Université de Jérusalem, dix ans après.

Publié le 1 Août 2012

Le 31 juillet 2002, Dror était grièvement blessé par l’explosion d’une bombe posée dans la cafétéria de l’Université hébraïque de Jérusalem. Sous ses yeux, David Gritz, étudiant français dont il avait fait connaissance peu de temps avant, meurt sous le coup ainsi que 8 autres personnes. Aujourd’hui, une cérémonie à la mémoire des étudiants tués dans l’attentat est organisée à l’Université Hébraïque de Jérusalem, en présence notamment de Christophe Bigot, Ambassadeur de France en Israël.

 

Le terroriste du Hamas Ibrahim Hamed ayant posé la bombe dans la cafétéria de l’unviersité est aussi responsable d’une série d’attentats ayant causé la mort de 46 Israéliens pendant la Seconde Intifada.. Il a été arrêté par les forces de sécurité israéliennes en 2006 et jugé coupable le 18 juin dernier.

Au début des années 2000, les hommes bombes d’origine palestinienne terrorisent et tuent sans pitié des civils innocents jusque dans les autobus, les restaurants et les cinémas.

À l’occasion de Yom Hazikaron, Dror avait témoigné au micro de l’unité du Porte-Parole de Tsahal, évoquant son traumatisme et rappelant la mémoire de son ami.

“Un lieu de réflexion et d’étude. Un lieu où l’on devrait être à l’abri.”

Comme nous l’a confié Dror, il ne se méfiait pas sur le campus, même à cette époque, où les terroristes palestiniens frappaient régulièrement. L’université hébraïque de Jérusalem, une des universités les plus réputées au monde, désignée comme un « havre de la pensée sur une colline biblique», où se côtoient et dialoguent des étudiants et des professeurs juifs, arabes israéliens, chrétiens, russes, américains, français…

Environ 20% des étudiants de cette université sont arabes. “Logiquement, on se disait, ils ne mettront pas une bombe dans un endroit pareil“, avait confié Dror.

Le choix de cette cible visée par le Hamas montre que rien ne leur est sacré : ni la religion, ni l’étude, ni les sciences, et encore moins la vie humaine.

L'Ambassadeur de France Christophe Bigot à la cérémonie en souvenir des victimes (Crédits : ambassade de France)

L’Ambassadeur de France Christophe Bigot à la cérémonie en souvenir des victimes (Crédits : ambassade de France)

Après avoir déposé une gerbe, l’Ambassadeur de France a affirmé que cet attentat était particulièrement “effroyable car il s’est attaqué à un lieu d’études, de tolérance et de diversité.”

“Le meurtre de trois soldats, de quatre civils juifs dont trois enfants en mars dernier à Toulouse ainsi que l’execution de nos ressortissants français au Sahel en juillet 2010 nous rappellent la menace terroriste à laquelle nous devons ensemble faire face”, a ajouté M. Bigot.

Les terroristes frappent encore

Quelques heures après l’annonce de l’accord Shalit en octobre dernier, le journaliste Soren Seelow écrivait dans un article publié sur le site internet du journal Le Monde : “Israël a longtemps refusé que soient libérés des détenus ayant “du sang sur les mains”, c’est-à-dire ayant effectué ou commandité des attaques contre l’armée ou des colons“.

Révolté par cette définition du terrorisme, Dror, grièvement blessé dans l’attentat de la cafétéria à l’Université hébraïque de Jérusalem, a écrit au journaliste pour lui exprimer son écoeurement : “Leurs victimes sont passagers d’autobus, des piétons, des clients de supermarchés, des familles entières attablées dans un restaurant, des mères de familles, des enfants en bas âge, des adolescents, des vieillards et des étudiants…” Grâce à son intervention, l’article avaitété modifié.

Et depuis 2002, alors qu’Israël continue de commémorer les morts de cette période difficile, les missiles du Hamas continuent de pleuvoir sur le pays.

Depuis 2001, plus de 12700 roquettes et obus de mortier ont été tirés depuis Gaza sur Israël et plus de 9000 depuis le retrait israélien de la bande de Gaza en 2005. Ce sont donc 3 missiles par jour en moyenne qui ont été tirés ces 11 dernières années.

Et ne nous méprenons pas, ces attaques visent toujours délibérément et aveuglément la population israélienne : passagers d’autobus, des piétons, des clients de supermarchés, des familles entières attablées dans un restaurant, des mères de familles, des enfants en bas âge, des adolescents, des vieillards et des étudiants, comme ce 31 juillet dans la cafétéria de l’université de Jérusalem…

Et les responsables de l’attentat de Jérusalem sont les mêmes que ceux qui contrôlent aujourd’hui la bande de Gaza.

Pour plus d’informations :

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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