J’ai vu une piètre image de la Justice de mon pays, au procès de Marie-Neige Sardin par Caroline Alamachère

Publié le 15 Janvier 2012

Mercredi 11 janvier s’est tenu le procès en appel de Marie-Neige Sardin devenue la libraire la plus célèbre de France suite à la médiatisation de son livre Celle qui dit non où elle témoigne des persécutions qu’elle subit non seulement de la part de la racaille bourgetine mais également – et c’est largement aussi inquiétant – de l’appareil judiciaire (cf les liens ci-dessous).

Marie-Neige est jugée pour « injure envers un particulier en fonction de sa race, de sa religion ou de son origine » ainsi que pour refus de se soumettre au relevé d’empreintes. Et ce mercredi nous sommes donc quelques-uns à être venus l’accompagner dont une personnalité de poids puisque Monseigneur Gaillot en personne s’est déplacé afin de montrer son soutien.

Après une attente de plusieurs heures Marie-Neige est appelée à la barre. Immédiatement le Président prend un ton agressif et méprisant en s’adressant à elle et durant toute la durée de l’audience il lui faudra à chaque fois regarder ses papiers pour se rappeler de son nom qu’à aucun moment il ne sera capable de prononcer de mémoire. A ce simple détail on sent tout de suite la rigueur avec laquelle il a étudié le dossier…

Monsieur le Président a le réveil grognon, lui qui a dormi durant une bonne partie des autres audiences de l’après-midi, à tel point que ses voisins devaient discrètement lui donner des petits coups de coude pour le réveiller.

Quand Marie-Neige lui explique qu’elle ne pouvait pas être touchée lors de la prise d’empreintes même au niveau des mains il ne comprend pas et prend cela pour de la mauvaise volonté. Elle insiste sur le fait qu’elle ne refusait pas l’opération mais réclamait seulement de la faire seule. Là il s’énerve, s’agite sur son siège jusqu’au moment où Marie-Neige lui dit que c’est à la suite de son viol, qu’il lui est très difficile d’être touchée sauf par sa fille et que seules quelques personnes peuvent l’approcher, et encore pas toujours, même sept années plus tard.

Engoncé dans ses certitudes il la houspille en arguant qu’un toucher de doigts même après un viol n’est certainement pas un problème. On se demande si Monsieur le Président a idée de ce que signifie le mot « viol ».

Marie-Neige évoque ses 26 agressions et là le Président s’exclame ébahi « vous avez subi 26 agressions ?! ». Nous nous regardons estomaqués : il n’a pas étudié le dossier, il n’a pas pris connaissance des agressions, il ne sait absolument rien de l’affaire qu’il instruit alors que tout cela avait été abordé dans le premier procès à Bobigny et figurait dans les pièces… Nous sommes accablés.

Pendant ce temps l’Avocat Général avachi sur sa chaise, les genoux au niveau du torse, s’ennuie ferme à tel point qu’il pousse par moments de grands soupirs, baille et même s’endort lui aussi, le visage caché du public par sa main dont il écarte les doigts pour que nous n’assistions pas au spectacle de sa sieste. Et pourtant il dort, d’un œil peut-être mais tout de même…

Le sort judiciaire des citoyens est entre leurs mains et ces messieurs s’en moquent…

Concernant l’accusation de racisme, lorsque Marie-Neige raconte au Président qu’il y a méprise sur les termes, qu’elle n’a pas traité sa voisine de « bamboula » mais qu’elle lui a demandé en pleine nuit d’arrêter de « faire la bamboula », une expression ordinaire que tout un chacun peut employer dans la vie courante, celui-ci comme l’avait déjà fait la Présidente du Tribunal de Bobigny fait mine de ne pas la connaître. Le Président a pourtant une soixantaine d’années, on peut dire qu’il a vécu, qu’il ne connaisse pas cette expression semble assez peu probable.

Il n’a de cesse d’agresser, de contredire, de hausser les épaules, d’essayer de se souvenir du nom de la personne qu’il accable de reproches. L’hostilité est palpable, pour ne pas dire pesante.

Quand il s’étonne de ce que Marie-Neige n’ait pas insisté auprès du commissariat pour faire valoir que tous les voisins n’avaient pas été interrogés mais seulement les deux avec lesquels elle était en conflit alors que d’autres voisins lui étaient favorables, elle lui répond qu’effectivement la plainte n’avait été instruite qu’à charge par le commissariat. Ce qui fait proférer au Président ces paroles incroyables et qui n’engagent évidemment que lui « Bien sûr, le commissariat de la Courneuve ne s’occupe que des noirs ! ». Sceptiques, nous nous regardons sans bien saisir où est le rapport ni où il veut en venir mais nous pensons qu’il a peut-être besoin de se défouler. En tout cas la tirade est intéressante…

Quant à l’Avocat Général, durant les moments où il ne somnole pas il se cure le nez puis joue avec ce qu’il y trouve histoire de se distraire un peu, passe ensuite aux ongles qu’il nettoie un à un. Il s’amuse avec sa montre bracelet, se remet à bailler. A ce stade, même un employé de la Poste serait plus vif !

Quand le Président le réveille en lui demandant s’il a quelque chose à ajouter il se lève et répond invariablement qu’il laisse le jugement à son appréciation puis se rassoit. C’est qu’il ne faudrait pas trop se mouiller surtout si l’on n’a pas écouté un traître mot des débats. Concernant les 500 euros réclamés à Marie-Neige il décrète que c’est une petite somme de rien du tout et que ça ne devrait pas poser de problème. Pensez donc, 500 euros, pour ce monsieur c’est presque un pourboire.

Quand l’avocate de Marie-Neige au moment de sa plaidoirie remet au Président les copies des pages de son blog pour servir de pièces au dossier, il les écarte sans même prendre la peine d’y jeter un œil.

Voilà l’état de la Justice française, une grosse machine incapable d’appréhender le vécu des citoyens qui passent dans ses rouages. Une expérience vécue qui permet de mieux comprendre le sentiment d’impunité des délinquants.

500 euros, c’est vrai, ce n’est presque rien, juste le prix de l’humiliation, de la honte et de l’in-justice.

Nous quittons la salle en silence. Dans le couloir des cameramen nous attendent pour recueillir les premières réactions de Marie-Neige. Le délibéré aura lieu le 25 février. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts.

Caroline Alamachère

http://ripostelaique.com/marie-neige-sardin-je-repasse-au-tribunal-pour-avoir-dit-arretez-de-faire-la-bamboula.html

http://ripostelaique.com/marie-neige-sardin-declaree-coupable-en-8-actes.html

http://ripostelaique.com/mesdames-les-juges-de-marie-neige-sardin-la-bamboula-est-francaise-depuis-1688.html

http://ripostelaique.com/jetais-au-proces-de-marie-neige-sardin-le-terme-bamboula-est-il-raciste.html

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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riziere 16/01/2012 14:01


Vous parlez de justice ? Laquelle celle pour les gens honnêtes ou celle des délinquants ? Combien de délinquants sont relachés après avoir commis des forfaits!


Mais on voit aussi des gens honnêtes qui ne demandent rien à personne qui se voient mis en examen, mis en prison, gardés à vue pour rien. Alors la justice en France c'est de la foutaise n'es
déplaise à messieurs les juges.

médium41 15/01/2012 18:39


pardon cette dame.

médium41 15/01/2012 18:16


Oui c'est la justice française .Je me bat depuis 18 ans un juge inique protége mon bourreau en toute inpunité.j'ai déposée plainte contre ce juge depuis 11 mois toujours pas de réponse .une
plante contre l'état vient d'être déposéj'attends la suite mais notre justice à besoin dêtre changée ,et surtoot les juges qui protége leurs amis soit lourdement sanctionnés.Courage a cette
Damme.