Jacques Ellul 1912:1994: Un cri dans la nuit. Une alerte négligée sur l'islam

Publié le 27 Octobre 2010

             On ne présente plus Jacques Ellul. Ce penseur hors normes n'a certes jamais reçu les honneurs de l'Université française. Confidence : il s'en fichait royalement. Il est, aux côtés de Habermas, Heidegger, Simondon, Leroi-Gourhan et Günther Anders, l'un des principaux penseurs du XXe siècle.
           Militant anarchiste complétement assumé, Ellul a mené un travail sur le phénomène de la propagande dans les sociétés modernes avec notamment son livre Propagandes (1962, traduit aux États-Unis en 1965). Arte produit avec lui une série d’émissions sur ce thème dans les années 90.  Bien avant, Aldous Huxley, auteur du best-seller « Le meilleur des mondes », le découvre et fait connaître un de ses ouvrages, « La technique, ou L'enjeu du siècle ».  Théologien, philosophe, sociologue, Ellul avait le chic pour anticiper. Il voyait les choses, les déduisait bien avant que celles-ci n'adviennent. C'est peut-être pour cette raison que l'Université ne l'a jamais reconnu. Les mandarins sont bien trop infatués de leur personne pour reconnaître un quelconque mérite à quelqu'un qui ne se soumettra jamais à un ordre établi. Voici un petit texte de Jacques Ellul paru dans l'hebdomadaire Réforme du 15 juillet 1989. En lisant ce texte, ayons cette date à l'esprit.

 

 

           Ce n’est pas une marque d’intolérance religieuse : je dirais "oui " aisément au bouddhisme, au brahmanisme, à l’animisme... mais l’Islam, c’est autre chose ! C’est la seule religion au monde qui prétende imposer par la violence sa « foi » au monde entier. Je sais qu’aussitôt on me répondra : "le christianisme aussi !" . Et l’on citera les croisades, les conquistadors, les Saxons de Charlemagne, etc.  Hé bien, il y a une différence radicale !
Lorsque les chrétiens agissaient par la violence et convertissaient par force, ils allaient à l’inverse de toute la Bible, et particulièrement des Évangiles ; ils faisaient le contraire des commandements de Jésus.
Lorsque les musulmans conquièrent, par la guerre, des peuples qu’ils contraignent à l’Islam sous peine de mort, ils obéissent à l’ordre de Mahomet.
Le Dijhad est la première obligation du croyant. Et le monde entier doit entrer, par tous les moyens, dans la communauté islamique.
Je sais que l’on objectera : "mais ce ne sont que les "extrémistes qui veulent cette guerre ". Malheureusement, au cours de l’histoire complexe de l’Islam, ce sont toujours les "intégristes", c’est-à-dire les infidèles à la lettre de l’Islam, du Coran, qui l’ont emporté sur les courants modérés, sur les mystiques, etc.
Déclarer sérieusement qu'en France l’adhésion de "certains musulmans " à l’intégrisme est le résultat d’une crise d’identité est une désastreuse interprétation.
L’intégrisme en Iran, en Syrie, au Soudan, en Arabie Saoudite, maintenant en Algérie est-il une réaction à une crise d’identité ?  Non, l’intégrisme est seulement le réveil de la conscience religieuse musulmane chez des hommes qui sont musulmans mais devenus plus ou moins " tièdes ". Maintenant le réveil farouche et orthodoxe est un phénomène mondial. Il faut vivre dans la lune pour croire que l’on pourra "intégrer" des musulmans pacifiques et non conquérants. Il faut oublier ce qu’est la rémanence du sentiment religieux [ce que je ne puis développer ici]  Il faut oublier la référence obligée au Coran. Il faut oublier que jamais, pour un musulman, l’État ne peut être laïque et la société sécularisée : c’est impensable.

Il faut oublier la remarquable "charte de l’immigré " que présentait, il y a quelques mois, Harlem Désir, (Le texte date de 1989) et dans laquelle il souligne que l’immigré doit vivre selon la loi de son pays, et être jugé selon sa loi d’origine - allons-nous alors avoir deux lois en France, nos lois votées par les Chambres, et puis la Charia ?
C’est exactement ce que demande cette charte.
Il faut enfin oublier comment s’est faite l’expansion de l’Islam du VII au IX siècle.
Une étude des historiens arabes des VII et IX siècle, que l’on commence à connaître, est très instructive : elle apprend que l’Islam s’est répandu en trois étapes dans les pays chrétiens d’Afrique du Nord et de l’Empire Byzantin. Dans une première étape, une infiltration pacifique de groupes arabes isolés, s’installant en paix. Puis une sorte d’acclimatation religieuse : on faisait pacifiquement admettre la validité de la religion coranique. Et ce qui est ici particulièrement instructif, c’est que ce sont des chrétiens qui ouvraient les bras à la religion sœur, sur le fondement du monothéisme et de la religion du livre. Et enfin, lorsque l’opinion publique était bien accoutumée, alors arrivait l’armée qui installait le pouvoir islamique et qui aussitôt éliminait les Églises chrétienne en employant la violence pour convertir.
Nous commençons à assister à ce processus en France [les autres pays européens se défendent mieux !]
Mais c’est du rêve éveillé que de présenter un programme de fédération islamique en France pour mieux intégrer les musulmans. Ce sera au contraire le début de l’intégration des Français dans l’islam . La seul mesure juridique valable, c’est de passer avec tous les immigrés un contrat comportant : la reconnaissance de la laïcité du pouvoir, la promesse de ne jamais recourir au djihad [en particulier sous forme individuelle - terrorisme, etc .] le renoncement à la diffusion de l’Islam en France.
Et si un immigré, beur ou pas, désobéit à ces trois principes, alors, qu’il soit immédiatement rapatrié dans son pays !
 Jacques Ellul

 

Dénonciation de l'islam

 

          Jacques Ellul a également exposé avec virulence ce qu'il tient pour une incompatibilité entre le judéo-christianisme et l'islam : selon lui, ce dernier réclamerait tous les droits pour lui-même quand il est minoritaire et les refuserait aux autres quand il est ou devient majoritaire[18]. Dans des écrits polémiques nourris de ses présupposés favorables à Israël, selon son biographe Frédéric Rognon[19] qui parle d'absence de recul critique d'Ellul à ce sujet, il dénonce les intellectuels qui établissent une parenté entre le judéo-christianisme et l'islam arguant que l'unicité de Dieu est battue en brèche dès qu'on pose la question de sa nature, et relevant une différence de nature dans la filiation Abrahamique des trois religions dites « du Livre » dont, précisément, les textes ne sont pas de nature équivalente. Ellul considère l'islam comme un danger pour l'Occident, une « menace guerrière permanente contre [celui-ci] ». Dans le même temps, il parle d'une « invasion pacifique de l'Europe » qui – par exemple en France – accueille celui qui va « l'égorger » et « l'anéantir ». En 1988, il prédit en outre que, vingt-cinq-ans plus tard, l'Europe sera dans une situation comparable à celle de l'Afrique du Sud au temps de l'apartheid, accusant même les musulmans de fomenter une nouvelle Shoah[20]. Ces positions radicales reposent, selon certains chercheurs, sur des connaissances parcellaires et approximatives de l'islam, mais la bibliographie récente sur le sujet, émanant d'auteurs connaissant l'islam de l'intérieur, lui donne raison (Jean Alcader, "Le vrai visage de l'islam", Nahed Mahmoud Netwali: "La violence de l'islam" ou Wafa Sultan qui affirme que le Coran est pire que Mein Kampf)[21]

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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