James Foley, le journaliste américain enlevé en Syrie en 2012 a été décapité par les djihadistes de l'État islamique.

Publié le 21 Août 2014

L'Etat islamique (EI), un groupe de djihadistes extrémistes, a affirmé mardi 20 août avoir décapité le journaliste américain James Foley et menacé d'en tuer un autre en représailles des frappes aériennes américaines en Irak.

Source: Huffingtonpost

Dans une vidéo diffusée sur internet, l'EI montre un homme masqué et habillé de noir qui semble couper la gorge de James Foley, qui avait été enlevé par des hommes armés en novembre 2012 en Syrie.

La Maison Blanche a indiqué que les services de renseignement américains étaient à l'oeuvre pour vérifier "aussi rapidement que possible" l'authenticité de cette vidéo.


"Le FBI a indiqué mercredi matin à la famille Foley qu'il estime que la vidéo est authentique. Le FBI poursuit une procédure plus longue d'authentification officielle", a indiqué GlobalPost sur son site internet.

jornalista decapitado estado islâmico

"Nous avons vu une vidéo qui prétend montrer le meurtre du citoyen américain James Foley par l'EI. Si elle est authentique, nous sommes horrifiés par le meurtre brutal d'un journaliste américain innocent et exprimons nos sincères condoléances à sa famille et ses amis", a indiqué Caitlin Hayden, porte-parole du Conseil de sécurité nationale dans un communiqué.

Selon des témoignages d'officiels américains recueillis par l'Associated Press, il s'agirait bien de Foley sur la vidéo et Barack Obama devrait prendre la parole dans la journée de mercredi pour plus d'explications.

"Nous n'avons jamais été aussi fiers de notre fils"

"Nous n'avons jamais été aussi fiers de notre fils Jim", a réagi sa mère, Diane Foley, dans un message sur Facebook. "Il a donné sa vie en essayant de montrer au monde les souffrances du peuple syrien."

"Nous implorons les ravisseurs d'épargner la vie des autres otages. Comme Jim, ils sont innocents. Ils n'ont aucun pouvoir sur la politique du gouvernement américain en Irak, en Syrie ou ailleurs dans le monde", a-t-elle ajouté comme vous pouvez le voir ci-dessous.

ans la vidéo en question, les djihadistes montrent aussi les images d'un autre journaliste américain identifié comme étant Steven Sotloff. Ils menacent de l'exécuter à son tour si le président américain Barack Obama ne met pas fin aux frappes aériennes américaines en Irak.

Les deux journalistes sont vêtus d'une tenue orange, qui rappelle celle des prisonniers de Guantanamo.

"Horrifiés"

Foley, qui à 40 ans était un reporter expérimenté, avait notamment couvert le conflit en Libye avant de se rendre en Syrie, où il a couvert le soulèvement contre le régime de Bachar el-Assad pour le site d'informations américain GlobalPost, l'Agence France-Presse et d'autres médias.

"Au nom de John et Diane Foley, et aussi de GlobalPost, nous sommes très touchés par les messages de sympathie et de soutien dont nous sommes inondés depuis que la possible exécution de James a été rendue publique", écrit le PDG de GlobalPost, Philip Balboni.

james foley

James Foley en 2012, avant son enlèvement

"Nous sommes horrifiés par la diffusion de cette vidéo — qui n'a pas été authentifiée — et par la revendication de l'assassinat de James Foley", a déclaré le PDG de l'AFP, Emmanuel Hoog.

"James était un journaliste courageux, indépendant et impartial qui a été enlevé en novembre 2012 alors qu'il couvrait le conflit syrien. Les reportages qu'il a faits pour l'AFP et pour d'autres médias étaient reconnus et admirés par un large public. Rien ne pouvait justifier qu'on prive James de sa liberté ou qu'on le menace de mort. Nos pensées vont à sa famille en cette période douloureuse", a-t-il ajouté.

Selon plusieurs témoignages, James Foley a été enlevé dans le nord de la Syrie le 22 novembre 2012. Sa famille, qui avait lancé une campagne d'information, n'avait eu aucune nouvelle depuis lors.

Accent britannique

La vidéo d'un peu moins de cinq minutes, qui s'intitule "Message à l'Amérique" a été tournée dans une zone désertique sans qu'il soit possible de savoir où. L'homme masqué qui semble procéder à l'exécution du journaliste, s'exprime en anglais avec un accent britannique.

Cette décapitation présumée rappelle celle d'un autre journaliste américain. Daniel Pearl, 38 ans, correspondant du quotidien américain The Wall Street Journal, avait disparu le 23 janvier 2002 à Karachi, au Pakistan. Une vidéo montrant sa décapitation avait été remise un mois plus tard au consulat des Etats-Unis.

Foley serait au moins le 70e journaliste a avoir perdu la vie depuis le début du conflit syrien en mars 2011, selon le Committee To Protect Journalists qui s'est ému mercredi d'un acte aussi "barbare".

Les djihadistes de l'EI, déjà bien implantés en Syrie, ont lancé une offensive en Irak le 9 juin et ont conquis rapidement une grande partie des territoires sunnites du pays.

Les Etats-Unis, réengagés militairement pour la première fois en Irak depuis leur retrait en décembre 2011, ont mené depuis le 8 août plusieurs dizaines de frappes aériennes contre les djihadistes de l'EI.

Lundi, Barack Obama a affirmé que son pays entendait "poursuivre une stratégie à long terme" de lutte contre l'EI, en soutenant le nouveau gouvernement irakien que doit former le Premier ministre désigné Haïdar al-Abadi.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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marie-plume 21/08/2014 17:26


..C'est certainement cette foi, évoquée dans ce dernier commentaire, qui lui aura permis cette inflexible attitude, il s'était déjà détaché des chaînes infernales de ses bourreaux, et de son
tortionnaire : son âme était déjà détachée de son corps, et cela, voyez-vous aucun terroriste patenté, et encore moins le sinistre bourreau ne pourra le revendiquer ni le lui contester: sa foi
est une gifle incandescente et magistrale qui laissera des traces dans les cauchemars à venir des ignobles individus qui ont perpétré ce crime, ce meurtre, cet assassinat odieux...Reposez en paix
JAMES FOLEY au royaume des Justes.

nicolaï vavilov 21/08/2014 13:05


 


Le journaliste américain, que les jihadistes en Syrie affirment avoir décapité, avait subi un premier enlèvement en Libye en 2011. Il avait ensuite rédigé une
lettre, dans laquelle il témoignait de sa foi :


 


« J’ai commencé à prier le rosaire. C’est ce que ma mère et ma grand-mère auraient prié. J’ai dit 10 ’Je vous salue Marie’entre chaque ’Notre Père’. Cela a
pris du temps, presque une heure, pour compter 100 ’Je vous salue Marie’ sur mes doigts. Cela m’a aidé à maintenir mon esprit en éveil. »


 


Dans une lettre poignante, écrite en 2011, James Foley, le journaliste américain assassiné mardi 19 août par les djihadistes de l’État islamique (EI),
racontait la place qu’occupait la foi dans sa vie. Cette missive, publiée par l’université jésuite américaine Marquette en 2011 – où il avait effectué une partie de ses études —, faisait
référence à la première prise d’otage dont le journaliste avait fait l’objet, durant six semaines en 2011, alors qu’il couvrait la révolution libyenne.


 


Il y relate le premier coup de téléphone qu’il avait eu le droit de passer à l’un de ses proches, lors de cette première captivité. À l’époque, il avait appelé
sa mère, Diane Foley. « Je priais pour qu’elle sache que j’allais bien. Je priais pour que je parvienne à communiquer avec elle à travers une quelconque force de l’univers », écrivait-il. « J’ai
prié pour que tu saches que j’allais bien, avait dit le journaliste à sa mère, au téléphone. N’as-tu pas ressenti mes prières ? »


 


« Oh, Jimmy, tant de gens prient pour toi », lui avait-elle répondu. La mère du jeune homme lui avait notamment appris l’existence de nombreuses chaînes de
prières à son intention, à travers les États-Unis. « Ne les ressens-tu pas ? », avait interrogé sa mère. « Si maman, je les sens ». Dans sa lettre, le journaliste apparaît marqué par « la foi
absolue (de sa mère) dans la force de la prière ».


 


« Plus que tout, la prière a été ce qui aura permis ma liberté, d’abord ma liberté intérieure, et plus tard, le miracle de ma libération au cœur d’une guerre
dans lequel un régime n’avait aucune vraie raison de nous libérer. »"James Foley

berlaine 21/08/2014 12:39


Pourquoi faut-il qu'à chaque fois, contrairement à SAFARI, il faut que je ré-édite mes identifiants .?

berlaine 21/08/2014 12:31


Voila "NOS FUTURS "MAÎTRES-OCCUPANTS" tels qu'en font le lit LES ORDURES DE GOUVERNANTS QUE NOUS AVONS DEPUIS POMPIDOU ... ! CE N'EST PAS D'HIER ... !  HÉLAS et ça s'est fait tellement
SUBREPSTICEMENT QUE NUL N'EN REVIENT SI ENCORE IL EST UN FRANÇAIS DE SOUCHE POUR S'EN RENDRE COMPTE.!  PAUVRE FRANCE ..... PAUVRES CONS de NOUS .!

marie-plume 21/08/2014 11:48


Paix à son âme, un courage exemplaire qui devarit faire pâlir de honte un certain nombre de soi-disants journaleux, et plus précisément ces nombrilistes qui hantent les plateaux de TV et Radio en
col blanc, ou chemise col ouvert pour faire admirer leur insolente caricature humaniste! 


Les héros sont modestes, leur âme brille dans chacune des constellations qui scintillent dans l'or noir des ténèbres. Madame FOLEY vous êtes la digne maman d'un fils hors du commun: merci et
émotion partagée. "God bless you" .