Je m'appelle Rachel. Et ma fille a été recrutée par des islamistes radicaux.Par Pierre Assouline

Publié le 6 Novembre 2014

Source Actualité Juive

Elles ont pris l’habitude de se réunir au café l’après-midi. Depuis que leur enfant est parti rejoindre Al-Nosra en Syrie, elles ne peuvent plus se rendre au travail, donner le change et faire semblant que leur vie suit son cours (1). Elles ont baptisé ce moment d’échange le rendez-vous des mères orphelines. Celui des mères dont l’enfant a été détourné par ruse, et non pas, comme le pense la police, les mères de candidats réfléchis et volontaires au djihad. Car, pour ces femmes, on n’est pas « candidat » quand on se converti à peine adolescent à l’islam radical, on est « endoctriné », « retourné », « sous influence ».

Un de leurs combats est justement d’établir le statut de victime pour leur enfant. Parmi eux, une jeune fille juive, devenue antisémite, antisioniste et pro-palestinienne. C’est la fille de Rachel qui, elle, a eu la « chance » qu’elle ne soit pas partie en Orient. Sa fille s’est convertie à l’islam, « mais pas chez les tendres, dans une mosquée clandestine dépendant d’une branche dure » explique Rachel, profession libérale et milieu cultivé, pour qui voir sa fille devenir antisémite fut une tornade dans une vie plutôt bien réglée.

« Pour le moment, elle ne nous montre que son engagement spirituel, mais j’ai peur qu’un jour, elle disparaisse pour la Syrie, parce que c’est un aller sans retour. Une autre juive est partie là-bas ». Les parents d’une autre avaient trouvé dans les affaires de leur fille un plan pour faire sauter la vitrine de leur magasin sur les Champs-Elysées. Rachel, elle, a appris que sa fille a converti une des ses amies juives. Malgré le sentiment que le sol se dérobe sous ses pas, Rachel se maintient : « Tout peut s’effondrer autour de moi, et même si tout le monde quitte le navire, je ne change pas de cap, je reste là ». Elle ne lâchera pas sa fille, « une petit jeune fille, mignonne, très attentionnée, qui allait au Talmud-Torah, qui a fait sa bat-mitsva, faisait de la danse et du piano». Et qui aujourd’hui a 15 ans.


A 18 ans, un gentil mari salafiste attend ma fille

Un peu après sa bat-mitsva, sa fille s’est arrêtée de travailler à l’école, elle s’est mise à rentrer tard, Rachel a pensé à de mauvaises fréquentations. « Mais ce n’était pas ça. Elle s’était convertie à l’islam avec un imam salafiste, affirme-t-elle de la voix vaillante d’une femme éprouvée mais qui tient bon. « Cela a commencé autour de ses 13 ans, à cette période entre l’enfance et l’adolescence où l’on se pose tellement de questions. C’est là qu’ils sont arrivés ». Comme les autres femmes du « café des mères orphelines », Rachel enrage contre la réponse d’une police et d’une justice dépassées par le départ de ces jeunes. Ainsi elle se voit répondre lorsqu’elle veut porter plainte que « se convertir n’est pas illégal ».

A une autre femme dont le mari est parti avec l’enfant de quelques mois à peine, (l’enfant a depuis été rapatrié) la police répond : « Pour nous, votre mari est en situation de voyage avec son enfant », alors qu’il envisage de mourir en martyr avec son bébé. A d’autres on réplique que ces enfants sont partis de leur plein gré. Depuis la justice s’est un peu adaptée, mais pas assez selon elle. Elle se tourne alors vers les institutions juives : « Elles étaient complétement dépassées. Elles n’ont rien fait, ou presque.

Personne ne comprend le danger. Les gens me disaient : « Ca va passer, c’est un épiphénomène ». Mais ce n’est pas un épiphénomène. Les juives sont leurs proies préférées, ce sont des cibles de valeur. Ma fille n’est pas un cas unique ». Elle a récemment parlé à Sammy Ghozlan du BNVCA : « Il a commencé à faire quelque chose, il veut créer une cellule de veille » (2). Mais aujourd’hui comment Rachel voit-elle l’avenir de sa fille ? Sans illusions : « Elle a redoublé, elle a changé de prénom, elle sort voilée. A 18 ans, je suis sûre de ce qui l’attend : un gentil mari salafiste». Et 18 ans, c’est dans 3 ans.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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maury 06/11/2014 21:23


C une secte dangereuse et satanique qui a pignon sur rue et comme le serpent endort ses victimes naîves et déboussolées, avec des promesses pernicieuses(dans les mosquées -casernes) Les imams
barbus et fourbes arrivés par centaines d'Algérie et d'ailleurs avec la complicité  des politicards umps et qui font du prosélitisme sans que ceux qui poursuivent les sectes ne leur font
obstacle :BRAVO LES GARS GRACE A VOTRE LÂCHETE ET VOTRE LAXISME NOS ENFANTS SONT EN DANGER DE MORT!!!!BANDE DE SALAUDS ET DE VENDUS!!!!