Je ne peux plus le voir, c'est un menteur ! (suite)

Publié le 10 Novembre 2011

signalé par Evelyne Lior

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Nicolas Sarkozy a traité le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de "menteur" lors d'un entretien avec Barack Obama juste avant le sommet du G20 jeudi dernier à Cannes.

Ces propos, tenus lors d'une conversation à huis clos, ont pu être entendus de façon fortuite par des journalistes qui ont décidé de ne pas les rapporter au vu de leur caractère privé.
Mais ils ont été diffusés lundi soir par le site d'information "Arrêt sur images". Des journalistes présents sur place, dont un correspondant de Reuters, les ont confirmés.
"Je ne peux plus le voir, c'est un menteur", a indiqué le président français à propos de Benyamin Netanyahou.
"Tu en as marre de lui mais moi, je dois traiter avec lui encore plus souvent que toi, tous les jours", a répondu Barack Obama, selon la traduction française de ses propos.
Les médias présents pour couvrir l'entrevue s'étaient vu remettre des boîtiers son permettant de recevoir la traduction simultanée des déclarations publiques prévues par les deux chefs d'Etat après leur rencontre.
Il est apparu que ces appareils étaient déjà branchés sur la conversation par interprète interposé de Nicolas Sarkozy et Barack Obama, qui a ainsi pu être brièvement entendue par des journalistes utilisant leurs propres écouteurs.
Les propos de Nicolas Sarkozy sur Benyamin Netanyahou ont été tenus alors que les deux dirigeants évoquaient la situation au Proche-Orient, le président américain reprochant à son homologue français le vote de Paris en faveur de l'admission de la Palestine à l'Unesco le 31 octobre dernier sans avoir averti les Etats-Unis.
En Israël, les services de Benyamin Netanyahou se sont abstenus de tout commentaire sur ces déclarations

PAS DE DÉCISION UNILATÉRALE
Elles interviennent au moment où les relations les Etats-Unis et Israël, dont ils sont le principal soutien, sont tendues du fait de l'échec répété des tentatives de relance par Washington du processus de paix au Proche-Orient.
La politique active de construction de logements dans les territoires occupés du gouvernement Netanyahou, critiquée par l'administration américaine, est considérée comme un des principaux obstacles à la paix par les Européens, qui tentent eux aussi de pousser les protagonistes au dialogue.
Le vote de l'Unesco a constitué un succès de taille pour les Palestiniens au moment où ils tentent de se faire reconnaître comme Etat aux Nations Unies, une initiative à laquelle s'opposent vigoureusement Israël et Washington.
Les Etats-Unis ont annoncé le gel de leur contribution à l'Unesco en raison d'une loi leur interdisant de financer les organismes de l'Onu admettant en leur sein des entités qui n'ont pas un statut d'Etat reconnu.
Barack Obama s'est inquiété auprès de Nicolas Sarkozy du risque de devoir faire de même pour des organismes qui peuvent difficilement se passer d'argent américain comme la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) ou l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) si les Palestiniens y adhéraient.
"Il faut que tu passes le message aux Palestiniens, qu'ils arrêtent ça tout de suite", a dit le président américain.
Le jour de cet entretien, les Palestiniens ont indiqué qu'ils ne feraient pas acte de candidature à d'autres organismes de l'Onu.
Nicolas Sarkozy a encore déclaré à Barack Obama que la France ne prendrait aucune "décision unilatérale" lors du débat sur l'adhésion des Palestinien à l'ONU dans le courant du mois au Conseil de sécurité de l'Onu.

G.I.N. avec agences

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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marco 09/12/2011 07:43


ça c'est l'hopital qui se moque de la charité,je ne savais pas que sarkosy disais toujours la vérité-c'est nouveau d'ailleurs.........

francis Claude 11/11/2011 07:36



mais que font les services spécialisés si les conversations de chefs d'état de premier ordre sont a la portée de tout le monde!!!