Je reviens d’un pays qui, pour les médias français, n’existe pas

Publié le 3 Juin 2012

 Je reviens d’un pays qui, pour les médias français, n’existe pas
Je viens tout juste de rentrer d’Israël.

Si partir pour Israël et y rencontrer des centaines de gens sympathiques et chaleureux est toujours pour moi source de bonheur, je ne peux en dire autant quand je retourne vers la France. J’ai pu ignorer pendant quelques jours les péripéties de la politique française, je vais devoir m’y confronter à nouveau. Je n ai pas eu à regarder, écouter ou lire les médias français, et je vais avoir à regarder, écouter et lire à nouveau. J’en ai assez des mensonges et des circonlocutions hypocrites, et je vais néanmoins les retrouver.

Ce que je sais est que si je me fiais aux journalistes et aux politiciens français, à de rares et honorables exceptions près, je rentre d’un pays qui n’existe pas, et qui est le réceptacle du plus grand nombre de calomnies vicieuses sur terre par tête d’habitant.

Israël est, dit-on en France, un Etat militariste, policier et obsédé par la sécurité: on y rencontre en réalité très peu de militaires et infiniment moins de policiers que dans n’importe quelle ville française. Israël, dit-on en France encore, pratique la discrimination vis-à-vis des populations arabes: on y croise en réalité quotidiennement des Arabes israéliens, chrétiens et musulmans, qui vivent la même vie que tous les autres citoyens israéliens.

Les commerçants arabes musulmans de la vieille ville de Jérusalem s’autorisent même à vendre des T-shirts proclamant la négation de l’Etat d’Israël et la nécessité de « libérer la Palestine », ce qui équivaut de leur part à cracher dans la soupe tout en la consommant. Ces mêmes commerçants arabes musulmans ont aussi la réputation de se livrer à des escroqueries : s’ils ne sont, bien sûr, pas tous coupables, force est de constater que des mésaventures surviennent de manière récurrente à des Européens ou des Américains qui tombent entre des mains très identifiables, hélas.

La Judée-Samarie qu’en France on dit « occupée » est, en fait, largement déserte, et on y trouve quelques villages juifs qui sont des îlots de développement capitaliste remarquables.

On y trouve aussi quelques villages arabes qui, eux, vivent sous perfusion d’argent européen (l’Europe en faillite a des priorités absolues), et disposent de médias diffusant la haine antisémite, grâce à l’argent européen, bien sûr. Les villages arabes sont séparés d’Israël et des villages juifs par des barrières destinées à empêcher ceux dont la haine antisémite a été cultivée de passer à l’acte, ce qui indigne les Européens bien pensants, qui sont ainsi privés de leur spectacle favori, les assassinats d’enfants juifs.

Israël est, par ailleurs, un pays en pleine croissance, avec un chômage très bas et un capital humain très élevé, ce qui ne se dit pas en France où la croissance est nulle, le chômage élevé, et le capital humain en pleine décomposition.

La richesse israélienne suscite un attrait de voisins ressentimentaux, et une immigration clandestine venue d’Afrique subsaharienne. Les voisins ressentimentaux tentent des agressions, le plus souvent déjouées. Les immigrants clandestins se regroupent en divers endroits, nombre d’entre eux dans le Sud de Tel Aviv. Il en résulte des viols, des vols et d’autres actes délictueux qui suscitent la colère de la population locale, et valent à celle-ci des accusations de racisme venus de gens vivant dans les beaux quartiers qui ne proposent pour autant pas d’héberger, nourrir et loger chez eux une douzaine de clandestins. La gauche caviar existe partout, et la gauche caviar israélienne sert de guide aux journalistes français qui veulent montrer de méchants racistes juifs de Tel Aviv, mais qui eux-mêmes n’accueillent en général pas une douzaine d’immigrés clandestins dans leur salon du seizième arrondissement.

De même que je rentre d’un pays qui n’existe pas selon journalistes et politiciens français, je rentre dans un pays qui n’a que fort peu de rapports avec ce que journalistes et politiciens français en disent, mais la France dont ils parlent n’existe pas elle non plus.

La France, disent-ils sans cesse, est la cinquième puissance économique du monde: il reste des entreprises françaises travaillant à l’échelle planétaire, c est vrai, mais l’économie française sur le territoire français lui-même est dans un état de délabrement croissant, et à côté d’une strate de gens disposant encore de moyens financiers importants, la paupérisation s’accentue et laisse voir ses traces hideuses sur l’ensemble du territoire du pays. L’endettement ne cesse de s’accroître et, au rythme actuel, pourrait rejoindre dans quelques années un niveau proche de celui atteint par la Grèce. Les cerveaux s’en vont, et les comptes en banque aussi.

Les zones de non droit s’étendent et l’islam radical assoit son emprise, mais, effet des assassinats perpétrés par Mohamed Merah, on n’en parle plus du tout. Evoquer le danger incarné par l’islam radical est devenu obscène.

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Sur le site du PS : drapeaux islamiques effacés

Les drapeaux des pays musulmans déployés le 6 mai au soir ont été présentés comme des signes du « dynamisme de l’intégration à la française par des commentateurs autrefois respectables, et ils ont été effacés sur le site du parti socialiste, qui prend ses leçons sur ce plan dans l’Union Soviétique du temps de Staline.

Bientôt, au rythme où vont les choses, des journalistes français diront sans doute que le nombre toujours croissant de gens qui se nourrissent aux Restaurants du coeur est un signe encourageant.

Les habitants de l’Europe de l’Est au temps du pacte de Varsovie sortaient leur chien au moment du journal télévisé, car regarder leur chien uriner leur apportait l’avantage de ne pas avoir à entendre les énormités débitées par un présentateur aux ordres.

J’aimerais penser que le nombre de Français qui sortent leur chien au moment du journal télévisé va croissant, ce serait un signe encourageant, peut être le seul signe encourageant.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :
© Guy Millière pour www.Dreuz.info

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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DURADUPIF 03/06/2012 22:58


Effectivement je ne sors pas mon chien au moment du 20h de France 2, de BHM-TV ou i.tél, car je n'ai qu'un chat. Mais je ne regardre plus les débuts des infos car celles-ci sont consacrées
souvent au président et à ses ministres d'un pays gravement sur le déclin.