Je suis de gauche, et je vais voter Marine Le Pen en 2012

Publié le 16 Janvier 2012

Riposte Laïque  Victor Hallidée - Article du nº 153

D’aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours situé à gauche dans le domaine politique.
Je veux dire : tant que la politique française était scindée en deux camps que, pour faire court, je désignerai en quelques traits :

 Un camp dit de « droite », dévolu à la défense des intérêts privés, patronaux et financiers,

 L’autre dit de « gauche » dévolu pour l’essentiel à la défense du monde du travail, notamment salarié, et des services publics.
Une bipolarité positive puisqu’elle a assuré l’équilibre de la politique française pendant les « trente glorieuses » au cours desquelles ont été accomplis de considérables progrès économiques et sociaux.

Force est de constater que cette bénéfique division politique s’est brouillée au fur et à mesure que la gauche s’est insérée dans le dispositif du pouvoir. Jusqu’à ce qu’elle fusionne complètement avec la droite ultra-libérale dans leur choix commun d’abandonner l’intérêt national pour participer d’un dispositif élitaire supranational : l’Union européenne qui s’est mise au service des multinationales, du grand patronat et de la finance mondiale.

Ne reste plus aujourd’hui qu’un milieu politique homogène, artificiellement divisé en rivalités de boutiquiers, n’ayant pour horizon que la distribution des postes et prébendes à leurs membres.

C’est cette fusion des partis de droite et de gauche – l’UMPS auxquels s’ajoutent leurs satellites Verts, PC, modem, etc – qui explique que 97% des motions et projets soumis au parlement européen sont votés de plein accord.

Ce ralliement fusionnel de la gauche-dévoyée – la « gôche » – à la droite ultra-libérale s’est manifesté de façon éclatante par leur offensive conjointe contre le peuple Français pour lui imposer le Traité de Lisbonne, duplicata de la « Constitution européenne » qui avait été rejetée en 2005 au suffrage universel.

Ce coup d’Etat signe la trahison des fonctions représentatives de toute la classe politique française, et tout particulièrement de la « gôche », au regard de ses prétentions à défendre l’intérêt des peuples.

Les méfaits de cette fusion droite- « gôche » sont aujourd’hui bien connus :

L’abandon de la souveraineté nationale (c’est-à-dire l’abolition du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à déterminer et contrôler leur destin). Cet abandon de la France et des Français se concrétise par le transfert des pouvoirs politiques et économiques à une « gouvernance » extérieure à la France et pour une grande partie étrangère : la « gouvernance » européenne qui décide de tout en lieu et place des représentants politiques élus par le peuple Français.

Et comme toujours, plus le pouvoir politique s’éloigne des peuples, plus il devient despotique. Ce despotisme de l’UE est revendiqué sans complexe, par exemple par la voix de « gôche » de Jacques Delors quand il fait, dès 1999, l’éloge du « despotisme doux et éclairé » pratiqué par les technocrates de Bruxelles. Un despotisme qui va de pair avec le mépris des peuples qui s’exprime lui aussi sans détour : « La Constitution européenne était trop ambitieuse pour le niveau de maturité des peuples », déclare (en juin 2008 sur France 5) Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express, qui dévoile ainsi le fond de la pensée des pourvoyeurs de son fond de commerce.
La fusion UMPS, c’est aussi la collaboration de la « gôche » au gouvernement Sarkosy. Une « gôche » qui s’honore d’accomplir et cautionner les basses besognes, telle la réintégration de la France à l’OTAN : l’allégeance de l’armée française au commandement américain, son asservissement aux intérêts des multinationales du pétrole et de l’armement américains pour lesquels meurent nos soldats en Afghanistan.

La trahison de la « gôche » se révèle aussi à l’échelle mondiale par la promotion de ses représentants à la tête du FMI (dirigé par Dominique Strauss-Kahn) et à l’OMC (dirigé par Pascal Lamy.). Organismes mondialistes ultra-libéraux auxquels ces figures de la « gôche » viennent apporter une touche « humanitaire », privilège moral que la « gôche » française se prévaut de détenir. Nous ajouterons que les politiques français sont particulièrement prisés par les instances de « gouvernance » mondiale parce qu’ils sont réputés faire plus aisément que les autres abstraction des intérêts de leur pays. Nous citerons à titre d’exemple Jean-Claude Trichet, directeur de la Banque centrale européenne, qui renie volontiers publiquement – et en anglais ! « I’m not french » – sa nationalité française.

C’est donc du registre de la trahison de la France et des Français que relèvent les actions politiques de la coalision droite- « gôche ». Celle-ci s’applique en effet à réaliser la mission qui lui a été confiée par l’Union européenne : la casse des Etats démocratiques, et tout particulièrement de la France, dont les valeurs et idéaux égalitaires républicains s’opposent aux concepts inégalitaires sur lesquels se fonde la mondialisation économique et financière.

Cette casse s’effectue selon une stratégie particulièrement perverse qui emprunte deux axes.
Le premier axe est celui des « réformes », terme qui, en langue de bois technocratique, désigne la destruction des services publics et des acquis sociaux. « Il s’agit de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ». (Déclaration de Denis Kessler, ex-vice-président du Medef, publiée dans « Challenges »). La rupture avec le droit du travail se réalisant par la délocalisation de l’industrie des pays développés dans des pays à main d’œuvre bon marché et non protégée.

Le deuxième axe est la politique d’immigration massive et de peuplement dans les pays frappés par les délocalisations et le chômage. Cette politique inique, exigée par la « gouvernance » de l’UE, a pour visée de faire baisser les coûts du travail mais surtout de façonner un « conglomérat de peuples » (pour employer des termes d’Eric Besson) déracinés, sans culture démocratique ou bien déculturés, divisés en communautés concurrentes. Une configuration tribale, plus propice aux guerres civiles qu’aux révoltes populaires, que Jacques Attali (dans « L’avenir du travail ») propose comme solution au problème des retraites (une solution présentant l’avantage de ne pas solliciter la contribution de la finance…) juste avant l’éclatement de la bulle financière. Page 118, il dit : « le troisième choix conduirait à organiser la venue de deux millions d’étrangers par an entre 2020 et 2040, ce qui se traduirait, sur l’ensemble de la période considérée, du fait de l’élargissement des familles, par l’entrée sur notre sol de 93 millions d’immigrés ; la France compterait alors 187 millions d’habitants, dont 68 % d’immigrés de première ou de deuxième génération ».

La « gôche » assume avec zèle sa part de politique impériale qui consiste à diviser pour régner. Ayant abandonné toute ambition de progrès social, elle joue désormais sur la dangereuse corde identitaire en imposant de façon autoritaire le « multiculturalisme » fondé sur un relativisme culturel présenté comme la quintessence de l’humanisme. Au lieu de contraindre les populations immigrées à respecter les lois et les mœurs de leur pays d’accueil, les politiques de « gôche », étayées par les officines racialistes, dites « anti-racistes », inversent les obligations.

C’est aux Français de s’adapter aux mœurs des derniers arrivants, fussent-elles moyen-âgeuses et porteuses de régressions vertigineuses. C’est aux Français de s’effacer et de payer pour que ces mœurs trouvent l’espace de leur expression et légitimité institutionnelle : prolifération des voiles islamiques, banalisation de l’avilissement du statut féminin, occupation et blocage de rues entières pour des prières, construction de mosquées aux frais du contribuable, extension et imposition progressive de la nourriture halal. Une nourriture qui, en exigeant l’égorgement rituel des animaux sans étourdissement, ruine notre considération de la souffrance animale dans nos techniques d’abattage.

Tandis que les interdits sur la viande de porc s’opposent de plus en plus souvent à son commerce et aux traditions culinaires, notamment françaises, qui en font usage. Dans le contexte sinistré de l’emploi, les populations autochtones doivent non seulement s’effacer pour faire droit à la « discrimination positive » mais encore accepter d’être désignés in fine comme des racistes bénéficiaires du plein emploi, qui s’opposent à l’intégration par le travail des populations immigrées. Sous cette désignation accusatoire des peuples se dissimulent les responsabilités de leurs « gouvernances » et de leurs affidés : l’effondrement du marché du travail dû aux délocalisations organisées par la droite- « gôche » ultra-libérale, la déchéance de l’éducation et de l’enseignement, le discrédit de l’autorité, minés par l’idéologie soixante-huitarde. Et le refus absolu d’envisager des causes intrinsèques, d’ordre culturel et éducatif, à la non-intégration et à la violence des populations immigrées d’origine non-européennes.

Ce déni de réalité est particulièrement accentué dans les discours de « gôche » qui se manifestent de plus en plus violemment : instrumentalisant le victimisme et le ressentiment des populations immigrées non-européennes, ils mettent en accusation les populations des pays d’accueil qu’elles désignent au ressentiment et à la violence des populations immigrées en agitant les oripeaux d’un colonialisme révolu et d’un racisme largement démenti dans les faits. Notamment par les mariages mixtes où se sont engagées beaucoup de filles d’origine française. La réciproque n’étant pas vraie pour nombre de familles d’origine immigrée qui arrangent le mariage de leurs filles selon les critères ethno-religieux et endogames de leurs traditions. Cette méthode qui consiste à désigner des boucs émissaires aux plus violents protagonistes des conflits relève de stratégies bien connues : l’instrumentalisation d’archaïsmes sacrificiels qui engendrent communément d’épouvantables guerres civiles. Celles-ci, en cas de déroute politique, constituent pour les aristocraties gouvernantes une opportunité pour échapper aux conséquences de leurs méfaits car elles empêchent les possibilités d’union qui conditionnent le succès des révoltes populaires.

Les peuples de culture démocratiques sont les victimes désignées de cet horrible sacrifice politique. Contraints à payer de leur poche l’avidité et l’incurie de leurs dirigeants en se soumettant aux « réformes », ils sont aussi appelés à payer du sacrifice de leur culture, de leur mode de vie et sans doute à terme de leur vie et de celle de leurs enfants, la substitution de population que leurs dirigeants ont organisée pour assurer la sauvegarde du système économique et financier mondialisé et des privilèges que celui-ci leur octroie.

Que les Français attaché à la France, à sa culture et à son mode de vie s’angoissent et osent se plaindre du sort inique qui leur est fait, le verdict tombe : Racisme ! Populisme ! Extrême-droite !

Quel parti politique ose protester contre le sacrifice de notre mode de vie, de notre culture, de l’avenir de nos enfants ? Quel parti politique ose s’insurger contre l’intimidation, la stigmatisation et les procédures judiciaires intentées contre les citoyens protestataires par les officines racialistes subventionnées par les institutions ? Ces officines prétendument antiracistes mais pour lesquelles « le racisme anti-Blanc n’existe pas » (dixit. Samuel Thomas,n° 2 de SOS Racisme) alors même qu’il s’exprime ouvertement et s’affiche quotidiennement dans les rubrique criminelles des faits divers ainsi que dans les textes crapuleux, racistes et criminogènes du rap vendus en toute légalité dans les magasins de disques).

Nicolas Dupont-Aignan est sans doute bien intentionné mais, trop timide, il use d’un discours feutré, évite les sujets sensibles et a toujours un train de retard dans la formulation de ses slogans de campagne. Il faudrait au moins une dizaine d’années pour que son discours soit perçu par une majorité de Français, sans pour cela avoir l’assurance d’atteindre le peloton de tête.

Tous les autres candidats se sont compromis dans des accommodements ou alliances impardonnables.

Reste Marine Le Pen. Tous les regards sont aujourd’hui tournés vers elle. Et pour cause : fille de Jean-Marie Le Pen et membre actif du Front National, elle dispose du crédit que ce parti a acquis auprès des populations françaises qui ont été abandonnées et trahies par les politiques dévoyés de l’UMPS ainsi que leurs diverses métastases. Marine Le Pen arrive à la tête du Front National au moment stratégique où s’effondre l’UMPS. Elle incarne dans son parti une rupture avec le discours traditionnel du FN. N’ayant jamais cautionné les dérapages de son père, ni les positionnements douteux de certaines franges de son parti, elle débarrasse le FN de l’aura sulfureuse qui le diabolisait et le maintenait à distance des responsabilités politiques. Elle ne conserve de ce parti que des valeurs essentielles, celles-là même qui ont été trahies par la politique unique et inique de l’UMPS : l’attachement à la France, à son indépendance, à ses traditions et valeurs républicaines. Ses propositions : luttes contre le mondialisme, régulation de l’immigration, défense de notre culture et de notre mode de vie, de nos traditions, fermeté dans la lutte contre l’insécurité, moralisation de la vie politique.

 Est-ce là le retour de la « bête immonde » ? Plutôt est-ce le cauchemar de l’UMPS, des verts et autres contributeurs de l’UE,mais aussi de leurs serviteurs médiatiques qui se verront congédiés pour longtemps, et pour la plupart sans espoir de retour, aux bons postes et aux affaires.

J’entends d’ici cette « gôche » hypocrite et pleurnicharde : « Plutôt l’Islam que Marine Le Pen, qui bien sûr s’empressera d’instaurer une dictature sanglante, des camps de concentration, qui anéantira tous les droits et libertés !
Trop réac ! Trop raciste ! Plutôt la charia et les traditions des peuples opprimés !

Il faut défendre toutes les libertés ! Liberté de porterla burka ! Liberté de prier dans la rue, tous les vendredis et tous les jours du mois du ramadan ! Liberté du « vivre-ensemble » dans la diversité des modes de vie, qui s’épanouit parfaitement dans les cités, tout comme dans notre équipe nationale de foot ! Il faut aussi respecter les traditions ! Liberté du mariage forcé ! Liberté de marier des petites-filles impubères ! Liberté du crime d’honneur ! Liberté de lapider les femmes adultères (ça viendra ! Un citoyen suisse converti à l’islam, fondateur d’un parti politique suisse, déclarait récemment que la lapidation ne relèvait ni de la justice ni des droits de l’homme mais de considérations politiques) ! Liberté d’exiger d’interdire le commerce et la consommation du cochon (ne pas offenser les traditions !) ! Liberté d’imposer l’égorgement halal sans étourdissement dans les abattoirs (au diable l’évitement de la souffrance animale!) ! Liberté d’interdire, sous peine de mort, l’apostasie ! Liberté d’interdire le blasphème !

Tous contestataires et critiques des traditions (autres que Françaises) et des religions (autres que chrétienne, notamment catholique) auront affaire à la justice : aux associations racialistes et à la Halde dûment subventionnées par nos impots (la Halde qui, désormais, ne devrait plus traiter que des discriminations ethno-religieuses ; exit la discrimination des femmes et des homosexuels…) !

Pour ma part, je reste attaché aux valeurs humanistes et à la culture française républicaine, à l’égalité homme/femme, à la liberté de penser et de s’exprimer, à la laïcité (au respect de la loi de 1905), aux services publics et à l’indépendance de la France. C’est pourquoi je voterai Marine Le Pen en 2012. Je lui accorde ma confiance au regard de ses discours dont aucun ne comportait de propos contraires aux valeurs précitées. Et si, en admettant qu’elle emporte les suffrages aux prochaines présidentielles – chose que je souhaite le plus vivement – et qu’elle me déçoit, restera le suffrage universel pour changer de voie. Tandis que l’application de la charia constituera une chape de plomb qui nous maintiendra dans une société féodale, le sous-développement économique, l’asservissement et la souffrance individuelle.

A bons entendeurs j’adresse mon salut.

Victor Hallidée

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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delaunay 17/01/2012 10:09


umps c'est du boudin

raymond 16/01/2012 17:26


Monsieur,moi je suis de droite,mais aujourd'hui cette droite est aussi pourrie que cette gauche depuis plusieurs elections je votais JMP et le 2ieme tour a droite,un peu comme un
avertissementlancee a cette droite soit  disant Gaulliste ,avertissement dont ils se fichaient royalement.J'espere cette fois ci que Marine sera au 2 ieme tour et qu'elle remettra notre pays
sur la route qui a fait de la FRANCE le phare du monde .sinon je redoute le pire pour notre pays.