Je suis Français de souche et fier de l'être au nom de mes ancêtres paysans et ouvriers. Par Gérard Brazon

Publié le 21 Avril 2014

Gérard Brazon interview3Par Gérard Brazon

L’horreur absolue. Bon sang, comment peut-on être Français de souche ?C’est simple,  j’en suis un. Je ne l’ai pas fait exprès. Mon arbre généalogique remonte à 1632. Je ne désespère pas de remonter plus haut sur d’autres branches. J’ai des racines percheronnes beauceronnes, normandes et poitevines. Rien que du terroir. Des racines paysannes, plantées dans la terre de labour, de la terre du labeur sans les trente cinq heures.

J'ai lu leurs actes de naissance, de mariage, de décès. Trois documents qui résument une vie. Rarement ils avaient quitté leurs villages ou alors pour les villages voisins. En tous cas, pas bien loin. On voyageait peu à l'époque. J’imagine mes ancêtres, dans les fermes, ouvriers agricoles, aux mains rudes, au verbe réduit à l’essentiel. A la soupe du soir, cela devait faire des grands slurps, et des grands sloups comme chantait Jacques Brel. Et puis le vieux, le patriarche, le patron fermait son couteau et mes ancêtres cessaient de manger. Les femmes faisaient la vaisselle en silence. Une vie rude. Une vie ou le rire et l’indolence n’existait pas trop.

Pas de riches bourgeois dans ma généalogie, même pas un grognard de la grande armée de l’Empire. Misère. Pour un Bonapartiste comme moi, c’est l’insulte. Mon arrière-grand-mère, fille de ferme, se fit engrosser à 14 ans et virer de la ferme comme une malpropre. Pas d’allocations familiales à cette époque. Que de l’huile de coude ou la mort au coin du bois. On était en Beauce. Un pays de français de souche puisque quasiment le berceau de la France.

J’ai bien un peu de sang italien datant des années 1850, mais il semble que cela ne suffise pas à me faire pardonner par les bien-pensants. Je suis irrémédiablement de souche ! Misère.

Même si cette arrière-grand-mère italienne, d’une autre branche était la plus arrivée dans la société française de l'époque. Immigrée, elle se fit sa place comme cuisinière d’une famille bourgeoise de Chartres. C’est là qu’elle a appris à lire et écrire le français. C’est dans cette ville qu’elle a rencontré son ouvrier de mari. Il ne parlait que le patois de son village de la Sarthe.  Elle lui a appris les bonnes manières, le bon français. Dans la famille, cet apprentissage du savoir-vivre de l’ancêtre cuisinière italienne, est resté comme le disait mon père, avec une pointe de mépris, la politesse des domestiques. Curieuse expression. Que serait-il devenu sans cette arrière grand-mère italienne ?

Cecilia et ses enfants

Mes ancêtres n’ont sûrement pas vu un noir de leur vie à l’époque où ils cultivaient les terres des patrons de fermes  du Perche, de Beauce et de Normandie. La vie des femmes n’avait rien de jouissive. Soumises, obéissantes et corvéables à merci. Les esclaves existaient. Elles étaient blanches, jeunes et devaient se taire, subir ou partir crever ailleurs. Ou alors, elles partaient en ville travailler comme nounous, ouvrières ou bonniches, victimes de salauds à l’affût de l’oie blanche.

C’était cela mes ancêtres. Des français du travail, des forçats le plus souvent. Pour trois sous et un quignon de pain. Mais pour les bien-pensants, ce n’est pas l’important. Je suis un français de souche et donc, par définition,  coresponsable de la traite négrière, de la colonisation, et j’en passe.  Quelle bande de pauvres types cette engeance.

Je suis français de souche et alors ?

Mes racines remontent à plusieurs centaines d’années en arrière, et alors ?

Je dois en avoir honte maintenant ? Honte de mes ancêtres qui ont fait la France d'aujourd’hui ? Honte de ces gens qui n’avaient pas la CAF pour donner à manger à leurs gosses rarement désirés d’ailleurs. Honte de mon sang qui coulent dans mes veines et qui remonte à un temps où il n’y avait pas l’AME, la CMU, l’APSA, les HLM de fait, et j’en passe de ces fleuves d’aides sociales.  Il n’y avait que des sueurs et des larmes et parfois du sang et ils n’étaient pas causant en plus.

Aujourd’hui, il faut que je me taise, et que je rende hommage à ces nouveaux immigrés qui ne prennent même pas la peine de respecter mes ancêtres.

Je suis français de souche et je me lève pour vous faire un bras d’honneur comme l’aurait fait tous ces paysans de France qui ont fait de cette terre ce qu’elle est aujourd’hui ! A vous écouter délirer, ils cracheraient sur cette terre, non pas pour la mépriser, ils étaient bien trop respectueux, mais simplement pour vous signifier ce qu’ils penseraient de vous.

Ils ont fait ce que je suis, ce que mes enfants sont aujourd’hui. Depuis quatre générations, nous savons lire et écrire et c’est la France qui nous a permis de le faire. Nous ne devons rien à ces gens qui viennent et exigent sans contrepartie, et ne prennent même pas la peine de parler notre langue ni de connaître notre histoire. Ils insultent ce faisant, mes ancêtres paysans et ouvriers. Cette cuisinière italienne qui a tout fait pour être une française de plein droit, bien plus française que son mari issu de la Sarthe à qui elle a tout appris.

Vous, gens de ces partis politiques qui veulent abandonner notre peuple ! Je vous le dis, c’est mon pays bande de traîtres, ma patrie, mon terroir, mes ancêtres qui sont enterrés dans d’innombrables cimetières de ces régions de France. Je suis français de souche et je vous le dis : j’en suis fièr et je vous emmerde.

Gérard Brazon (Mon Blog)

Rédigé par Gérard Brazon

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Dagmar von Werra 25/04/2014 15:55


Les quatre derniers mots sont parfaitement superflus mais sinon c'est un très bel article.

Jeanne Maillotte 24/04/2014 22:45


Tous les défauts qu'on attribue aux français sont souvent le fait des nouveaux arrivés. Alors pour ne pas stigmatiser ces derniers,  on fait croire que ce sont les fdesouches qui sont tarés
comme dans la vidéo de la dénonciation du mariage forcé, joué par la gourgandine de celui qui n'est pas mon président. Tous fiers d'être français et nous résisterons pour que nos poilus ne soient
pas morts pour rien. 

Chantal 21/04/2014 20:58


Bravo pour ce "coup de gueule", car moi aussi je suis française de souche (tous paysans de Normandie et du Limousin) et j'en suis fière !!! La France a toujours été une terre d'accueil mais les
nouveaux venus respectaient nos traditions et notre Pays ; cependant depuis les années 60, cette immigration africaine pourrit tout et nos gouvernants plus intéressés par leur portefeuil que par
le bien-être des français, laissent faire... et ça m'horripile.

ESSYLU 21/04/2014 12:42


Bien dit,  moi j'ajoute que par les urnes ou par les armes les traitres vont devoir payer.

mika 21/04/2014 12:33


Eric Zemmour "bénit" la France "de l'avoir colonisé"...ET MOI AUSSI


 


http://www.itele.fr/magazines/ca-se-dispute-zemmour-domenach/eric-zemmour-benit-la-france-de-lavoir-colonise-79756

marie-plume 21/04/2014 11:25


Bravo pour cet acte de bravoure: il fallait que ce soit dit, et vous l'avez admirablement évoqué, et démontré! Joyeuses Pâques à tous !

lagadafe 21/04/2014 11:07


Merci,Gérard de cette émouvante histoire .


La vue se brouille à cette lecture .


Nous avons tous ,français de souche de semblables histoires à raconter.


mes deux grand-pères avec la Grande Guerre : des héros !


L'un , Henri , 7 médailles !Caporal et chef pièce mitrailleuse Hochkiss (seul il a arrété une percée allemande entre autre (tous les servants étaient morts)


l'autre Fernand révolté contre tout et tous :"tous des galopins" disait-il.


S'ils vivaient encore , après avoir passé les années sombres de l'Occupation ils seraient révoltés autant que moi à voir les socialopes actuelles vendre notre pays aux "estrangers" .

LA GAULOISE 21/04/2014 10:33


JE SUIS GAULOISE DESCENDANTE DE GAULOIS ET FIERE DE L ETRE . MON SANG NE FAIT QU UN TOUR LORSQUE J ENTENDS LES JOURNALISTES DIRENT  : " IL Y A DE PLUS EN PLUS DE FRANCAIS QUI PARTENT EN
SYRIE FAIRE LE DJHIAD "   A OUI ? DE  QUELS PAYS D ORIGINE ?   J AIME MON PAYS MAIS BON DIEU  RENDEZ LE A CEUX QUI L AIMENT VRAIMENT.