Je suis issu d’une génération qui n’a pas souffert, mais à qui on a menti sur tout - par Gérard Brazon

Publié le 15 Mai 2014

Hommage à Jeanne d'Arc à Puteaux -7Je suis issu d’une génération qui n’a pas souffert. Dois-je m’en repentir ? Né 7 ans après la dernière guerre, trop jeune pour aller en Indochine et en Algérie. Je suis de cette génération qui fut bercée par le gaullisme, la grandeur du général, la honte des collabos et l’admiration envers la Résistance surtout socialo-communiste.

Je fais partie de cette génération dont les contemporains étaient tous de formidables « Résistants ». C’est ainsi, et il m’a fallu toute ma curiosité pour comprendre que tel ne fut pas le cas de tous les Français. L’immense majorité de ces Français n’aspirait d’ailleurs qu’à vivre tranquille et sans histoire. La première guerre, ses horreurs, ses privations n’étaient pas si loin dans les esprits.

Je suis issu d’une génération à qui l’on a menti pendant des dizaines d’années et qui ne s’est jamais posé de questions au fond.

Je suis issu de cette génération que l’on bassine tous les jours depuis plus de cinquante ans sur une histoire de France fabriquée par « ses élites » et au service des différents pouvoirs en place.

Ma génération qui a dépassé la soixantaine continue de subir cette désinformation largement accentuée depuis les années 80, c’est-à-dire à la prise de pouvoir par les socialistes.

Personne ne savait qui étaient les socialistes dans les années 1980. Ces fameux socialistes issus tout droits de la « Résistance » forcément. Comme d’ailleurs tous les communistes en compagnie des Gaullistes.

Si j’avais voulu faire le compte des résistants dans les années 1980, cela aurait été impossible. C’était bien plus facile de faire celui des collabos. Forcément haineux, franchouillards et lâches. Une étiquette bien sûr que tous les Français de l’époque, se refusaient à prendre. Tous étaient dans le : Résistance, résistance, ouais, ouais…Camarades, compagnons, frères des maquis et longues tirades sur le courage de ces hommes, et gloire à la Résistance. Les femmes ? Personne n’en parlait vraiment. Quelle importance au fond. C’est une histoire d’hommes, de canons de fusils, de poudre. Les femmes sont toujours les perdantes au jeu de la réécriture de l’histoire.

Je suis issu de cette génération du mensonge dont le but était la réconciliation des Français. Louable approche certes, mais qui pose aujourd’hui un vrai problème de fond. Qui sommes-nous, qui étions-nous et qui étaient donc les collabos ?

Aujourd’hui, nous avons droit à longueur d’année, à toutes les heures de la journée à des séries-télés prémâchées,  à des films téléguidés et autres documentaires, nous expliquant que les salauds étaient des fascistes venus forcément de l’extrême droite.

Aujourd’hui, et quasiment tous les deux jours, et en général peu de temps avant des élections, nous avons droit à la bonne parole sur tous les tons. Professoral, mais surtout émotionnel. Qu’importe le flacon, du moment  que le bon peuple s’enivre et ne pose pas trop de questions.

Tous les deux jours environ, vous êtes priés de vous installer devant votre poste pour y recevoir votre dose de tranquillisant et d’informations certifiées sur l’histoire officielle.

Surtout, évitez l’esprit critique car vous pourriez courir de sérieux risques comme celui d’être considérés comme un dissident. Nous n’avons pas encore rejoint le niveau soviétique du traitement de la dissidence, mais cela ne saurait tarder.

Bien entendu, si toutefois vous avez soif de vérités, que vous êtes insomniaque, ou de repos le lendemain, il vous faudra attendre le soir, très tard pour avoir sur d’autres chaînes quasi intimistes, quelques bribes d’informations qui soient un peu différentes, mais qui nécessiteront de votre part un sérieux approfondissement.

Qui se souvient de Gaston Doumergue, Paul Doumer, Albert Lebrun, Philippe Pétain, Jacques Doriot, Maurice Thorez, Léon Blum, Edouard Daladier, Charles de Gaulle, ces hommes de la troisième République  sans oublier la relève de la quatrième comme François Mitterrand et son grand ami René Bousquet, et j’en passe. Tous ces hommes qui ont marqué de leurs empreintes anciennes et futures notre pauvre pays. Tous ces hommes qui ont eu d’immenses responsabilités. Plus souvent pour le pire que pour le meilleur. La doxa de l’histoire de France d’aujourd’hui n’accepte plus  la faiblesse des hommes de pouvoir.

Tous les Français ne furent pas des héros. Tous les collabos ne furent pas d’horribles extrémistes de droite comme ils disent. On peut même dire que l’immense majorité des collabos se trouvait à gauche à commencer par le Parti Communiste jusqu’en juin 1941.

Je suis d’une génération qui n’a pas souffert de la faim, du froid, du chômage, des licenciements économiques ou autres. Mais…

Je suis issu d’une génération à qui l’on a menti pendant des années et jusqu’à aujourd’hui.

Je suis issu d’une génération qui a souffert du mensonge et souffre encore des affabulations historiques de nos dirigeants d’aujourd’hui, eux qui savent, tout comme les journalistes, qu’ils ont assis leur pouvoir sur une falsification de l’histoire de notre pays.

Je suis issu d’une génération qui n’a pas souffert de la faim comme mes parents mais qui découvre  depuis quelques années et grâce à internet que nos dirigeants prétendent continuer à nous faire vivre dans le mensonge, qu’ils souhaitent nous interdire la vérité, qu’ils veulent nous interdire de parler librement et veulent nous interdire d’éduquer et d’enseigner à nos enfants et petits-enfants ce que nous savons désormais :

-         Non, la France ne fût pas peuplée d’une armée de résistants socialo-communistes agissant dans les maquis dès 1940.

-         Non, tous les Français patriotes n’étaient pas des collabos, pas plus qu’ils n’étaient tous des résistants.

-         Non, la France ne fût pas vaincue par sa faiblesse mais bien par les prises de décisions d’incapables qui l’ont gouverné avant la guerre. Les mêmes du Front Populaire qui faisaient des lois sociales tandis que l’Allemagne nazie s’armait. Comme ceux d’aujourd’hui qui  font des lois sociétales pendant que l’islamisme s’installe.

-         Non la gauche n’est pas innocente. Oui, elle a trahi les idéaux du peuple, celui du labeur en premier.

-         Oui, la France  fût vaincue parce que les dirigeants radicaux-socialistes refusèrent d’aller jusqu’au bout en continuant à se battre y compris à travers l’Empire s’il le fallait. C’est eux qui donnèrent les pleins pouvoirs à Pétain. C’est Pétain qui décora de la Francisque, le père de Giscard d’Estaing mais aussi le premier Président de la République socialiste, François Mitterrand et bien d’autres encore.

-         Oui, la France fût grande et ô combien mal servie par ces hommes politiques, tous obsédés par leur carrière politique.

Je suis issu d’une génération qui n’a pas souffert certes, mais qui réalise qu’on lui a volé son histoire, ses origines et découvre chaque jour l’étendue du désastre.

Je suis issu d’une génération qui refuse que ses enfants et petits-enfants subissent cette dictature du mensonge, de l’omission volontaire, de l’accusation gratuite et sans fondement. Cette génération doit refuser aujourd’hui, une société qui veut interdire aux générations futures d’appréhender et de choisir son avenir en l’obligeant à vivre dans la culpabilisation et la repentance permanente. Refuser de subir le mensonge fait à ma génération pour nous interdire de comprendre les responsabilités de ceux qui nous ont gouvernés pendant les cinquante dernières années.

C’est la même engeance qui veut construire notre avenir, celui de nos enfants, sur le refus de considérer que notre France est surtout de culture gréco-latino-judéo-chrétienne. Qui veut construire une France de citoyens coupables de facto, y compris d’être blancs s’il le faut. Qui met en place cette folie d’un racisme antiblanc, le seul qui trouve grâce à leurs yeux de masochistes, comme si le fait de ne pas être blanc faisait de vous un citoyen de plus grande valeur pour le futur.  C’est cette même engeance à travers les médias, qui donne le baiser de la mort à notre véritable histoire, à notre peuple. Baiser pour que meure notre Nation, notre France multiséculaire.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

Commenter cet article

DURADUPIF 16/05/2014 15:54


Pour ceux de 40 qui se sont "farcis" le communisme (58-89) se "farcissent"  l'islamisme. Les kollabos ?  toujours là...

philo 15/05/2014 16:49


Un Grand merci, mon commentaire a été publié, je précise qu'il ne l'était pas à 11h 35. Allez comprendre les mystères d'Internet. J'adresse toutes mes excuses à qui de droit, si mon message n'a
pas été censuré et que son retrait est dû à une erreur.

mika 15/05/2014 13:11


Bonjour PHILO


Chacun s'étonnera que vous ayez été censuré ? Dans la mesure ou le propos n'est pas insultant je pense qu'aucun de ceux qui ont la chance de s'exprimer sur ce
blog ne trouverait ça normal. Cdt


 


 

phillo 15/05/2014 11:48


J'oubliais de préciser que si le quitte ce site et m'en désabonne, c'est parce que mon commentaire que j'avais posté il y a une heure a été supprimé.


Bien tous pareils, donneurs de leçons, mais manque de suivi !

phillo 15/05/2014 11:44


Je dois constater avec étonnement et à mon vif regret, qu'ici aussi, la censure est de rigueur. Je m'empresse donc de me désabonner de ce site.

mika 15/05/2014 10:24


Epicure n'a pas tort (comme toujours)


"La Résistance est le grand mythe unificateur, le consensus citoyen. Les chiffres montrent que le phénomène fut
plutôt marginal."



http://www.contreculture.org/AT%20R%E9sistance.%20Chiffres.html

phillo 15/05/2014 10:08


Je suis
également né en 1940. Mes parents trop français, furent expulsés sans délai de leur ville, METZ par les allemands, arrivés en Moselle. Mon père ainsi que mon parrain furent actifs dans
la résistance "FER". Ils furent arrêtés tous les deux le même jour, ainsi que ma mère par la gestapo à Château Thierry, mon parrain ne revint pas de Buchenwald. Mon père m'a souvent raconté la lâcheté de
ceux qui volèrent au secours de la Victoire. Ceux-là même qui répétaient après la signature des accords entre Hitler et Staline : "la France est mon pays, mais l'URSS est ma PATRIE". Lorsque
ce pacte de non agression fut rompu, ces "ORDURES" devinrent des résistants. C'est ça la France socialo-coco. Rappelons-nous que toutes les guerres, sans exception, depuis 1914, se firent
sous des régimes socialiste. Sans oublier, l'Indochine, l'Algérie et les nombreux massacres perpétrés sous leurs ordres, comme ceux de Madagascar en mars 1947 ; où les autochtones furent
enfermés dans des wagons et exécutés à la mitrailleuse. Ce sont les descendants de ces ORDURES qui nous parlent de droits de l'homme et de paix et nous donnent des leçons. La pire
des engeances c'est les socialistes, à chaque fois que la France à eu le malheur de les avoir au pouvoir, ce fut une catastrophe pour notre pays. Pour redresser le pays après leur dramatique
et funeste passage, il faut des dizaines d'années pour se sortir de leurs effets néfastes (voir pour exemple les 35 heures, ou les lois liberticides). Il y aurait de quoi faire plusieurs volumes
rien qu'en citant les saloperies laissées après leur passage.

Epicure 15/05/2014 09:01


Gérard, je suis né en 1940 et cumule donc les affres de la guerre et ses suites...J'ai su savoir dès le début de l'adolescence, ce que vous découvrez près de votre soixantaine...


J'ai été contre l'élection piège à con destinée selon Proudhon et d'autres plus audibles à opprimer les foules abruties avec leur assentiment officiel...Quant aux réfugiés de la Ligne Maginot,
j'ai pu apprécier ses conséquences et rien ne semble avoir changé depuis.


La France est admirable (Quelsques génies  créateurs et une langue exceptionnelle) mais des citoyens massivement d'une versatilité et manque de courage atterrants....


kalorifère comme dirait Zazie! ou Lénine?