Jean de la Fontaine : visionaire ou islamophobe ?

Publié le 18 Juillet 2012

Jean de la fontaine
S’il l’avait publié de nos jours, nul doute qu’un SOS Racisme et autres MRAP le traduiraient devant la justice pour incitation à la haine – Lisez plutôt !
 
Le chien et le chacal
 
 Du coquin que l’on choie, il faut craindre les tours
Et ne point espérer de caresse en retour.
Pour l’avoir ignoré, maints nigauds en pâtirent.
C’est ce dont je désire, lecteur, t’entretenir.

 

 

Après dix ans et plus d’homériques batailles,
De méchants pugilats, d’incessantes chamailles,
Un chien estoit bien aise d’avoir signé la paix
Avecque son voisin, chacal fort éclopé
A l’allure fuyante, que l’on montroit du doigt,
Qui n’avoit plus qu’un oeil, chassieux de surcroît,
Et dont l’odeur, partout, de loin le précédoit.

Voulant sceller l’événement
Et le célébrer dignement,
Le chien se donna grande peine
Pour se montrer doux et amène.
Il pria le galeux chez lui,
Le fit entrer, referma l’huis,
L’assit dans un moelleux velours
Et lui tint ce pieux discours :
« Or donc, Seigneur Chacal, vous êtes ici chez vous !
Profitez, dégustez, sachez combien je voue
D’amour à la concorde nouvelle entre nous !
Hélas, que j’ai de torts envers vous et les vôtres,
Et comme je voudrois que le passé fût autre !
Reprenez de ce rôt, goûtez à tous les mets,
Ne laissez un iota de ce que vous aimez ! »

L’interpellé eut très à cour
D’obéir à tant de candeur.
La gueule entière à son affaire,
Il fit de chaque plat désert
Cependant que son hôte affable
Se bornoit à garnir la table.
Puis, tout d’humilité et la mine contrite,
En parfait comédien, en fieffée chattemite,
Il dit : « Mais, j’y songe, mon cher,
Nous voici faisant bonne chère
Quand je sais là, dehors, ma pauvrette famille :
Mes épouses, mes fils, mes neveux et mes filles,
Mes oncles et mes tantes que ronge la disette,
Toute ma parentèle tant nue que maigrelette.
Allons-nous les laisser jeûner jusqu’au matin ? »

« Certes non ! » répliqua, prodigue, le mâtin,
Qui se leva, ouvrit, et devant qui passèrent
Quarante et un chacals parmi les moins sincères.
Sans tarder cliquetèrent les prestes mandibules
Des grands et des menus, même des minuscules.
Ils avoient tant de crocs, de rage et d’appétit,
Ils mangèrent si bien que petit à petit
Les vivres s’étrécirent comme peau de chagrin
Jusqu’à ce qu’à la fin il n’en restât plus rien.

Ce que voyant, l’ingrat bondit :
« Ah ça, compère, je vous prédis
Que si point ne nous nourrissez
Et tout affamés nous laissez
Tandis que vous allez repu,
La trêve entre nous est rompue ! »

Ayant alors, quoi qu’il eût dit,
Retrouvé forces et furie,
Il se jeta sur son mécène,
Et en une attaque soudaine il lui récura la toison,
Aidé de toute sa maison.
Puis, le voyant à demi mort,
De chez lui il le bouta hors.
Et l’infortuné crie encore
«La peste soit de mon cœur d’or ! »

Retenez la leçon, peuples trop accueillants :
À la gent famélique, point ne devez promettre.
Ces êtres arriérés, assassins et pillards
Marchent en rangs serrés sous le vert étendard.
Vous en invitez un, l’emplissez d’ortolans,
Et c’est jusqu’à vos clefs qu’il vous faut lui remettre.

extremecentre



Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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mfh 18/07/2012 23:10


Ces êtres arriérés, assassins et pillards
Marchent en rangs serrés sous le vert étendard.


je ne dirais pas qu il etait visionnaire,il tirait deja leçon du passe,  et mettait en garde....mf

Loly 18/07/2012 20:44


Dans le même style et toujours de Jean  de la Fontaine : La Lice et sa Compagne


http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/liscompa.htm

henri 18/07/2012 17:51


Complètement dingue !


L' on s'y croirait déjà !


Monsieur de la Fontaine a-t'il "visité" notre époque ?


Du coquin que l’on choie, il faut craindre les
tours
Et ne point espérer de caresse en
retour.
Pour l’avoir ignoré, maints nigauds en
pâtirent.


et "en couleurs " en sus !


À la gent famélique, point ne devez
promettre.
Ces êtres arriérés, assassins et
pillards
Marchent en rangs serrés sous le vert
étendard.


Cela relèverait de la science fiction ....


0 envoyer au " béat satisfait" François...  

Charles Martel 18/07/2012 17:39


France de ton malheur tu es cause en partie,
Je t’en ai, par mes vers, mille fois avertie.
Tu es marâtre aux tiens, et mère aux étrangers
Qui se moquent de toi quand tu es en danger,
Car la plus grande part des étrangers obtiennent
Les biens, qui à tes fils, justement appartiennent.
Pierre de Ronsard (1524 -1585)