Jean Louis Borloo ne laverait pas si blanc que ça!

Publié le 11 Octobre 2011

Et si Borloo s'était dégonflé uniquement pour éviter un scandale. Voilà une question qui mériterait d'être posée! Il y a une facette du personnage bien plus sombre que celle du buveur de bon vin du coin ! 

Gérard Brazon

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Lors de son passage sur Europe1, ce dimanche 29 mai, rapporté par l'agence Reuters, Christine Lagarde se défend notamment en pointant une erreur assez grossière dans les dates qu'aurait  fait le procureur Jean-Louis Nadal. 

Christine Lagarde "estime que le procureur fait une erreur factuelle en affirmant qu'elle a décidé d'un arbitrage en mai 2007, puisqu'elle était à l'époque ministre de l'Agriculture et non des Finances, poste qu'elle occupera à partir du 19 juin 2007"

Or, qui était le prédécesseur de Madame Lagarde à Bercy ? 

Jean-Louis Borloo - comme par hasard ! - ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi du 18 mai au 19 juin 2007.

Jean-Louis Borloo, ami notoire et avocat de Tapie quand l'activité de celui-ci consistait à acheter des entreprises en difficulté  pour les dépecer.

Jean-louis Borloo "l'avocat d'affaires le plus talentueux en matière de reprise d'entreprises en faillite"  selon le  magazine économique l'"Expansion"

Peut-être les journalistes devraient-ils pousser plus avant leurs investigations dans  cette direction dans ce qui restera sans nul doute comme l'un des plus graves scandales de la 5ème République.

Ce  que n'hésite pas à faire aujour'd'hui Dominique Richard, dans  Sud-Ouest dans un article intitulé "Au diable la justice" dont voici quelques extraits :

"Tout comme ses prédécesseurs Thierry Breton et Jean-Louis Borloo, Christine Lagarde avait été mise en garde par un haut fonctionnaire de son ministère. Le directeur général de l'Agence des participations de l'État lui avait déconseillé d'opter pour la procédure d'arbitrage, lourde de périls pour les finances publiques.
(...)
Borloo dans l'ombre 
Plus troublant, si l'on en croit la Cour des comptes, le texte du compromis d'arbitrage a été modifié entre son approbation par le conseil d'administration du CDR et sa signature par son président, Jean-François Rocchi. Initialement, il était question de limiter les demandes d'indemnisation à 50 millions d'euros.
(...)
Embarrassé, l'entourage de Christine Lagarde laisse entendre que le choix de recourir à l'arbitrage avait été décidé avant sa nomination. Celle-ci était survenue après le départ de Jean-Louis Borloo, resté quelques semaines seulement en poste à Bercy. Jean-Louis Borloo, le premier avocat et surtout l'ami de Bernard Tapie. Quel fut son rôle ? L'ancien ministre est aujourd'hui plus silencieux qu'un berger des montagnes."

Source : Sud-Ouest.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Epicure 11/10/2011 21:48



Merci!



Loly 11/10/2011 20:34



D'accord avec vous Epicure, acceptez par ce biais, mes voeux de bonne santé. Gardez-vous bien!



Epicure 11/10/2011 17:56



Ma conclusion ancienne fondée sur la connaissance "de près" des Juges Procureurs et avocats, est que ceux ci sont tous de Gauche quand "ça na leur coute rien" ou que "ça va leur couter cher":
réformes restrictives dont ils ne veulent corporatistement pas! Sinon, ils sont tous à la botte de ceux qui les Nomment ou ceux qui les paient.


les Français acceptent cela depuis que je suis tout petit (et je suis près de ma fin...) et je crois bien que, sauf contradiction bien argumentée, ils n'en sont pas mécontents...