Jean-Luc Méchant Con ne pouvait que défendre le Mur des Cons - par Joël Locin

Publié le 29 Avril 2013

Certains journalistes sont obsédés par Marine Le Pen et pourquoi pas après tout pour peu qu'ils y mettent de la vérité, de la sincérité et surtout de la véracité plutôt que des déformations. Il me semble qu'il devraient se pencher du côté de l'extrême gauche, du Front de gauche, et se souvenir que c'est de ce côté là que sont venus les dictatures du 20 iém siècle!  En matière d'antisémitisme et d'extrèmisme cette extrême là, bat des records! Changez donc votre logiciel....

Gérard Brazon

Longtemps militant et admirateur de Jean-Luc Mélenchon, j’ai pris mes distances avec celui-ci après les élections présidentielles, et surtout la mascarade des législatives de Hénin-Beaumont. Après un long silence, je souhaite reprendre la plume, pour essayer de démasquer l’imposture du personnage pour lequel j’ai longuement milité.

Par Joël Locin 

En 1990, Jean-Paul Huchon était directeur de cabinet de Michel Rocard, alors à Matignon. A cette époque, Jean-Luc Mélenchon et son complice Julien Dray animaient l’aile gauche du Parti socialiste, et, non sans un certain courage, essayaient de lutter contre la dérive sociale-libérale que Rocard-Delors incarnaient. Exaspéré, Jean-Paul Huchon avait alors surnommé Dray-Mélenchon « Gueule de Raie et Méchant Con ».

Melenchon-staline1Cela n’a pas empêché, par la suite, les trois compères d’entretenir les meilleures relations du monde, et même Julien Dray, longtemps vice-président de la Région Ile-de-France, de devenir proche ami de Jean-Paul Huchon, inamovible président depuis 1998.

Il se trouve donc que Jean-Luc Mélenchon vient de monter en ligne pour défendre le « Mur des Cons » du Syndicat de la Magistrature, avec des arguments qui méritent d’être approfondis.

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/soutien-au-syndicat-la-magistrature-22484

Première remarque, on diabolise ceux que le « Mur des Cons » indigne. Ainsi, le site Atlantico est-il classé à droite, et on insiste sur le fait que les attaques viennent de l’UMP, pour mieux évacuer le fond du problème. On évoque même une prétendue liste noire, comme si elle n’existait pas.

Deuxième remarque, on conteste la méthode déloyale, puisque les images ont été obtenues en caméra cachée. Il est évident que si un militant de gauche avait obtenu des images des locaux du Front national débouchant sur un scandale équivalent, Mélenchon et les siens auraient gémi, de la même façon, à la méthode déloyale.

Troisième remarque, on justifie et légitime ce « Mur des Cons » à cause de la personnalité de certains « élus », dont Brice Hortefeux, dont il faut rappeler la condamnation pour des propos tenus en privé, sous la présence d’une caméra cachée, qui paraissaient par ailleurs davantage humoristiques que marqués d’un insupportable racisme.

Quatrième remarque, Mélenchon, qui en profite pour s’en prendre au gouvernement socialiste, qui vient de retoquer l’amnistie sociale pour les syndicalistes, réaffirme son soutien à la liberté d’expression… syndicale. On avait pas remarqué le même amour pour la liberté d’expression quand son lieutenant, Alexis Corbières, avait fait interdire Pierre Cassen et Christine Tasin d’un salon littéraire du Bnai Brith…  et on ne remarque pas davantage cette défense de la liberté d’expression quand les nervis de Parti de Gauche virent Nicolas Dupont-Aignan d’un rassemblement devant l’ambassade de Grèce, ou empêchent Marine Le Pen de prendre la parole à Dauphine. Il est vrai que Mélenchon aime tellement la liberté d’expression qu’il a longuement réclamé l’interdiction du Front national.

melenchonhitlerCinquième remarque, Jean-Luc Mélenchon estime que l’institution judiciaire a besoin du syndicat de la Magistrature… oubliant que nos compatriotes ont le droit de s’interroger sur la neutralité de juges qui appellent à voter Hollande, et, dans leurs verdicts, sont aussi complaisant avec les racailles multi-récidivistes qu’impitoyables avec les « Auvergnats ». Il est vrai que fasciné par le modèle soviétique, et par les procès de Moscou, Méluche n’a jamais vu la justice autrement que comme un bras armé au service de la cause.

Sixième remarque, faut-il rappeler que la commission « Justice et Libertés » de Parti de Gauche est présidée par Hélène Franco, elle-même magistrate, et longtemps secrétaire générale du syndicat de la Magistrature. Elle fut tête de liste de Front de gauche aux élections européennes, en 2009, et obtint le brillant score de 3,89 % des suffrages exprimés.

Bref, avec Méluche, qui se voit déjà Premier ministre, au lieu d’avoir Taubira, qui n’est qu’un servile relais du syndicat de la Magistrature, on aurait la maison-mère, et Hélène Franco en personne au ministère de la Justice.

Je suggère à mes anciens camarades ce mot d’ordre : Avec Jean-Luc Méchant Con, tant pis pour les cons !

Joël Locin

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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