Jean-Luc Mélenchon a été mis en examen jeudi pour "injures".

Publié le 22 Juin 2012

PARIS - Le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a été mis en examen jeudi pour "injures" à la suite d'une plainte de la présidente du Front national, Marine Le Pen, qu'il a accusée d'instrumentaliser la justice.

Interrogé en 2011 sur des sondages plaçant Mme Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait lancé: "Pourquoi voulez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d'avoir un fasciste à sa tête, pourquoi ils seraient comme ça les Français ?"

La candidate du FN avait dans la foulée saisi le doyen des juges d'instruction de Paris d'une plainte pour "injures publiques", reprochant à M. Mélenchon d'avoir utilisé le terme "fasciste" pour la qualifier.

"Fasciste n'est pas une injure, c'est une caractérisation politique (...) qui est une description d'un processus, d'une identité politique caractérisée par des faits extrêmement précis", a répliqué jeudi M. Mélenchon après sa mise en examen, citant notamment "la haine et le refus des mouvements ouvriers organisés".

"C'est très typique de l'attitude du Front national qui ne cesse de dénoncer les syndicats comme corrompus, comme vendus au patronat", a-t-il poursuivi. "Deuxièmement, c'est une vision de l'organisation de la société par corporation. Voilà ce qu'est le fascisme historiquement".

"J'estime donc que personne n'a à se sentir injurié dès lors qu'il est l'objet d'une caractérisation", a-t-il poursuivi, en accusant son adversaire lors de la présidentielle et des législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais (Hénin-Beaumont) d'instrumentaliser la justice.

"Je pense que la madame a dû venir jusqu'ici dans un moment d'emportement mal maîtrisé et qu'elle va bientôt découvrir que les tribunaux ne sont pas à son service pour éliminer ses adversaires", a-t-il poursuivi.

La mise en examen d'une personne visée par une plainte pour injure ou diffamation est presque automatique, l'affaire se réglant ensuite devant le tribunal.

"Mme Le Pen cherche à se notabiliser depuis plus d'un an. Elle avait un plan com' qui consistait à ne plus se faire traiter ou caractériser d'extrême droite, de fasciste", a estimé Me Raquel Garrido, l'avocate de M. Mélenchon. "Elle veut que son plan com' soit mis en oeuvre, mis en force par la justice. C'est ça l'enjeu".

Mon point de vue: Les arguties juridiques de Mélenchon ne tiennent pas car il sait bien ce que signifie le mot fasciste qui est d'abord et avant tout, une injure dans cette France manquant cruellement de culture historique.

La demande de Marine Le pen de ne plus être classifiée à l'extrême droite ou fasciste me semble justifiée d'autant plus que sur les listes des Préfectures, il existe bien le Front National en tant que parti politique et l'Extrême Droite. De fait, ces deux classifications sont différente tout comme l'est le Front de Gauche de l'Extrême gauche.

Il ne faut pas être un grand clerc pour comprendre que la volonté de Marine Le Pen est mal perçue car elle permettra de lui reconnaître sa réalité: juste la présidente élue par les militants d'un parti républicain. Ce qui est d'ailleurs rarement le cas dans les autres partis politiques dit républicain! Notons que ces donneurs de leçons sont mal placés dans le cadre de la morale républicaine. En effet, le couple Alexis CORBIERE (vice-Président du Front de Gauche et  Raquel GARRIDO (sa compagne) occupent un HLM de la ville de Paris et refusent de le quitter! Cela en dit long sur la valeur qu'ils peuvent bien donner aux mots.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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