Joachim Veliocas obligé d’éduquer BHL, qui cite des philosophes musulmans qu’il n’a pas lus ! Par Lucette Jeanpierre

Publié le 29 Juillet 2014

Bernard-Henri-Lévy, c’était autrefois un nouveau philosophe. C’est toujours une nouvelle façon de faire de la philosophie. Foin de ces vieux textes rébarbatifs ! Au feu ces pavés de plusieurs centaines de pages dont il fallait s’appuyer la lecture ! BHL rend la philosophie plaisante.

Ah ! qu’il est beau, avec sa chemise ouverte et ses cheveux au vent !

Ah ! qu’il est facile à suivre avec sa morale simplifiée et ses indignations sélectives !

Ah ! qu’il est romantique, avec ces noms qui claquent et qui nous emportent dans un ailleurs exotique ! Le nom, dans une oeuvre destinée à faire rêver, cela fait tout. Appelez Lancelot Marcel et Guenièvre Colette, et la geste de la Table Ronde n’a plus aucune allure.

Donc, BHL commença par nous citer Botul. Quel beau nom, à la fois mystérieux et sombre … On sait que le « philosophe » Botul avait été inventé par un journaliste du Canard Enchaîné, mais BHL le cita avec le plus grand sérieux, avant de confondre Pierre Cassen et Bernard Cassen.

Le beau Bernard aux accents sonores et creux a récidivé dans un article intitulé L’honneur des musulmans, paru le 23 décembre 2010. Écoutez moi ça, si c’est beau ! Admirez ces cuivres et ces trompes ! Goûtez ces sonorités orientales :

 » … peut être juif, chrétien, voltairien, athée, on peut n’avoir, avec le Coran, aucune affinité particulière, et être pourtant sensible à la grandeur, la douceur et l’honneur de l’islam quand il a ses sources, aussi, chez Averroès, Al-Kindi, Al-Farabi, Al-Ghazzali ou dans « Les clés du mystère » de Fakhr ad-Din ar-Razi. »

On dirait les abolis bibelots d’inanité sonore de Mallarmé … on ne comprend pas ce que ça veut dire, mais on s’en fout tellement ça sonne bien …

Un qui n’est pas sensible à cette poésie, c’est Joachim Véliocas, le taulier de l’Observatoire de l’islamisation. Un esprit scolaire. Un terne. Un lent. Figurez-vous qu’il ne répond que maintenant à un article de décembre. Il a encore du s’enterrer en bibliothèque pour écrire sa réponse, ce laborieux ! Il est bien fichu d’avoir été lire quelque chose de ces Averroès, Al-Kindi, Al-Farabi, Al-Ghazzali ou de Fakhr ad-Din ar-Razi. Il a du se documenter sur chacun d’eux. Un par un. Auteur par auteur. Livre par livre. Page par page. En prenant des notes. Sans mélanger les citations de l’un avec celle de l’autre. Sans mettre dans le même sac des auteurs qui polémiquaient l’un contre l’autre.

Veliocas nous offre un travail très fouillé, très détaillé, analysant en profondeur les textes de quelques-uns de ces noms orientaux cités par le beau Bernard. Pas tous cependant. Ce complexé a du se croire obligé de se taire sur les auteurs dont il ne trouvait pas les bouquins. Voici un petit résumé sur ceux dont il parle :

Ghazzali (1058-1111)Eminent juriste musulman, il s’est opposé de manière virulente aux philosophes dans son livre Tahafut al-Falasifa (L’incohérence des philosophes) (1095) expliquant que ces penseurs vont à l’encontre de la révélation coranique ; il a également développé toute une philosophie du châtiment dans son Livre du Repentir ; châtiment pour ceux qui boivent de l’alcool, qui écoutent de la musique, et j’en passe. C’est également un penseur de la lapidation des femmes adultères. Toujours dans son Livre du Repentir, il prend l’exemple de la pauvre femme nommée al-Ghâmidiyya s’accusant auprès de Mahomet d’avoir forniqué. Sympa, Mahomet attend que finisse la grossesse avant d’ordonner à ses sbires : « Il remis alors l’enfant à l’un des musulmans puis il ordonna qu’on creuse pour elle un trou jusqu’à la poitrine. Ensuite, il ordonna aux gens de la lapider » . Al Ghazzali a aussi théorisé la distinction entre le « petit jihad » (la lutte armée) et le « grand jihad » (la lutte contre les passions), ce qui ne veut pas dire qu’il a demandé de renoncer au « petit jihad ».

Averroès : C’est aussi un théoricien du jihad : « Les nations de l’extérieur […] doivent être contraintes.(La conversion ou la mort par le glaive.ndlr Gérard Brazon) Dans le cas de nations difficiles, cela ne peut se produire que par la guerre. Il en est ainsi dans les lois qui procèdent conformément aux lois humaines, comme dans notre loi divine. Car les chemins qui dans cette loi conduisent à Dieu […] sont au nombre de deux : le premier passe par le discours, le second par la guerre » (Averroès, Commentary on Plato’s Republic,éd Ralph Lerner, Ithaca/Londres,1974, I,VII,11,p.26,14-18). (Ce qui confirme qu'il y a bien une continuité entre Avérroes et le prétendu Calife d'Irak qui assassine les Chrétiens de Mossoul en 2014. ndlr Gérard Brazon)

Al-FârâbiDans ses Aphorismes (Fusûl), il dresse une liste de 7 raisons justifiant la guerre. En premier lieu vient la guerre défensive, mais le deuxième point évoque la guerre offensive d’appropriation du butin. La troisième raison est fallacieuse, il s’agit de présenter la défaite du vaincu comme un bienfait, l’invitation à l’islam étant forcément positive. La quatrième raison est la conquête de réservoirs à esclaves, de peuples arbitrairement considérés comme de nature servile.

Fahr ad-Din ar-Razi (1150-1210) : C’est aussi un théoricien du châtiment, auquel il trouve une valeur mystique. Il insiste en particulier sur la mise à mort de l’apostat.

Lucette Jeanpierre

L’article de BHL :

http://laregledujeu.org/2010/12/23/4035/l%E2%80%99honneur-des-musulmans/

La réponse de Joachim Véliocas :

http://www.islamisation.fr/archive/2011/01/25/retour-sur-la-tribune-de-bhl-dans-le-point-gaffes-bevues-et.html

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

Commenter cet article

aupied 30/07/2014 14:25


Ce type , est un clowm , c'était peut-être quelqu'un  avant , mais maintenant ?? sa côte  étant en berne il fait n'importe quoi pour se faire remarquer , 

Walker 30/07/2014 10:01


Gauloise il me semble avoir marqué PIPIsophe...


Alors philosophe oui mais à l' eau de boudin ou philosophie de bas étage. Le style préfabriqué que l' idiot de base aime entendre.


N' oublions pas non plus que juifs et arabes sont au départ un seul et même peuple.


Le bon et le mauvais...


Et vous avez raison... ce juif n'a aucune chance d'être un "juste" car ce n' est qu' un traître à sa race !


 


 

LA GAULOISE 30/07/2014 07:05


UN GRAND PHILOSOPHE BHL ?    CE N EST QU UNE BAUDRUCHE PLEINE DE VIDE . ET ENCORE UNE FOIS , PARDONNEZ MOI  , MAIS UN JUIF QUI DEFEND L ISLAM ...... !!!!!!

Walker 29/07/2014 23:50


BHL un très grand pipisophe mais aussi un vulgaire drogué.


Et les deux forment un fou dangereux en liberté. Le pire c'est qu'il se croit irrésistible !