Jour de Colère : 40.000 manifestants, 500 anti-juifs. Par Alon Gilad. Préface Gérard Brazon

Publié le 1 Février 2014

Gérard Brazon2 Ce dernier dimanche, les médias ont mis l'accent sur les demeurés antisémites qui hurlaient "Les juifs dehors". J'aurais aimé les entendre vilipender les "Morts aux juifs" des véritables antisémite issus de l'immigration islamique lors des prières de rue et sur la Place de la Concorde devant des policiers qui n'ont pas eu la délicatesse d'intervenir comme d'autres le font pour pousser Béatrice Bourges à arrêter sa grève de la faim.

Mais la France a les journalistes qu'elle mérite puisque le peuple de France semble croire le discours médiatique du chat écrasé en Afghanistan plutôt que la misère humaine française et le déni de démocratie patent. Les menteurs ont raison. La vérité est révolutionnaire disait Orwell. Ils sont les acteurs de la véritable inversion des valeurs.

Des élus prévaricateurs, condamnés par la justice seront élus de nouveau Maire de leur ville du fait que des électeurs votent encore pour eux.

Les mariages "consanguins" entre le politique et le journalisme sont une réalité. Chacun se tenant par la moustache ou le soutien gorge. 

Alors il y avait des antisémites dans cette manifestation. J'y étais et je n'ai rien entendu. Mais il étaient si peu nombreux face à la masse de manifestants que nos chers journalistes n'ont vu qu'eux. Etonnant.

Gérard Brazon

 Par Alon Gilad de Riposte-Laïque

Les hasards du calendrier politique nous ramènent, me semble-t-il, à nos fondamentaux. En le disant ainsi, est-ce que je ne deviens pas un « fondamentaliste », quelqu’un de pas très souple et de plutôt borné, quelqu’un qui ruminerait de vieilles rancœurs et ranimerait des querelles surannées ?

En effet, j’ai eu depuis deux jours, à ferrailler avec de bons amis, au sujet de la caractérisation de la manifestation des « français en colère » qui a eu lieu dimanche dernier.

Un ami a voulu y voir un hétéroclite rassemblement de dangereux liguards antisémites.

Un autre a même dénoncé le fait : que la manifestation était, pour l’essentiel, d’accord pour dire que les jours de séjour à l’Elysée étaient, pour le Président Hollande, derrière lui, qu’il devait faire sa valise et suivre le conseil impératif que lui donnera un jour cette brave Ségolène : fais tes valises, et pars immédiatement !

Un autre ami, qui a suivi physiquement le cortège, a ramené à de plus modestes proportions les débordements s’exprimant contre le CRIF et plusieurs fois contre « le Juif – en tant que personne- auquel la France n’appartient pas ! »

Il est vrai que les franches rigolades canalplusiennes de chez Ruquier ont de quoi inquiéter. On a pu en effet voir une émission montrant un  gugusse se croyant rayonnant d’humour, – noir l’humour, noir- faisant un jeu de mots laid sur le « coup parti tiré en scooter », par l’encore Président de la 5ème république en état de coma prolongé, et sur le « coup tiré en scooter » par le djihadiste plusieurs fois assassins, Mehra.

Cela a fait se tordre de rire les côtes de l’animateur et de ses invités. Oui, répétons-le, il y a de quoi s’inquiéter

Mais à la différence de mes amis, je ne caractérise pas la manifestation du dimanche passé par les quelques enclaves pogromo-djihadistes manifestes que l’on y a vues, entendues et filmées. Néanmoins, je suis d’accord avec l’un d’eux pour dire : que la Dame Bourges, qui en fut un pivot, un porte-parole, se doit de se démarquer, clairement et publiquement, des candidats-assassins réinventant les slogans du « protocole des sages de Sion ».

Quinze personnes derrière le symbole celtique qui fut celui « d’ordre nouveau » ; deux à trois centaines derrière les énergumènes Soral et Dieudonné ; quelques dizaines appartenant à des franges catholiques confites dans l’idéologie inquisitoriale, selon laquelle : « les méchants Juifs infidèles ont mis à mort notre seigneur Jésus ».

En d’autres termes, en tout et pour tout, on a eu dimanche passé, sur 30 à 40000 manifestants, un demi-millier, maximum, pour prétendre que la source commune des différents maux dénoncés c’était… le Juif et son organisation « communautaire » non-religieuse, le CRIF.

Question : pourquoi invoquer ici Maimonide ?

Parce que le grand érudit, – contraint quelques temps à subir l’humiliation (sous peine de mise à mort immédiate en cas de refus) de la conversion à l’islam, lors du vaste djihad almohade mené des bords du Niger, jusqu’en Espagne conquise-, nous donne une des clés, pour la compréhension de l’actuelle situation.

L’ami qui a parcouru le cortège de dimanche dernier m’expliquait : que les dieudono-soraliens vomissant le Juif se trouvaient être, pour la grosse majorité de leur modeste effectif, de jeunes hommes venus de banlieues, portant capuche, et appartenant à deux « minorités visibles », musulmanes, noire et/ou blanche.

La matrice de la haine furieuse, la haine la plus belliqueuse et sûre d’elle, dans cette manifestation comme dans tant d’autres lieux, en France et ailleurs, ce n’est pas celle héritée de l’universitaire allemand Wilhelm Marr, – le théoricien de  l’antisémitisme moderne.

La matrice en est eschatologique

La matrice de la haine la plus redoutable, celle qui transforma un jeune homme de Toulouse en assassin volontaire et implacable d’enfants juifs, c’est une haine… « Re-li-gieuse ».

Alors venons-en à Maïmonide, le quelques temps musulman malgré lui. Relisons-le, dans l’épître au Yémen. Maïmonide écrit à son correspondant :

« Il n’y a pas eu contre Israël de nation plus hostile qu’elle, ni de nation qui ait fait preuve de méchanceté systématique pour nous humilier, nous rapetisser et nous détester comme eux –les Ismaélites-. Même le roi David, que la paix soit sur lui, lorsqu’il vit, par l’esprit saint, tous les tourments qui attendaient Israël, commença par crier et se lamenter, au nom de la nation, à cause des malheurs des fils d’Israël, en disant : «  Quel malheur pour moi d’avoir séjourné à Mechec, demeuré près des tentes de Kédar ». Maïmonide poursuit, évoquant ici David : « voyez comment il appelle Kédar, parmi les fils d’Ismaël- parce que le dément (Mahomet) est de la descendance de Kédar, comme cela est connu par sa généalogie ».

Maïmonide, – qu’un invité de l’émission dominicale « islam » n’hésitera pas à présenter comme étant un grand intellectuel et penseur musulman-  poursuit : « il faut supporter les tromperies d’Ismaël et ses mensonges et garder le silence devant eux ; on s’appuie pour cela sur le verset écrit à propos de ses fils : » Michma, Douma, Massa… » (Gen. 25, 14) – tels sont les fils d’Ismaël-, ce qui signifie : écoute, garde le silence et supporte. » Moïse Maïmonide,  Epître au Yémen.

Le retour sur le passé nous ramène à la forgerie la plus vigoureuse, la plus vindicative, d’où sortent, comme des geysers chroniques, les flots les plus violents des diatribes assassines. On en a en effet vu dimanche passé, venus se coller, comme pour la dénaturer ou lui donner un autre signe, à la protestation politique qui n’est ni « d’extrême gauche », ni « d’extrême droite », qui est seulement protestation légitime, sociale, économique, et devenue politique.

Ce n’est donc pas le dieudono-soralisme qu’il faut combattre, qui manipule et instrumentalise

A l’inverse, c’est lui qui se trouve embarqué, instrumentalisé, manipulé, par le parti du djihad universel mené tactiquement, en s’employant à rassurer les uns pour anéantir les autres, pour revenir aux uns un peu plus tard. Pour parler clair, on ne peut combattre le soralo-dieudonisme, en restant confiné dans les catégories « droite-gauche », ou « extrême droite - extrême gauche ».

La stratégie et la tactique des Frères musulmans du parti « tunisien » Ennahda sont instructives à cet égard

C’est ce parti, – encore abusivement présenté samedi passé sur la chaîne LCP comme étant un « parti modéré » qu’il ne faudrait surtout pas combattre, surtout à la vigoureuse manière égyptienne néo-nassérienne-, qui a mené campagne pour que la nouvelle constitution tunisienne intègre, comme un élément organique de l’identité nationale tunisienne : le combat contre Israël, la destruction de « l’entité sioniste », l’interdiction légale, permanente et définitive, de toute relation commerciale, industrielle ou culturelle entre la Tunisie, ses habitants, et Israël et ses propres citoyens Juifs ou Arabes.

Deux intervenants (deux journalistes français spécialisés), présents sur le plateau de la LCP, n’eurent néanmoins de cesse de se faire les avocats de l’honorabilité et de la modération de la section tunisienne du parti international du djihad universel aux formes diversifiées par les déclinaisons de la « taqyya ».

Là réside le véritable problème et le danger mortel, à savoir : la prolifération de chevaux de Troie –des amoureux ou des personnages en empathie plus ou moins intéressée avec l’organisation des « frères musulmans »- de taille, de vigueur et de pugnacité variées.

Alon Gilad

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Du côté des médias

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Marie-claire Muller 02/02/2014 20:15









Valls parle de Dieudonné aux francs-maçons



le 31 janvier 2014 18H49 | par

François Koch





Au cours de la cérémonie de vœux qu’il a offerte aux
obédiences maçonniques le 30 janvier en début de soirée au ministère de l’Intérieur, Manuel Valls exhorté les francs-maçons à se battre contre les extrémismes,
l’extrême-droite, Dieudonné en particulier… et en stigmatisant les attaques indignes de la manifestation « Jour de colère » du 26 janvier dernier.


Dans un discours très républicain, où le terme laïcité a été utilisé plusieurs fois, Manuels Valls a souligné le rôle positif de la franc-maçonnerie dans la construction de la République
française.


Pour écouter le ministre Valls, boire le Champagne et déguster les petits fours, 35 francs-maçons se sont déplacés au ministère de l’Intétieur sur les 50 prévus. Quatre
obédiences étaient représentées : GODF, GLNF, GLFF et GLAMF. Chacune avait été invitée par l’Intérieur à composer sa délégation.


Pour le GODF, plusieurs conseillers de l’Ordre représentaient le Grand Maître Daniel Keller (retenu à Brignoles pour une conférence où il expliquait pourquoi un franc-maçon ne
peut pas être membre du FN) et l’on comptait également trois anciens Grands Maîtres : Philippe Guglielmi, Alain Bauer et Jean-Michel Quillardet.




Yvette Roudy



La Grande Maîtresse Catherine Jeannin-Naltet représentait la GLFF… et était accompagnée d’Yvette
Roudy, ex ministre des Droits de la Femme. Alain Juillet, Grand Maître, représentait la GLAMF, et Jean-Pierre Servel, Grand Maître, la GLNF.
Roger Dachez était également présent pour l’IMF.


Plusieurs dignitaires ont été surpris de l’absence de représentants de la GLDF et de la FFDH (alors qu’une excellente source me précise que ces deux obédiences étaient
invitées).


De mémoire de maçons, c’est la première fois qu’un ministre de l’Intérieur offre une cérémonie de vœux aux obédiences. Nicolas Sarkozy l’avait fait, mais en tant que Président de la République.


[GODF : Grand Orient de France. GLNF : Grande Loge Nationale Française. GLFF : Grande Loge Féminine de France. GLAMF :
Grande Loge de l'Alliance Maçonnique Française. IMF : Institut Maçonnique de France. GLDF : Grande Loge de France. FFDH : Fédération Française
du Droit Humain.]

mika 01/02/2014 19:43


En immersion dans la manifestation "Jour de Colère" - 26/01/2014



https://www.youtube.com/watch?v=g1qL-nIC3Tw



Publiée le 26
janv. 2014


Un
des vidéaste participait à la manifestation, dans le cortège "Liberté d'expression". Il y a vu la France de la diversité. Voici son compte-rendu.