Jour de colère pour quoi pour qui ? Par Ahmed Ghlamallah

Publié le 29 Janvier 2014

Par Ahmed Ghlamallah

Un rassemblement hétéroclite et inhabituel de corporations, de métiers, de payeurs d’impôts excédés, d’entrepreneurs ruinés ou acculés à la faillite par la banque. Des citoyens inquiets de la restriction des libertés et d’autres désireux de faire savoir qu’ils sont en colère contre un gouvernement indifférent à leur détresse et sourd à leurs revendications.

On ne peut pas les citer tant ils étaient nombreux, un temps réunis par-delà les clivages qui, en régime républicain, les opposent habituellement les uns aux autres. Cela va des paysans aux employés du tertiaire en passant par les professions libérales, soit toute la France en ses diverses couches sociales, de tous âges, de toutes origines et conditions, de toutes sensibilités aussi. Ils étaient tous venus témoigner de leur ras-le-bol et de leur colère, malgré la fraîcheur hivernale et la pluie abondante qui s’est déversée sur leur tête.

 
L’ambiguïté du thème rassembleur – diriger sa colère contre François Hollande et son gouvernement – paraissait trahir, a priori,  la ficelle employée par les syndicats et les partis dits de gauche qui, en 2012, avaient dirigé la colère « des travailleurs » contre Nicolas Sarkosy. Technique de bouc-émissairisation qui permet de canaliser le mécontentement en le dirigeant contre une personne, le président de la république en l’occurrence, et non contre l’oligarchie mondialiste et l’UE qui tirent les ficelles, dont il n’est que l’exécutant. Un président de la république dont la fonction s’apparente désormais, à l’instar de certains grands patrons, à celle d’un administrateur pour le compte d’autrui.

 

Mais non, ce n’était pas vraiment cela. Jour colère s’est produit en dehors des syndicats et des partis institutionnels – bien qu’il ne soit pas exclus que des formations partisanes, à l’affût et toujours promptes à la récupération, aient discrètement manifesté leur bienveillance. 
Jour de colère s’est donc produit, à la satisfaction du plus grand nombre, sans les mots d’ordre convenus, fabriqués par des bureaux de com’ attitrés, et sans le folklore fumigène auquel la gauche et la droite institutionnelle ont accoutumé.
La joie aussi d’entendre, parmi d’autres, un slogan comme « l’Union européenne, dissolution ! »
 
L’impression que l’on retient de Jour de colère est que toutes les banderoles déroulées, tous les slogans criés et tous les propos échangés traduisent les doléances d’un peuple dépossédé de sa nation et de son droit à conduire son propre destin.
Quels seront les hommes politiques que nous aimerions neufs, intègres et aimant leur pays qui vont rassembler ces doléances dans des cahiers ? Quels seront les hommes qui vont incarner les revendications qu’on y aura consignées et qui, avec détermination, diront au peuple de France : Nous savons ce à quoi tu aspires et, ensemble, nous nous emploierons à le concrétiser ?
 
Ahmed Ghlamallah

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mika 29/01/2014 18:50


Gaspard Proust du 05/10/2013



https://www.youtube.com/watch?v=-jIEAuiTKyc

Pivoine 29/01/2014 18:22


En 1995 et en 2002, un homme qui avait les qualités requises pour redresser la France, la sortir de l'Europe et du mondialisme (avec ses effets délétères comme l'immigration musulmane de masse),
s'est présenté à l'élection présidentielle, et a obtenu moins de 5 % des voix au premier tour. Je ne parle pas de Jean-Marie Le Pen car lui ne voulait pas le pouvoir (et il faisait plus). Cet
homme était Philippe de Villiers. Il avait tout pour lui : l'intelligence, la stature d'un homme d'Etat, la fermeté, et l'honnêteté. Il n'y avait qu'à l'entendre parler pour voir que lui, au
moins, aurait tenu ses promesses. De plus, il connaissait les problèmes, et avait les solutions.


Malheureusement, les Français, qui sont d'une stupidité affligeante, n'ont pas voulu le voir. Ils n'avaient aucune estime pour lui, quand bien même le département (la Vendée) qu'il a dirigé
pendant des années se portait comme un charme, comparé au reste du pays. Très peu de chômage (il militait pour la suppression de la taxe professionnelle, car il avait compris que la fiscalité
avait provoqué les délocalisations, et donc la désindustrialisation de la France), pas d'endettement.


Aujourd'hui les Français paient le prix de leur aveuglement politique, et quelque part, ils ne sont pas à plaindre. C'est pourquoi je comprends l'attitude de Philippe de Villiers, qui s'est un
peu mis en retrait de la politique, et a laissé le soin à d'autres de s'occuper du parti qu'il a fondé (Mouvement pour la France).


Parce que franchement, il y a de quoi être écoeuré par la très grande majorité des électeurs qui préfèrent voter pour des suppôts de Satan, ou s'abstenir !

asperian 29/01/2014 16:44


Excellente analyse...