Jules Ferry et le mot race : il évoque la Nation et c’est la voix de la République qui tonne !

Publié le 18 Mai 2012

l'antiracisme rend fou ou idiot? Les deux mon général! La France de la culture historique et politique ne cesse de tomber de plus en plus bas! L'inculture, le relativisme imbécile des politiciens et autres associatifs de gauche fait peine à voir mais entraîne hélas la France dans un abîme sans fond! 

Alain Rubin - Riposte-Laïque

L’hommage à Jules Ferry risque de faire long feu. En effet, cet hommage déplait souverainement à Monsieur le Maire PPM de Fort de France, Serge Letchimy. Ce matin, la chaîne d’outre-mer lui donnait la parole à ce sujet.

Pourquoi ? Parce que –dit notre élu en colère – Jules Ferry qui soutint l’expansion coloniale française aurait partagé la théorie de l’inégalité des races. Letchimy agit dans cette affaire comme dans sa polémique ridicule avec l’ancien ministre Guéant. Il confond l’inégalité des cultures humaines, - du point de vue de la marche de l’humanité vers son émancipation par la maîtrise de son milieu et de ses forces productives, du point de vue d’une conception de combat politique pour le progrès social et politique fondé sur l’élargissement des droits de la personne humaine indépendamment de son sexe et de son origine -, avec l’idéologie selon laquelle il y aurait des groupes d’humains génétiquement inférieurs ou plus mauvais, qui se caractériseraient par une pigmentation particulière ou une forme d’attribut nasal spécifique….

Oui Ferry, revient ! Ils sont franchement ignares, cela les rend politiquement fous !

Après sa fausse colère, une grosse colère d’ignare, contre l’ancien ministre Guéant, le Maire de Fort de France montre, après Staline, que les plus proches des grands esprits sont aussi leurs ennemis intimes, leurs assassins, au physique et/ou au moral.

Césaire ne se serait certainement pas ainsi abaissé et embarqué dans une polémique artificielle contre François Hollande, pour lui reprocher, avec d’aussi dérisoires et anachroniques arguments, de se souvenir avec ferveur de Jules Ferry, un des trois Jules, un des trois piliers de la restauration de la république, après l’épisode néo-monarchiste qui suivit l’écrasement de la Commune parisienne de 1871.

Letchimy confond. Mais que ne confond-il pas ?

Ce n’est pas un crime de confondre et de ne pas tout savoir. Mais c’est une faute majeure, lorsqu’on est investi par le Peuple et que l’on dit parler, avec autant de vacarme, en son nom.

Letchimy, l’ancien factotum d’Aimé Césaire, parvenu, (comme le célèbre géorgien), à s’emparer de l’appareil de son parti, confond les périodes de l’Histoire. Il ne sait pas, ou il a oublié, que le sens donné au mot « race » par Jules Ferry n’a pas celui que l’on entendra dans la bouche de Gobineau, puis dans celle du chef du national-socialisme allemand.

« Race » n’avait pas alors chez Ferry le sens que l’on retient en 2012. Il ne s’agit pas de l’inégalité des races ; il ne s’agit pas de l’inégalité de groupes physiques ou, dirait-on aujourd’hui, de l’inégalité et de la supériorité intellectuelle intrinsèque de groupes humains par rapport à d’autres.

Dans la bouche de Ferry, le mot « race » avait le sens de nation, le sens de culture, celui de produit dynamique de l’Histoire, résultats toujours provisoires d’actions et de réactions des populations cristallisant, mais rien d’innée, rien de définitif, rien de « racial ».

C’est d’ailleurs pourquoi Ferry, Jules Ferry, le grand Ferry, pas le petit (l’ancien minsistre Luc Ferry), croyait dans le devoir civilisateur du peuple français, que son combat avait transformé en outil de l’Histoire et chargé d’aider les peuples à briser leurs chaînes physiques et mentales.

Si l’on regarde du côté du mouvement ouvrier, je ne parle pas des gépéoutistes assassins, mais d’hommes sincères et devoués à l’émancipation humaine qui suivront cependant Staline, il y en avait qui parlaient, avec emphase et réelle conviction, « du peuple et de la patrie soviétiques » et de leur mission historique. Ils suivaient en cela ceux des « socialistes patriotes », les « sociaux patriotes », qui iront donner volontairement leur vie dans les tranchées de 1914-1918, convaincus que la France de la République et le peuple qui l’incarnait étaient pour toujours la France de 1792, la France qui avait changé positivement la face du monde.

Quand Jules Ferry s’exprime, c’est la voix de la « république universelle » qui tonne !

C’est ce que le petit politicien de quartier -qui croit qu’il suffit de mettre ses petits pieds dans ses bottes de sept lieux, pour devenir Césaire- ne comprend pas ou ne veut pas comprendre.

Ruse minable que cette nouvelle colère feinte ? Manœuvre cynique et sans principe contre la république démocratique, au nom d’une idéologique, imaginaire et ridicule, « égalité » des cultures, idéologisant la stagnation et la décomposition sociale ? L’avenir le dira.

Alain Rubin

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article

LA GAULOISE 19/05/2012 08:44


Paronnez moi de me répéter, mais, quel dommage que le ridiule ne tue pas : ( pas d'arme du crime et en sus nous serions débarrassé d'idiots patentés!)

Loly 19/05/2012 07:57


ARTICLE PREMIER.



La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son
organisation est décentralisée. 
La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales. ( Constitution
française)


Une race humaine est une subdivision de l'espèce humaine dite
espèce Homo sapiens1. (wikipédia)