16 mars 1962: la France, l'Algérie, la FNACA, les Pieds Noirs, les Harkis et cette douleur...

Publié le 16 Mars 2011

 Un article de journal qui fait un peu de bruit dans le landerneau des anciens combattants. Beaucoup parmi ceux qui ont "la guerre d'Algérie" n'apprécie que très modestement la volonté de la FNCA de Basses-Soule Monsieur Harguindeguy de prendre langue avec des représentants du FLN afin de réécrire « une histoire croisée » de cette guerre.

Bien entendu, nous connaissons tous les origines de la FNCA: Créée en pleine guerre d'Algérie, le 21 septembre 1958, la FNACA, Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie, est l'association spécifique des anciens combattants en Afrique du Nord. Comme le stipule l'article 2 de ses statuts, elle est indépendante à l'égard des pouvoirs publics et de tout parti politique.  

Pour être tout à fait juste, l'une des revendication de la FNCA passe mal comme celle de faire du 16 mars 1962 une date commémorée en France comme « Journée Nationale du Souvenir et du Recueillement, non fériée, non chômée » alors que les massacres se sont poursuivis bien après les accords d'Evian comme nous informe le site historique Hérodote.

Pourtant, le cessez-le-feu du 19 mars est loin d'aboutir à un retour au calme immédiat. Les combats et les massacres se prolongent jusqu'au 3 juillet et redoublent même de violence. Leurs principales victimes sont les Pieds-noirs et lesharkis, touchés par les représailles du FLN (Front de libération nationale). Les luttes entre fractions du FLN pour le pouvoir coûtent font également couler beaucoup de sang.

L'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), créée en 1961 en réaction au «lâchage» de l'Algérie par le général de Gaulle, multiplie les attentats aveugles après le cessez-le-feu. Elle est responsable d'environ 2.400 assassinats de Français et surtout d'Algériens.

Le 26 mars 1962, des tirailleurs algériens de l'armée française font plus de cinquante morts en tirant à Alger sur une foule de manifestants européens qui protestaient contre le bouclage de leur quartier. Ce bain de sang et celui du 5 juillet 1962, à Oran, accélèrent la fuite des Pieds-Noirs et Juifs sépharades vers la France, où ils débarquent avec leurs valises pour seuls biens.

Ou des Harkis : http://www.harkis.info/portail/article.php?sid=1092410139

          Alors, quoi qu'on en dise, il est difficile de vouloir commémorer à cette date, des accords qui ne furent pas respectés par la partie adverse. Sans tenir compte non plus des tombereaux d'ignominies déversées sur l'action de la France en Algérie. Il suffit pour s'en convaincre, de voir la jeunesse algérienne tentée de rejoindre la patrie des anciens colons qui seraient par définition, d'horribles salopards. 

Bref, cette page d'histoire n'en finit pas de ne pas se refermer. Et ce n'est pas en tendant une joue aux anciens ennemis, que l'on évitera de se faire botter les fesses par le Président Algérien. 

Gérard Brazon

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire de France

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