L'Europe: Sortir de l'Euro est-ce possible?

Publié le 18 Mars 2011

            Les 12 étapes pour sortir de l'Euro. C'est 12 étapes sont-elles réalisables? Je ne suis pas un économiste. Je constate que des pays européens tout en faisant parties de l'Union Européenne n'ont pas l'Euro et ne s'en tirent pas si mal que ça.

          Alors certes, les médias, les politiques nous disent que ce n'est pas possible sans que cela entraîne des coûts énormes. Sans doute, mais qui croire au fond. Lorsque nous étions au Franc, l'Euro devait être la monnaie du pouvoir d'achat. Avec l'Euro, le français allaient vivre heureux et sans problème. Qu'en est-il?

        Dans tous les cas, l'Euro permet de mieux voyager. Il vaut mieux avoir des euros que des dollars quand on voyage dans différents pays. Ce que ne fait pas l'immense majorité des Français. Et pour cause, l'essentiel de leur pouvoir d'achat est capté par des dépenses incompressibles comme le loyer, la nourriture, le gaz et l'électricité. Une fois ces dépenses réglées, la plupart du temps, ils sont raides et rament jusqu'à la fin du mois. Alors les voyages...

       Bon, il reste les frais de douane, ceux des échanges de monnaies, etc. Mais là aussi, on nous avait dit que les entreprises allaient gagner de l'argent sur ces frais et qu'ils pourraient réinvestir dans l'emploi et les investissements productifs. Seulement, les entreprises se sont entre temps délocalisées. Exit les économies de gestion des monnaies. Adieu le Franc, bonjour le rêve de l'Euro nous avait-on dit. Qu'en pensez-vous chères lectrices et chers lecteurs?

           Quelques années plus tard, les prix ont été multipliés par 6,56. Une baguette de pain vaut de 0,90 à 1,30 €. L'essentiel, le vital est devenu hors de prix. Alors oui, à contrario il semble que le secondaire ait baissé comme le prix de la Hi FI, les télévisions, les voitures, etc. Certes, d'autres dépenses sont devenues incontournables alors qu'elles sont en réalité secondaires comme le téléphone portable et leurs abonnements sans compter internet. Le poste communication est devenu exorbitant. Chaque individu, dans une famille y compris modeste, à son abonnement de mobiles, son abonnement télévision, etc. Les nécessités ont évoluées et sont impossibles à comparer avec l'époque du franc.

         Pour autant, la question que je me pose en bonignorant économiste, en bon Français lambda: pourquoi serait-il impossible de quitter cette monnaie unique? Tout comme il serait impossible de quitter l'Union Européenne, tout comme il est obligatoire d'appliquer les directives européennes, tout comme il est impossible de se soustraire aux jugements de la cours européenne, tout comme l'obligation d'abandonner encore et toujours plus de notre souveraineté au profit d'une commission non élue, d'un conseil européen ayant tous les pouvoirs sans mandat du peuple (même si ces acteurs sont élus directement ou indirectement par le peuple du pays d'origine).

        Ce que je crois, moi qui ne suis qu'un pauvre petit Français insignifiant, un misérable ver de terre, un incompétent économique, c'est que l'Europe est en réalité une machine de destruction des nations. C'est même sa fonction première. Tuer l'idée de la nation pour imposer un marché sans âme, sans histoire et sans racine au service d'Eurabia. 

         C'est le constat que je fais de cette Europe. Pour ma part, je demande moins d'Europe. Une Europe ou les nations, les cultures, les racines seraient respectées. "De quel droit mon Camembert devrait-il être pasteurisé alors que je l'aime au Lait cru et moulé à la louche " me disait un citoyen lambda dans un supermarché de la région parisienne devant tous les camemberts étalé dans les rayons.

       Je demande une Europe ou la France aurait sa place, toute sa place et sa langue ne serait pas mise de côté au profit d'une langue mondiale, une sorte de sabir anglais. Une Europe ou la valeur de l'homme dépasserait celle du consommateur, une Europe ou la France retrouverait le droit de réguler son immigration et d'instaurer ses lois sans subir les foudres des tribunaux européens, retrouver le droit de choisir de vivre dans une société respectueuse de son Histoire et de son passé. Une Europe comme celle qu'imaginait le général Charles de Gaulle et non cette pieuvre qui nous étouffe et étouffe toutes les Nations aujourd'hui.

Gérard Brazon

 

          Voici pour information et en étude les 12 étapes qui sont proposées par Marine Le Pen si des économistes souhaitent donner leurs éclairages, qu'ils ne se gênent pas. 

 

1. Négocier avec les autres pays européens qui souffrent de la monnaie unique une 

« sortie groupée » de la zone euro et de l’Union Européenne, ensemble et le même 

jour. Ces pays sont l’Irlande, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Belgique,… 

Retrouver ainsi le groupe des pays européens aux monnaies libres : Suisse, Norvège, 

Suède, Danemark…

2. Créer un « ministère des Souverainetés », ministère technique transversal chargé 

de coordonner la restauration de la souveraineté de la France dans tous les domaines 

(monétaire, budgétaire, commercial, migratoire, militaire, diplomatique, juridique, etc…)

 

Comment sortir de l’euro ? Les 12 étapes essentielles.

3.  Préparer la fabrication de la nouvelle monnaie nationale, le Franc pour éviter la 

rupture des  signes monétaires (pénurie de billets de banque). Les imprimeries de 

Chamalières (comme aujourd’hui) produiront au fur et à mesure, sous contrôle de la 

Banque de France, des billets (5, 10, 20, 50, 100, 200, 500 Francs) et à moindres coûts. 

Les chéquiers en € pourront également rester en vigueur par simple substitution de 

l’Euro en Franc.

 

4. Restaurer la Banque de France dans ses prérogatives d’institution monétaire (mais 

elle conservera son autonomie vis-à-vis de l’Etat !) et dans son rôle de définition de la 

politique monétaire de la France, en coopération  avec le ministère de l’Economie et 

des Finances ;

  

5.  Abroger la loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’Etat d’emprunter à la Banque de 

France et qui l’oblige à se financer de façon onéreuse auprès des banques privées et 

des marchés financiers internationaux.

 

6. Seule, ou avec d’autres pays, la France annonce officiellement qu’elle se dote d’une 

monnaie nationale, le Franc, et qu’elle quitte en conséquence la zone euro, afin de 

sortir de la crise mortelle qui l’affecte. Instantanément, l’euro perd le peu de crédibilité institutionnelle qui lui reste.

 

Au moment de la sortie :

Institutionnellement, « battre monnaie » est le privilège régalien d’une Nation et donc un 

retour à la souveraineté monétaire; cela implique qu’une ordonnance (Art. 38) de notre 

Constitution autorisera le gouvernement à agir dans l’urgence pour sauvegarder la stabilité. 

 

7. Mettre en circulation les nouvelles pièces et billets de Franc et autoriser la double 

circulation avec l’Euro pendant 1 à 2 mois. Opération conduite sous la supervision de 

la Banque de France ;

 

8. Etablir de façon temporaire un contrôle des changes, levé, une fois la situation 

financière stabilisée ;

 

9. Au bout de 2 mois de double circulation, seul le Franc a cours légal en France ;

 

10. La parité fixée est la suivante : 1 euro = 1 franc avec un taux de change fixe et 

ajustable (si euro monnaie commune), pour maintenir au mieux le pouvoir d’achat. 

Par conséquent : 

Le prix des biens de consommation ne changera pas pour éviter à nouveau un 

mouvement très inflationniste comme lors du passage du Franc à l’Euro.  Ex: la 

baguette d’1 € passerait à 1 Franc et non à 6,57 F (en 10 ans, perte de 40 % de 

pouvoir d’achat !)  Il n’est pas question de revenir au Franc «Pinay» soit 1 € = 6,57 F;


11. Désormais, la politique monétaire de la France est conduite conjointement par le 

ministre de l’Economie et des Finances ainsi que le gouverneur de la Banque de France, 

sous contrôle populaire, par une commission de surveillance parlementaire ;

Dans un premier temps, le Franc devrait paradoxalement se réévaluer de X % face au 

Dollar, à la Peseta, à la Drachme, à la Lire, à la Livre Sterling, etc.., compte tenu de 

l’état relatif  (par rapport à la France) de décomposition des économies des pays de 

la zone euro  (hors Allemagne) voire des USA. Grâce à notre politique économique et 

à la stabilité monétaire que nous allons rétablir au niveau domestique, nous serions 

dans un deuxième temps contraints de pratiquer une dévaluation compétitive maîtrisée

(acte politique fort et positif pour le pays), tout comme les USA et la Chine la pratiquent 

actuellement.

Cette dévaluation prévisible de l’ordre de 20 à 25 % du Franc aurait plus d’avantages 

que d’inconvénients. Elle augmenterait certes de 20% la dette extérieure, souscrite en 

Euros (à condition que l’Euro existe encore !), soit 67% de la dette. Ce qui représente 

une augmentation de 10 points environ de dette par rapport au PIB, loin du tsunami 

parfois annoncé par les tenants de l’Euro. Ceci est sans compter bien entendu le 

phénomène inflationniste inévitable dû au désordre monétaire mondial !

Surtout, cette dévaluation produirait des effets très positifs sur la dynamique de 

l’économie nationale, compensant largement la hausse provisoire de la dette : gains 

de compétitivité, soutien aux exportations. Parallèlement, nous allons grâce à la 

« déprivatisation de l’argent public » (fin de l’open market) – soit une « monétisation de 

la dette » pour obtenir une capacité d’autofinancement allouée à l’économie réelle, par un 

dégagement d’excédents budgétaires  – entamer aussi un mouvement de résorption de la 

dette plus rapidement, sans désastre social. Selon nos prévisions et avec notre modèle 

économique patriotique, il est possible de recouvrer l’équilibre budgétaire à partir de 

2016  et de  résorber une majorité du capital dette publique à l’horizon  2025. Cette 

politique monétaire était celle des trente glorieuses !

Après la sortie :

12. Un an après la sortie de l’euro, le ministère des Souverainetés publie un premier 

bilan de l’impact de cette décision sur l’économie française, son industrie, son 

commerce, le pouvoir d’achat et l’emploi. Le cas échéant et en fonction de l’évolution 

future du SMI, le Franc pourrait être adossé ultérieurement à un étalon monétaire 

polymétallique constitué d’un panier de monnaies et de métaux précieux  (Or, argent 

platine, platinum..).

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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jeune économiste 19/03/2011 00:12


du grand n'importe quoi! Il faudrait, en suivant la politique éco du fn, seulement quelques mois au fmi ou l'europe pour intervenir. Dévaluer 1 futur franc, c'est se risquer d'augmenter le poids de
la dette et des dépenses publiques. Sans oubler que la remise en question de l'euro est quasi inexistante ailleurs(l'ireland doit sa survie à l'euro


richa83 18/03/2011 23:33



Ce que 2000 ans n'aurons pas réussi à faire : détruire les nations, l'€ et bruxelles y seront arrivé en moins d'une génération!!


OUI à la sortie de l'Euro et de l'UE!!


Je pense que 1 pays sort, beaucoup suivront et cela provoquera un cataclysme entrainant l'explosion en vol de l'UE.


le problème cà va être que ce pauvre baroso (et ses copains) vont avoir de la peine à se reconvertir !!



Francis CLAUDE 18/03/2011 16:51



je suis personellement contre l'euro j'ai voté contre et je vois aujourd'hui que la conjoncture et bien d'autres paramétres me font croire que j'avais raison.tout d'abord les nous avons eu
environ 30/100 d'augmentation globalement du cout de al vie...et puis le Franc été je crois une valeur qui unissait un peu les Français fierté nationale ou je ne sait quoi mais je le ressent
ainsi.Alors si nous devons revenir a notre Franc bien sur il va encore faloir faire des sacrifices mais notre baguette de pain nos charcutailles notre litre de rouge notre camenbert au lait
cru valent aq mes yeux mieux que nourrir les parasites du parlement de Bruxelles.et si le FN y pense cela me donne une raison de plus de voter pour eux....


hey les Français dimanche on vote pour les cantonales il faut y aller c'est mieux que de ramener sa gueulle et voir plus de 50/100 d'abstention....



Gérard Brazon 18/03/2011 17:33



Tout à fait d'accord pour l'idée d'aller voter. 



Nancy VERDIER 18/03/2011 15:02


L'Europe telle qu'elle avance ne convient plus aux citoyens. Nos libertés fondent et nos valeurs sont prises en dérision. Pour ce qui est de la sortie de l'Euro, je crains qu'il n'y ait un mauvais
cap à passer (l'Allemagne semble-t-il est déjà prête à cette éventualité et s'en sortirait du fait de son industrialisation). Il est temps que nous rapatrions nos industries et que d'autres soient
créées. Certains avaient envisagé de conserver l'Euro pour les tractations à l'export uniquement et de conserver le franc pour l'interne. Il y a un village français qui continue de tourner avec des
francs. Pourquoi pas ? Je suppose que le FN a bien étudier la question. A suivre.