L’abattage rituel et le risque sanitaire - par Catherine Ségurane

Publié le 6 Juillet 2011

 L’abattage rituel (halal ou kasher) pose de nombreux problèmes : souffrance animale augmentée ; financement direct ou indirect de structures religieuses ; mépris du consommateur, qui n’a pu jusqu’ici obtenir ne serait-ce qu’un étiquetage l’assurant que la bête dont il achète la viande a été étourdie lors de l’abattage ; mépris de la liberté religieuse dans sa composante consistant en le droit de ne pas croire, ou de ne pas participer à un culte, ici un rite sacrificiel. Des voix commencent en outre à s’élever pour souligner les risques sanitaires liés à l’égorgement sans étourdissement.

(Lire mon article ICI)

Le risque sanitaire

C’est dès la fin 2010 que la Fondation Brigitte Bardot (1) (2) appela l’attention sur de tels risques. Cette mise en garde figurait déjà en pages 10 et 11 de son dossier de presse (1), dont nous extrayons ces captures d’écran :

Ces propos ont été confortés par la déclaration de Pascale Dunoyer, Chef du bureau des établissements d’abattage à la Direction Générale de l’Alimentation, dans le bulletin de l’Académie Vétérinaire de France, citée en (2) : « Des pratiques liées à la mise en œuvre du rituel d’abattage peuvent avoir des conséquences en termes de salubrité et de sécurité des carcasses. Nous pouvons citer à ce titre le tranchage de la trachée et de l’œsophage qui peut provoquer le déversement du contenu gastrique (voire pulmonaire) sur les viandes de têtes, de gorge et de poitrine ».

Les récentes affaires de steaks hachés contaminés ont conduit la Fondation Brigitte Bardot à rappeler sa mise en garde de 2010 (2).

Au delà même de toute considération morale liée à la souffrance animale, le consommateur serait en droit de pouvoir refuser cette viande pour sa propre sécurité.

L’état du dossier

Les réglementations nationales et européennes sont en principe claires : « l’étourdissement des animaux est obligatoire avant l’abattage ou la mise à mort » ; une exception est toutefois prévue dans le cadre d’un abattage rituel… Or, cette « exception » est désormais devenue la règle générale en France, et, malgré des avancées suivies de reculs, il reste à ce jour impossible au consommateur d’obtenir ne serait-ce qu’un simple étiquetage l’informant du mode d’abattage (3).

La Fondation Brigitte Bardot a montré par diverses sources (4) que l’abattage rituel est devenu la règle au lieu de rester l’exception. Nous ne pouvons faire mieux que de la citer :

Dans son « rapport d’enquête sur le champ du halal », le Comité Permanent de Coordination des Inspections (COPERCI) précise que « 80% des ovins seraient abattus selon le rite halal » en France. Mais ces viandes ne sont pas toutes estampillées halal ou casher car, comme l’indique les services vétérinaires de Basse et Haute-Normandie, jusqu’à 60% de la viande issue d’animaux abattus selon le rite musulman et plus de 70% de la viande issue du rite israélite se retrouvent dans le circuit classique à l’insu des consommateurs.

Informations confirmées par Yves berger, délégué général d’Interbev (organisme représentant la filière « viande » en France), qui le 22 février dernier déclarait sur RMC : « tous les abattoirs font de l’abattage rituel. Dans la région [Ile-de-France], quasiment 100% des moutons tués le sont par égorgement… La pratique de l’abattage rituel est en pleine augmentation en France et, effectivement, nous n’avons aucune donnée suffisamment fiable pour contrer les chiffres avancés par Brigitte Bardot ».

Une lueur d’espoir vient de naître aux Pays-Bas (ça sert, de voter pour le parti de Geert Wilders !) : la chambre basse du Parlement vient de voter l’interdiction de l’abattage sans étourdissement ; ce n’est certes pas le bout du chemin ; il faut encore le vote du Sénat.

Les levées de boucliers ont commencé, et les comparaisons avec le nazisme ne sont pas oubliées. Le Grand rabbin de Hollande, Binyomin Jacobs tire le premier (6) :

« Une des premières mesures prises pendant l’occupation fut la fermeture des abattoirs cashers », a-t-il rappelé.

En tous cas, en France, il nous faudra attendre longtemps de telles mesures : nos ministres ont toujours été à la manœuvre, au sein des instances européennes, pour défendre l’abattage rituel (7).

Qu’elles sont loin, les promesses faites par Sarkozy à Brigitte bardot durant la campagne électorale de 2007 (8) !

Catherine Ségurane

REFERENCES

(1) De la souffrance animale à la tromperie des consommateurs -Fondation Brigitte Bardot – dossier de presse remis fin j 2010

(2) Steacks hachés contaminés : les autorités avaient déjà été alertées – Fondation Brigitte Bardot 16/06/2011

(3) Etiquetage halal : Bruxelles fait marche arrière – L’Observatoire du halal

(4) La Cour d’injustice de la République rejette la plainte de Brigitte Bardot

(5) Pays Bas : une loi interdit désormais le sacrifice rituel des animaux (halal) ; les marchands du temple se fâchent - Blog de Sami Aldeeb

(6) Hollande : juifs et musulmans défendent l’abattage rituel - site Israel infos – numéro 1001 du 21/06/2011 – article de David Koskas

(7) Brice Hortefeux défend le sacrifice halal - Le Salon Beige du 10/09/2010

(8) Brigitte Bardot ne votera plus Sarkozy – Le Figaro du 08/09/2010

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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j.csd 07/07/2011 14:23



Rien ne va plus. Zouzou le renardeau. Le procureur de Bergerac a ordonné le placement de l’animal, mais ses maîtres n'entendent pas s'en séparer si facilement. renardeau recueilli au
bord d’une voie expresse où sa mère venait de se faire tuer.


Hallal ou kasher ne posent pas de problème qu'en à souffrance de l'animal. On nous fait marcher sur la tête.