L'affaire Merah "secret d'état"? Par Guy Millière.

Publié le 22 Juillet 2012

Guy Millière revient sur l'affaire Merah très vite sortie de l'info française malgré son "frére jumeau" suédois qui a assassiné des juifs en Bulgarie. La vérité dérange? Pire: La complaisance attire la sympathie, la vérité la haine disait Ciceron. Vous savez désormais que les journalistes regrettent l'éternelle sécheresse qui remplit les pages et l'ensemble des journaux des 20h: le vide sidéral mais pas d'analyse surtout! 

Gérard Brazon 

 

 

Milliere Guy - Les 4 Vérités


Lors des assassinats commis par Mohamed Merah le 19 mars dernier, nous avions assisté à une opération d’intoxication des consciences aussi remarquable que consternante.

Merah avait été présenté très vite comme un « loup solitaire »
, « un pauvre garçon de banlieue » désemparé, pas du tout touché par l’islamisme, ou par raccroc et déception de n’avoir pu entrer dans l’armée.

Les liens de Merah avec les services français avaient été considérés comme très hypothétiques, jusqu’au moment où ils avaient disparu de l’horizon. Merah avait ensuite quitté l’actualité.

Les avocats des familles de victimes, guidées par un avocat socialiste, avaient été conduites vers un silence « digne ».
Le père de Merah devait déposer plainte contre les services français, pour « assassinat », et divers journaux semblaient prêts à relayer la thèse de l’« assassinat » et à incriminer la police française.
Tout a volé en éclats avec la divulgation des derniers propos de Merah par TF1, voici peu. Cette divulgation a fait scandale. Le secret de l’instruction a été violé, ont clamé les uns. La dignité des familles a été atteinte, ont dit les autres. Les ministères de la Justice et de l’Intérieur ont promis des enquêtes.

Je ne sais si le secret de l’instruction a été violé, et peu m’importe.
J’ai plutôt tendance à penser qu’en guise d’instruction, le dossier était promis à un enterrement de première classe. Je ne vois pas, par ailleurs, quelle dignité a été ainsi atteinte. Les familles des victimes de Merah ont pu disposer de ce qu’on leur refusait jusque-là : la vérité sur le meurtrier de leurs enfants, et la possibilité, le cas échéant, de demander réparation à l’État français, qui n’a pas su protéger des innocents de ce qu’il faut bien, désormais, appeler des actes de terrorisme islamique.

Si elles refusent cette vérité et cette possibilité, la vérité appartient au peuple entier, qui en dispose désormais, alors qu’on voulait l’en priver.
Ce que dit Merah ne relève pas du secret d’État. Il affirme avoir agi au nom du djihad – ce qui, d’emblée, était une évidence.
Il affirme avoir été recruté par al Qaïda, ce qui semble très vraisemblable, dès lors que des actes ont été revendiqués, d’une manière authentifiée, par un groupe djihadiste de la nébuleuse al Qaïda.

Il déclare aimer la mort comme les Occidentaux aiment la vie : tous les djihadistes formés aux attaques suicides se font laver le cerveau avec des formules de ce genre et s’en imprègnent.
Il dit avoir voulu tuer des soldats et des Juifs, et il l’a fait. Il ajoute qu’il aurait voulu tuer bien davantage de gens. On peut raisonnablement penser que telle était effectivement son intention.

Il ajoute qu’il s’est formé au Pakistan, dans les zones tribales et que d’autres jeunes gens, venus de France et d’autres pays d’Europe, se sont formés là aussi. Et on peut, là encore, raisonnablement penser que c’est exact.

Là où les déclarations de Merah deviennent gênantes pour le gouvernement français, c’est lorsque Merah interpelle l’agent des services de renseignement qui paraît l’avoir recruté, un certain Hassan, et ajoute qu’il a traité le dénommé Hassan comme un imbécile.
Il lui a fait croire que lui, Merah, était parti en vacances au Pakistan pour faire du tourisme, en lui faisant miroiter la transmission d’informations que lui, Merah, n’a jamais fournies et en lui faisant croire que lui, Merah, n’était pas un djihadiste puisqu’il se coiffait selon la mode et fréquentait des établissements de nuit.

Pour le moins, vraiment pour le moins, les services de renseignement français, en choisissant le dénommé Hassan, ont effectivement choisi un imbécile pour s’occuper de Merah, et on peut souhaiter qu’il s’agisse seulement d’un imbécile.

Les services français sont-ils infiltrés ? Sont-ils déficients face à leur tâche ?
 À force de pratiquer l’apaisement et d’entendre répéter que l’islam est une religion de paix, finissent-ils par avoir une intelligence à éclipse ?

Si des enquêtes doivent avoir lieu, c’est dans cette direction qu’elles devraient être orientées.
Il paraît, par ailleurs, quasiment inconcevable que les forces de l’ordre aient dialogué aussi longtemps avec Merah sans donner l’assaut et sans utiliser de gaz lacrymogènes.

Apaisement, écrivais-je ? Nous sommes en guerre avec l’islam radical, et des épisodes comme celui-ci conduisent à se demander si la France, dans cette guerre, n’a pas déjà perdu la partie.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

Commenter cet article

island girl 22/07/2012 15:09


Le LAXISME est responsable du laisser aller dans tous les domaines en france ,sécurité,école,santé,revendications religieuses...