L’aid el kebir est la fête la plus importante de l’Islam.

Publié le 3 Novembre 2012

Par Laurent Simon de Riposte Laïque

Il est de tradition pour les musulmans de tuer un mouton afin de le partager en famille et auprès des nécessiteux. Pour ceux qui vivent cette tradition c’est un moment de joie et de félicité. Mais pourquoi tue-t-on le mouton lors de l’aid ? C’est pour fêter la soumission d’Abraham (Ibrahim en arabe) à Dieu.

En effet, l’ancien testament, commun aux trois religions du livre, relate comment Abraham a noué l’alliance avec Dieu. Pour éprouver la soumission d’Abraham à son égard, Dieu lui demanda de tuer son propre fils, Isaac.

Abraham emmena son fils dans la montagne et l’attacha à un bûcher. Au moment fatidique où il allait le tuer, l’archange Gabriel l’en empêcha, jugeant qu’Abraham craignait suffisamment Dieu.

Isaac eut la vie sauve et fut ainsi remplacé par un mouton. Tout est bien qui finit bien dira-t-on.

Dieu, via l’archange, apparaît ainsi magnanime. Il n’en reste pas moins qu’Abraham était prêt à tuer un enfant.

Et le sien qui plus est. N’est-ce pas effrayant ? Et le Dieu de l’ancien testament a noué alliance avec un homme capable de tuer un enfant.

N’est-ce pas glaçant ? Dieu rechercherait la soumission aveugle d’hommes capables de tuer un enfant ? Cette légende biblique ne fait-elle pas donc l’apologie du fanatisme, de l’obéissance aveugle ? Et vous ? Si Dieu vous demandait de commettre un tel acte par amour de lui, le feriez-vous ?

J’aurais aimé que cette histoire se déroule autrement.

J’aurais aimé qu’Abraham se lève et refuse de commettre un acte atroce.

J’aurais aimé que Dieu lui dise ensuite : « Abraham, tu as bien fait de ne pas m’obéir. En te demandant de commettre cela, je voulais tester ta probité, ta bonté, ta conscience. Tu m’as prouvé que tu es un homme de bien. Je peux nouer alliance avec toi ».

Mais ce n’est pas ce qui est écrit dans l’ancien testament.

Je rappelle que cette légende est commune aux trois religions du livre. Mais ce qui est déroutant, c’est que l’Islam en ait fait la symbolique de sa plus grande fête. Si l’histoire du christianisme ne manque pas d’être émaillé d’obscurantisme, il n’en reste pas moins que sa plus grande fête commémore la naissance d’un enfant le 25 décembre. La symbolique est tout autre.

Laurent Simon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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