L'Allemagne ouvre le débat sur l'immigration. En France, ce n'est pas politiquement correct!

Publié le 13 Septembre 2010

           Partout en Europe, singulièrement en France et dans certaines villes, on n’aime pas les débats. Ceux qui dérangent et font bouger les lignes. Ceux des risques politiques et autres remises en causes des équilibres confortables.   

         Nous en avons l'habitude en France. Dès qu'une femme, un homme, un groupe déclare quelque chose de contraire à la doxa dominante, il est "diabolisé" immédiatement. S'il conteste, par ses écrits, telle ou telle position politique, il est fâcho ! S'il n'est pas dans la ligne, surtout horizontale et bien lisse, concernant l'islamisation du pays, c'est un islamophobe, et tout est à l'avenant. Pire, s'il a des mandats, des responsabilités on tentera et souvent on réussit à lui retirer peu à peu afin d'effacer la tache, (à défaut sur le drapeau dont ils n'ont rien à faire,) sur le bel écran blanc de leur sainteté politiquement correct. Cet femme, cet homme fait peur, « coupez lui la tête » hurle la reine et ses valets.

Bref, des femmes et des hommes qui disent la vérité dans notre société française ou dans certaines villes sont de facto, mis à mort pour les uns, mis de côté pour les autres.

C'est ce qui arrive à Thilo Sarrazin. Il a dit la vérité, il doit-être exécuté! Ce qui ne cesse pas de m'étonner, c'est tous ces complices de la manœuvre plus que douteuse. Les savonneurs de ponts ou de marches d'escaliers sont légions ! Ils avancent le sourire aux lèvres mais le couteau bien aiguisé pour le cas où.

J'ai beau en avoir conscience, le savoir pour l'avoir vécu, je ne cesse pas d'en être étonné, toujours surpris le plus souvent. Toujours cette naïveté devant l'homme, l'ami, la main tendue.

            Je suis trop vieux pour guérir de cette "maladie" de la sincérité et de la franchise. Le « malade » est reconnaissable au fait qu’il considère la politique comme n’étant pas un jeu de dupes et que les amis de quinze ans et de trente ans ne sont pas forcément des planches à bascule. Et on dit que la France politique va mal. Ces « élites » manquent surtout de courage.

Gérard Brazon 

         

  

 

 

De Valeurs Actuelles

                

            Le tollé suscité par les thèses polémiques de son livre "l’Allemagne court à sa perte" a obligé ce membre du conseil d’administration de la Bundesbank à se démettre de ses fonctions. Mais son pamphlet, qui a rencontré un vaste écho auprès de l’opinion, n’en a pas moins obligé l’Allemagne à ouvrir un débat sur l’immigration qu’elle avait jusqu’alors toujours refoulé.

            Après avoir longtemps refusé de quitter son poste, Thilo Sarrazin a finalement annoncé, vendredi 10 septembre, qu’il demanderait à être déchargé de ses fonctions. Vivant désormais sous protection policière à la suite de menaces, il a expliqué sa démission en jugeant « qu'il était risqué, dans l'atmosphère actuelle, de m'opposer à l'établissement politique et médiatique tout entier », et l’a présentée, loin d’être un mea culpa, comme une simple « rétractation stratégique » qui lui permettra de « travailler sur les sujets qui [lui] importent réellement ».

Tout avait commencé avec la publication de son pamphlet l’Allemagne court à sa perte, le 30 août dernier. Cet ancien ministre des finances de Berlin, membre du conseil d’administration de la Bundesbank mais aussi du parti social-démocrate, le SPD, se penchait dans son livre événement sur le problème de l’intégration des musulmans en Allemagne. Thilo Sarrazin, qui n’en est pas à sa première polémique, a voulu sonner le tocsin : « Je ne veux pas que mes petits-enfants et arrière-petits-enfants vivent dans un pays à majorité musulmane où le turc et l’arabe seraient largement répandus, où les femmes porteraient des foulards de tête, où les journées seraient rythmées par l’appel du muezzin. » « Si j’ai envie d’entendre la prière du muezzin, je vais en Orient », ajoutait-il.

Quelques extraits de ses propos au vitriol : « les immigrants musulmans n’ont contribué en rien à la prospérité de l’Allemagne », « le taux élevé de fertilité de la communauté musulmane a réduit le QI général du pays », ou encore « les immigrants musulmans préfèrent toucher les allocations chômage plutôt que de travailler », et enfin « les Juifs partagent un gène spécifique » - propos qui a déclenché des accusations de racisme bien que, selonson auteur, il s’agissait de saluer l’apport de cette communauté à la prospérité allemande.

Ses propos ont évidemment déclenché une vague d'indignation en Allemagne. « Je trouve qu’avec ses idées, Sarrazin fait un grand honneur à Göring, Goebbels et Hitler. Il est dans la lignée spirituelle de ces messieurs », a déclaré le secrétaire général du Conseil central des Juifs, Stephan Kramer. Co-président des verts, le député d’origine turque Cem Özdemir a qualifié Sarrazin de « leader tribal du calibre de Ben Laden ». Des plaintes pour haine raciale ont étés déposées à l’encontre du polémiste. La chancelière Angela Merkel a qualifié ses propos d’« absurdes » et « complètement inacceptables ».

Pourtant, malgré cette réprobation politico-médiatique, Thilo Sarrazin, 65 ans, est gratifié d’un soutien non seulement de l’opinion, mais aussi d’une partie de la presse. Les 20 000 exemplaires du premier tirage de son livre se sont arrachés en quelques heures. De nombreux lecteurs du quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine ont loué sa franchise. Dans un sondage organisé par le quotidien Bild, 51 % des personnes interrogées se disaient en grande partie d’accord avec ses propos, contre seulement 9 % qui les rejettent. Un sondage de la chaîne d’information continue N-TV a révélé que ses téléspectateurs approuvent Sarrazin à 96 %. Le quotidien Handelsblatt a estimé que les propos de Sarrazin sont certes trop forts, mais mettent en lumière une réalité : les ratés de l’intégration en Allemagne. L’hebdomadaire Stern a publié un article intitulé « Sarrazin a raison » ; quant à Der Spiegel, dans un numéro qui faisait sa une sur « Sarrazin, héros populaire », il expliquait que l’essayiste avait « crevé l’abcès ». Sur la chaîne ARD, celui-ci expliquait que 95 % des lecteurs qui lui écrivent le font pour lui dire qu’il ne va pas assez loin. Au cours de l'émission, 70% des téléspectateurs qui ont envoyé des messages exprimaient leur soutien à Sarrazin, a fait savoir l'animateur Reinhold Beckmann.

Le polémiste a même reçu un soutien musulman en la personne de la sociologue Necla Kelek, sociologue d’origine turque, que ses propos dénonçant les violences à l’encontre des femmes turques ont contrainte à vivre sous protection policière : « Thilo Sarrazin nous oblige, nous musulmans, à réfléchir à notre rôle en Allemagne. Il est ridicule de l’accuser de racisme, car l'islam est une religion et une culture, pas une race. Je partage ses inquiétudes quant au futur de l’Allemagne », a-t-elle affirmé, qualifiant encore Sarrazin de « citoyen responsable qui énonce des vérités amères »…

Thilo Sarrazin sera-t-il exclu du SPD ? Compte tenu de la réceptivité de l’opinion à ses thèses, cette issue semble problématique. Un sondage du journal Bild auprès de ses lecteurs conclut que 90% des personnes consultées estiment qu'il ne doit pas être exclu du parti social-démocrate. « Le risque […] est de faire du provocateur Sarrazin un martyr », estime un élu du SPD, tandis que Sigmar Gabriel, président du parti, reconnaît avoir « reçu de sa base énormément de courrier protestant contre l’exclusion prévue » du trublion. Alors que beaucoup l’y poussaient, et que des sondages commençaient à mesurer son audience, estimée à près de 16 %, Thilo Sarrazin a exclu de fonder son propre parti, qui aurait pu occuper le créneau populiste, à ce jour déserté en Allemagne. Il entend demeurer au SPD malgré la condamnation de ses propos par celui-ci : « Un catholique convaincu ne quitte pas l'Eglise catholique parce que le pape actuel ne lui plait pas. »

Quoi qu’il en soit, la polémique a déjà obligé la classe politique à se pencher sur la question de l’immigration qu’elle avait jusqu’alors prudemment esquivée, se réfugiant derrière la façade rassurante d'une société multiculturelle symbolisée par son équipe de football. Mais il y a deux ans, s'adressant à la communauté turque de Cologne, le premier ministre turc Erdogan avait choqué en mettant en garde ses compatriotes contre l'assimilation, qu'il avait assimilée à un "crime contre l'humanité".  Dans la foulée de la polémique ouverte par Thilo Sarrazin, Angela Merkel a revendiqué de pouvoir « parler ouvertement » des problèmes posés par l’immigration « sans être pour autant soupçonnée de xénophobie ». Quant au ministre bavarois de la santé Markus Söder (CSU), il a estimé que « c’est aux immigrés de s’adapter », pas l’inverse : « Les crucifix ont leur place dans les salles de classe bavaroises, pas les foulards », a-t-il proclamé. Philippine de Maigret et Laurent Dandrieu

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

muller marie-claire 14/09/2010 14:54



Cher Gérard


Merci pour vos courageuses initiatives pour sauver le Pays et ses habitants.Je fais désormais parti comme vous,Yves Rioufol et heureusement de +en+ de gens qui se mobilisent déjà grâce à
INTERNETet aux FORUMS derniéres sources d'informations réelles,aux islamo vigilants.


Malgré et sans doute,à cause du "bombardement" d'informations dont nous sommes l'objet,nous avons l'impression que ces interférences font parties d'un plan diabolique pour nous endormir,nous
destabiliser,et nous réduire à un troupeau de veaux bien obeissants qui ne doit pas se rebeller lorsque....?


L'égorgement des pauvres animaux est de l'idôlatrie pour la gloire d'une idole malfaisante, allah!!et nous forcer à manger de la viande sacrifiée à cette idôle  cela signifie
l'asservissement total des populations et fait parti du prosélitisme des fanatiques qui prêchent la haine dans les mosquées, contre lequel des mesures sont prises au compte gouttes par le
Gouvernement, duquel on n'attend plus grand chose, même plus la protection, qui va aux envahisseurs,  qui ont tous les droits même celui de nous égorger!


"Il fallait un seul cri,un cri de ralliement,un feu sur une colline,pour montrer qu'à cet endroit là, il y avait des gens qui se défendaient encore!!!


GOOD LUCK


 


 



muller marie-claire 13/09/2010 22:56



Le Gouvernement français joue un jeu dangereux,parce que:inaugurer des casernes(mosquées)fêter le ramadan et faire ami  ami avec  l'UOIF qui représente


ce qu'il y a de+dangereux ,de+fanatique (les fréres musulmans) auteurs de massacres en Algérie,en Egypte et ailleurs, nous inquiéte au plus haut point


Ces accords avec les représentants  de cette idéologie de mort ne rassurent vraiment pas,les modestes citoyens que nous sommes(je suis adhérente à l'UMP)et j'assiste à la mort annoncée de
notre Pays et de notre peuple:POURQUOI???


Je suis horriblement déçue du peu de cas que des gens en qui j'avais confiance peuvent faire de notre sécurité et celle de nos enfants par démagogie,venant de la gauche,et venant de la
droite!!!!!


Est ce à cause de contrats passés avec les émirats que nous sommes ligotés et obligés d'absorber et de supporter ces populations qui profitent de notre systéme pour s'installer CHEZ NOUS,pour
nous pousser vers l'extérieur comme en Belgique,et dans toute l'Europe(la valise ou le cercueil!!!)


Les 6.000.000 de musulmans que l'on recensent depuis des annèes sont sans doute plus de10.000.000(encore un mensonge)on ne veut sans doute pas nous alarmer(c'est chose faite!!)


Monsieur Sarrazin est quelqu'un de courageux et d'intégre,je  pense  que ces qualités font défaut à ceux pour qui j'ai voté et que je met au même rang que les vendus de gauchistes!!!!!


 


 


 



Gérard Brazon 14/09/2010 11:19



Je comprends parfaitement votre ressenti qui est le mien. A une exception près. Je vais me battre pour que nos voix soient entendues. Ce blog est à votre service. En Octobre, des élections
internes auront lieu à l'UMP. Je ferai entendre ma voix. Si toutefois l'on cherche à me faire taire ou me réduire au silence, j'irai la faire entendre ailleurs s'il le faut. Mais ne baissons pas
les bras. Merci pour votre commentaire.


Gérard