L'antiracisme, inopérant pour contester le FN - par Ivan Rioufol

Publié le 22 Janvier 2011

             L'effondrement des idéologies entraîne dans leur chute celle de l'antiracisme, pierre angulaire du politiquement correct rejeté par l'opinion. Le procès stupide fait à Eric Zemmour, accusé d'avoir dit une vérité brutale, a été l'erreur de trop des mouvements prétendument antiracistes et subventionnés, qui sont apparus liberticides, sectaires, bas de plafond. Leur autorité a été décrédibilisée par leurs pauvres arguments. A travers leur échec établi, ce sont les procédés habituels de la moralisation et de la diabolisation qui apparaissent désormais dans leur artifice et leur superficialité. Ils ne sont plus opérants, même si le conformisme politico-médiatique, pur produit de ces maîtres censeurs démasqués, tente de les recycler une nouvelle fois à propos de Marine Le Pen. Or l'erreur serait de réduire le discours de la nouvelle présidente du FN à un avatar de l'extrême-droite et de sa "haine de l'autre". La normalisation de son parti oblige à le contester sur ses projets et non plus sur ses manières ou ses non-dits.


               De ce point de vue, je suis d'accord avec Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, quand il entend Marine Le Pen dénoncer "l'argent roi", "l'injustice", la "marchandisation de la culture". Lundi, il a déclaré : "Ca ne peut plus être le discours moralisant, sociétal sans effet qu'on a eu jusqu'à présent et qui n'a fait qu'empirer les choses, car les gens ont eu le sentiment qu'on ne répondait pas aux questions (...) Désormais, il faut aller sur le terrain sur lequel ils (les dirigeants du FN) se situent". Les partis doivent sortir de leurs bulles, et le FN a le mérite de les en obliger. Continuer à dérouler les clichés de l'antiracisme contre ce parti, en réfutant toute pertinence à ses propos, est le meilleur moyen de le rendre proche à ceux qui s'estiment pareillement rejetés par un système autiste. Une mauvaise idée se combat par une idée meilleure. C'est sur cette dialectique, dégagée des faux semblants idéologiques, que le FN doit être contesté. Cela s'appelle le débat démocratique.

Ivan Rioufol

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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island girl 22/01/2011 21:33



La VERITE n'est pas une abstraction ,avec quoi cherchons nous la vérité?avec notre coeur et notre esprit,notre bon sens aussi!Marine Le pen envoie des images fortes qui déconcertent les bobos.


Les béats,ceux qui se croient les gentils ,les anti Marine sont bourrés de PREJUGES,la peur et la haine,les animent et il chantent en choeur.."CELUI QUI A DIT LA VERITE,IL DOIT ETRE EXECUTE"


C'est le refain des PERROQUETS qui commence à énervé les plus crédules


 



Jean Valette dit "Johanny" 22/01/2011 14:46



Bonjour Gérard..  Encore une vérité de fond !....   :-)


 


Plus simple que les problèmes de robinet de nos écoles primaires d'antan: Supposons un parti "raciste" comme le serait (paraît-il) le Front national et constatons le nombre
incroyable de braves gens accusés d'être "racistes", "Xénophobes", "islamophobes", "je-ne-sais-quoi-phobe" et patin et couffin ... Question: comment se fait il que le Front national n'ait
encore jamais été élu ?....