L’arbitraire de la justice ou la perversion des magistrats.

Publié le 5 Décembre 2011

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Le scandale d’Outreau en 2008 a révélé que le soi-disant code de déontologie

des magistrats n’était qu’un écran de fumée.

Le Syndicat de la Magistrature s’est battu par pur corporatisme pour défendre un

juge indéfendable.

  • Souvenons-nous que ce syndicat a été créé le 8 juin 1968 par des contestataires qui

refusaient d’appliquer toute loi, si ce n’est la leur. Evidemment les créateurs de notre

système judiciaire se sont prémunis de ce danger en créant les cours d’Appel et de

Cassation. Mais la vérole est en train de gagner lentement ces instances.

  • Souvenons-nous de la bataille de 1970 menée par le Syndicat de la Magistrature

pour soutenir Oswald Baudot, apôtre de la partialité de la justice.

 

 

  • Il écrivait alors dans son « Harangue à des Magistrats » : « Soyez partiaux, faites

pencher la balance d’un côté. Il faut privilégier la femme contre le mari, l’enfant

contre le père, le débiteur contre le créancier, l’ouvrier contre le patron, le voleur

contre la police, le plaideur contre la justice ».

Et ce syndicat ne cherche même plus à dissimuler son hyper-politisation à gauche

avec un soutien direct aux candidats socialistes, verts et, de plus en plus, gauchistes.

Il a appelé ouvertement à voter contre Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle

de 2007.

Ce qui précède n’est que la surface visible d’un corps de la magistrature qui est

profondément rongé par les pires excès du sectarisme et du communautarisme.

La corporation des magistrats s’est élevée petit à petit au-dessus des lois qu’elle est

censée faire appliquer, tout comme certains politiques se croient au-dessus des lois

qu’ils votent.

 

 

Le dévoiement moral est devenu le ressort principal de l’enquête et du jugement.

Maître Collard – on peut en penser ce qu’on veut – a parfaitement décrit les différentes

formes de ce dévoiement :

  • Sentiment d’infaillibilité des magistrats, qui n’hésitent pas à éclairer voire à requalifier 
  • les faits en fonction de leurs opinions personnelles,

  • Manque de travail des dossiers, manque de rigueur, manque de méthodes : 
  • pourquoi travailler sur les faits quand la doctrine est ce qui compte ?

  • Choix des experts en fonction de leurs opinions plus que de leurs compétences,
  • Complaisance vis-à-vis de témoignages douteux ou mensongers, dès lors qu’ils 
  • supportent leur thèse,
  • Manipulation de l’opinion publique par une collusion avec les médias de gauche et 
  • une utilisation systématique des fuites,
  • Collusion avec les partis politiques de gauche pour parfaire la manipulation.

 

 

Le plus inquiétant est que nombre de magistrats pensent être de bonne foi –

tels Fouquier-Tinville - car ils défendent leurs idées et utilisent tous les moyens

que leur autorise un système dévoyé :

  • Violences psychologiques pour faire craquer le prévenu,
  • Harcèlement moral,
  • Utilisation de la détention provisoire pour détruire la personnalité et créer les conditions 
  • d’un trouble anxieux et dépressif (Eva était la spécialiste),
  • Menaces, intimidations, chantage à l’alourdissement de la peine,
  • Mise en situation dégradante du prévenu, physiquement et moralement.

 

 

Et tout ceci est fait avec un sentiment de pouvoir illimité, qui amplifie l’égo, un sentiment

d’irresponsabilité et de non-sanction quel que soit l’excès, et in fine une capacité à décider

de la vie des autres sans possibilité de se tromper.

 

Cette dérive est celle que dénonçait Voltaire dans l’affaire Calas. Calas avait été condamné

et exécuté par une juge « épris de lui-même » alors que selon Voltaire les qualités d’un

magistrat devraient être « sa capacité à se remettre en cause, son aptitude à être un

technicien du doute sur lui-même, sa modestie devant une tâche qui dépasse l’humain ».

De nouvelles règles ont été édictées sous la présidence de Sarkozy car ce qui semblait

naturel était devenu l’exception.

 

Le recrutement à l’Ecole Nationale de la Magistrature inclut un test écrit psychologique

et un entretien de groupe afin d’éliminer les psychopathes potentiels. Il faut cependant

observer que les magistrats sont souvent endoctrinés par la suite par leur syndicat.

Le code de déontologie de 2008 est censé être respecté par tous. En voici un court extrait :

« Le Magistrat est indépendant, impartial, intègre. Ses valeurs sont : probité, loyauté, respect de la loi,

protection des libertés individuelles, réserve et attention à la dignité d’autrui. Le Magistrat respecte la

confidentialité des débats judiciaires et des procédures évoquées devant lui. Il ne divulgue pas

l’information dont il a eu connaissance même sous forme anonyme ou anecdotique ».

Avons-nous l’impression que quelque chose a changé depuis l’instauration de ce code ?

Ne serait-ce pas plutôt l’inverse, avec un déballage continu de certains magistrats dans

la presse, une collusion avec des médias de gauche comme Mediapart, des manipulations

et mensonges qui, même avérés, ne sont jamais sanctionnés ?

Nous nous excusons auprès des magistrats honnêtes qui font correctement leur travail.

Heureusement, il en reste. Mais le Syndicat de la Magistrature est en train de pourrir petit

à petit notre corps judiciaire. Il ne représente que 10% des magistrats et 30% des votes

syndicaux mais il est à l’origine chaque année de milliers d’erreurs judiciaires volontaires,

plus ou moins importantes, issues de sa doctrine qui fait passer les convictions

personnelles avant les faits.

Un dernier détail significatif. Quand un chef d’entreprise ou un cadre dirigeant est

auditionné par un juge, la première question posée est très souvent : « quel est votre

salaire ? ».

 Le jugement de Dieu se fera sur cette base.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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yves IMBERT 06/12/2011 00:12


Les cas de justice pénale sont médiatisés mais en matière de justice civile ou administrative (droit des étrangers par exemple) le constat de partialité   est identique en effet un magistrat
ne peut pas être à la fois militant et indépendant


pour que l'indépendance s'istaure il est indispensable qu'elle s'accompagne de la mêmre responsabilité  qu'un professionnel indépendant  qui peut être mis en causepar ses clients s'il
remplit mal sa mission


L'affaire d'Outreau a en effet confirmé s'il en était besoin que les sanctions internes  entre collègues ne sont pas crédibles ni par conséquent pas dissuasives