L'argent nerf de la guerre! Marine Le Pen manque d'argent! Préface Gérard Brazon

Publié le 29 Février 2012

L'argent roi!  L'argent qui devient le symbole de la démocratie bafouée! Oh, il y est pour rien ce bel argent! C'est un fabuleux outil d'échanges divers et variés. Mais l'homme est l'homme et ici, il n'est pas question de philosopher! 

L'argent est donc le nerf de la guerre. Marine le Pen manque d'argent mais pas de nerf! Le manque d'argent n'arrange rien pour des partis politiques qui souhaitent faire entendre leur voix. Qui est donc en capacité d'avoir de l'argent? Les banques bien sûr! Alors hasard ou pas, il semble bien qu'elles refusent de prêter au FN et placent celui-ci devant une impasse! L'argent fait un croche-pied à la démocratie.

Long chemin de croix pour les petits candidats. Qui disait que la république était égalitaire?Pour le coup, nous voyons bien qu'il y a des partis politiques plus égalitaires que d'autres!

Tout se tient dans ce domaine! Il suffirait d'un geste, d'une parole pour faire vivre la démocratie mais finalement veut-on vraiment qu'elle vive?

Gérard Brazon

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Les banques refuseraient d'accorder des prêts au parti tant que ce dernier n'aura pas l'assurance de participer au premier tour.

Annulés! Les meetings de campagne de Marine Le Pen du 11 mars à Auxerre et du 25 mars à Clermont-Ferrand ont été rayés de l'agenda de la candidate du Front national, tout comme la grande convention de Lyon. Initialement prévu les 7 et 8 avril, ce rassemblement national va se transformer en simple meeting de quelques heures, faute d'argent. Selon le parti, les banques rechignent en effet à prêter des fonds au Front national tant qu'il n'est pas certain que Marine Le Pen participera au premier tour.

«Les banques aujourd'hui, elles ne vous prêtent que l'argent que vous avez! Ce n'est pas difficile: elles prennent un énorme parachute, et ce parachute ce sont les 500 signatures», explique Louis Aliot, porte-parole de la candidate,au Talk Le Figaro-Orange. Avoir au moins 500 signatures, et donc pouvoir participer au premier tour de l'élection présidentielle, ouvre en effet le droit au remboursement des frais de campagne par l'État. Le montant de cette aide est conditionné par le score réalisé au premier tour. En dessous de 5%, l'État verse 800.000€ au candidat ; au delà, l'aide peut aller jusqu'à 8 millions d'euros, soit la moitié du plafond des dépenses de campagne autorisées par la loi.

Recours aux prêts de micropartis

Certain de franchir le pallier des 5% au premier tour, le parti cherche à emprunter ces 8 millions d'euros qu'il est assuré de pouvoir rembourser aux banques, ni plus, ni moins. «Nous n'avons pas de trésor de guerre, nous ne sommes pas aidés par qui que ce soit, donc nous dépensons le minimum», explique au Figaro Jean-Michel Dubois, trésorier de la campagne. Mais sans l'apport des banques, la campagne est pour le moment financée par des prêts de «différentes associations reconnues comme Jeanne ou Cotelec», affirme-t-il.

Ces structures sont des micropartis dont le principal objectif est de récolter des fonds des sympathisants. Ces derniers peuvent opter pour un don partiellement déductible des impôts, ou bien un prêt d'un montant minimum de 1500€. «Si vous avez des moyens financiers disponibles, en particulier si vous avez un Livret A, qui vous donne 2,25% par mois, et bien prêtez de l'argent pour la campagne électorale à Cotelec qui vous offre du 3%», avait lancé Jean-Marie Le Pen, à la tête de Cotelec, en début d'année sur le site du Front national.

La générosité des sympathisants -en 2008, Cotelec avait recueilli 235.481€ de dons, et 2,2 millions d'euros de prêts- est cependant loin d'être suffisante pour couvrir toute une campagne électorale. Avec le blocage des banques, le Front national a donc été contraint de réduire la voilure. «Un meeting nous coûte environ 100.000 euros», rappelleJean-Michel Dubois.

Un point sur les parrainages en fin de semaine

L'équipe de campagne a également annulé des déplacements prévus Outre-mer et les a remplacés par des vidéoconférences à destination de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française. «Cela nous revient entre 3000 et 4000 euros, alors que déplacer toute l'équipe là-bas nous coûterait de 15.000 à 20.000 euros», note le trésorier. «La visioconférence n'est pas la forme de présence sur le terrain que l'on souhaitait, mais on essaye de faire au mieux», affirme-t-il, en rappelant que le parti «n'a pas les moyens financiers de l'UMP ou du PS».

À deux semaines de la remise des parrainages cruciaux au Conseil constitutionnel, Jean-Michel Dubois reste confiant. «Disons que je suis moins pessimiste qu'à un moment donné», confie-t-il. «On part du principe que le bébé va arriver à terme et qu'il n'y aura pas de problème.» Louis Aliot se veut plus prudent, et affirme qu'un point sera fait en fin de semaine parle parti sur les parrainages définitifs obtenus jusqu'à présent.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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