L’arrivée massive de réfugiés syriens en Suède. Par Bruce Bawer.

Publié le 7 Septembre 2013

Source: Frontpagemag  - Par Bruce Bawer.

Semaine après semaine, la Suède se distingue. Il y a deux semaines, ce fut la campagne farfelue de «hijab solidarité» pendant laquelle – dans tout le pays –  des femmes non-musulmanes ont enfilé des couvre-chefs par solidarité avec une femme musulmane qui prétendait qu’un homme lui avait arraché le sien. Cette semaine, la nouvelle stupéfiante est que la Suède propose la résidence permanente instantanée à tous les réfugiés syriens qui en font la demande. Ces frais émoulus résidents, par ailleurs, auront le droit de faire venir leurs conjoint(es) et leurs enfants. Le raisonnement derrière cette nouvelle politique est que la situation actuelle en Syrie est extrêmement dangereuse et ne s’améliorera probablement pas de sitôt.

Avant même cette annonce la politique d’asile de la Suède était extrêmement ouverte. La Suède avait accueilli environ 15.000 réfugiés syriens depuis 2012, – plus que tout autre État membre de l’UE – et la moitié des Syriens ayant demandé l’asile en Suède s’était vu accorder la résidence permanente ; l’autre moitié qui était autorisée à rester pendant trois ans, sera désormais en mesure de négocier un statut permanent. Un peu moins de 8000 Syriens sont maintenant résidents suédois temporaires et seront admissibles à rester en Suède pour de bon.

Avant l’annonce de cette nouvelle politique, le nombre de Syriens qui demandaient asile en Suède était de plus de 1000 par mois. Mais maintenant? Le ciel est la limite. Pensez-y: la population de la Syrie compte 22,5 millions d’âmes, dont environ 5000 fuient le pays chaque jour. Plus de deux millions de Syriens ont fui leur pays depuis que la guerre civile a commencé, et il n’y a aucun signe que ce nombre puisse diminuer. Quant à la Suède, sa population est de 9,5 millions, dont environ 1,5 million sont nés à l’étranger et environ 2,5 millions ont des parents d’origine étrangère. Au début de l’année, le ministre suédois des migrations, Tobias Billström, avait considéré les niveaux d’immigration actuels «insoutenables» – mais avait été rapidement contredit par le ministre de l’Intégration Erik Ullenhag, qui avait assuré que la Suède n’avait pas l’intention de resserrer ses règles d’immigration.

Quel syrien ne viendrait pas occuper la Suède avec une telle offre? Cela signifie non seulement une carte de séjour mais aussi un ensemble complexe de prestations, y compris de l’argent sans contrepartie, un logement, des soins de santé, des soins de jour etc…..

Avant cette semaine, la politique d’immigration de la Suède était déjà suicidaire mais la nouvelle politique est clairement un effort pour passer à la vitesse supérieure et faire le grand saut du haut de la falaise. Mise à part l’ampleur de la migration, combien de nouveaux arrivants seront des membres d’Al-Qaïda, des Frères musulmans, et ainsi de suite? La raison principale de la résidence temporaire de trois ans était que les autorités suédoises avaient besoin de temps pour faire des vérifications d’antécédents. Ont-ils décidé d’abandonner totalement ces contrôles?

Quand j’ai pris connaissance de cette nouvelle politique, j’ai tout de suite pensé qu’il devait y avoir en Suède, quelqu’un debout en train de crier: «Arrêtez! Sommes-nous tous fous? ».

Alors j’ai regardé les pages éditoriales de quelques journaux suédois. Que nenni.  L’éditorial d’Aftonbladet, par exemple, se plaint que la Suède n’est pas allée assez loin, et déplore le fait que le reste de l’Europe ne pratique pas une politique plus ouverte. Notant que les pays européens ont accepté  environ 40.000 Syriens, les éditeurs se plaignent que ce nombre est loin d’être suffisant. «Nous avons fait de l’Europe une forteresse», disent-ils.

Oui, la «forteresse Europe». Réfléchissons un instant à ce qui est dit.  Au cours des deux dernières générations, l’Europe occidentale a accueilli des immigrants du monde musulman dans des proportions jamais vues à ce jour. Le continent a été transformé d’une manière qui aurait été impensable il y a quelques décennies. Pourtant, de l’avis du Aftonbladet - et, rassurez-vous, de l’Establishment suédois en général – l’Europe s’est comportée comme une forteresse. Voilà résumée en deux mots qui claquent bien – «l’Europe forteresse » – la folie même de la Suède.

Aftonbladet appelle la Suède à faire pression sur d’autres pays de l’UE pour copier la nouvelle politique, et propose un effort plus actif pour l’accueil des Syriens, notamment de les ramasser dans les camps de réfugiés en Syrie et de les expédier vers la Suède. « La Suède peut vous aider. Nous avons les connaissances et les ressources », écrivent les rédacteurs du Aftonbladet. « La question est de savoir si nous le voulons. »

Leurs homologues Sydsvenskan souscrivent , appelant d’autres pays de l’UE à suivre le modèle suédois. Dagen  appelle la nouvelle politique une «excellente décision », et espère qu’elle servira d’exemple à d’autres pays et que « la générosité » continuera à caractériser l’approche de la Suède sur la question des réfugiés. 
Et au Dagens Nyheter, le chroniqueur, Eric Helmerson s’est également félicité de cette nouvelle politique. « Lorsque la maison de vos voisins est en feu », a-t-il soutenu, « vous leur ouvrez la porte ». Lui aussi, déplore le manque de «solidarité» (comme il dit) des autres membres de l’UE : «C’est scandaleux de voir que de nombreux pays riches, jouissant de la paix se désintéressent de gens dans la détresse la plus sévère ». Il critique certaines municipalités suédoises qui ont hésité à prendre davantage de réfugiés – en partie en raison du coût élevé des charges pour ces réfugiés et en partie à cause de la criminalité et d’autres problèmes sociaux qu’ils apportent avec eux. Tout en reconnaissant l’existence de ces difficultés, Helmerson insiste sur le fait qu ‘«il est profondément cynique de penser que ces problèmes sont insolubles et de se soustraire ainsi à sa responsabilité et à la compassion. »

Le chroniqueur Ivar Arpi du Svenska Dagbladet  [joint] s’est joint aux applaudissements de la nouvelle politique, la qualifiant d’ «irréprochable». Touché par la grâce d’une note réaliste inattendue, il a cependant souligné que les municipalités suédoises n’ont tout simplement pas assez de logements ou de ressources financières pour prendre correctement soin des nouveaux arrivants. Sans compter le fait, que le marché du travail suédois est tout simplement très dégradé, avec des niveaux exorbitants de chômeurs, en particulier ceux d’origine étrangère.

Comment, alors, la Suède s’attend-elle à payer pour loger et nourrir tous ces réfugiés? 

Un article paru il y a quelques semaines a fourni une réponse. Le titre est brutal: « Malmö prend aux vieux et aux malades pour donner aux immigrants ». L’idée maîtresse de ce rapport est que la ville de Malmö, tentant désespérément de couvrir ses dépenses sans cesse croissantes pour les immigrants (elles passent à 15 $ millions par an rien que sur la scolarisation en langue maternelle), a proposé des coupes sombres dans les dépenses pour les Suédois de souche, les malades et les personnes âgées.

N’oubliez pas que nous parlons ici d’un pays où la principale justification de taxes élevées est un système de protection sociale généreux qui offre un filet de sécurité pour les chômeurs, les malades et les personnes âgées. Les Suédois ont grandi avec l’idée qu’ils étaient des partenaires dans une alliance avec l’Etat : subvenez à vos propres dépenses lorsque vous êtes en mesure de le faire, en contrepartie, l’Etat vous prendra en charge si votre situation change. Pourtant, à Malmö, à cause de la flambée des coûts liés à l’immigration, le gouvernement local ne peut même plus honorer sa part du contrat.

En conséquence, il a proposé que les frais de soins infirmiers à domicile soient augmentés de manière significative, que les repas gratuits dans les maisons de soins infirmiers soient supprimés, ce qui oblige les résidents à couvrir leurs propres coûts alimentaires; que les personnes âgées qui jusqu’à maintenant recevaient des soins à domicile gratuits soient obligés de les payer, que les personnes âgées pauvres, qui reçoivent divers services de soins de santé au rabais en fonction de leurs revenus, soient désormais contraintes de débourser le plein tarif, et que les personnes âgées qui ne peuvent se déplacer ni donc se rendre à la clinique, soient facturées en supplément pour les appels internes. Comme pour les personnes âgées qui n’ont tout simplement pas l’argent pour payer la nourriture, un abri ou un traitement médical vital, elles vont devoir  « s’humilier devant des fonctionnaires municipaux en demandant d’être exemptées des frais. »

Pendant ce temps, le gouvernement suédois a ordonné que les immigrants illégaux bénéficient de soins médicaux et dentaires gratuits.

Vu de l’étranger, on voit très clairement où tout cela mène. Pourquoi les suédois ne voient-ils rien ?

Sources : Frontpagemag – 6 septembre 2013 – Par 
Copyright Europe Israël  Taduction Nancy Verdier

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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DURADUPIF 07/09/2013 21:47


Les cons..les syriens rentrèrent en Europe, des cons leurs avaient ouvert la porte. Pauvre europe, pauvre france !

Epicure 07/09/2013 18:50


il faut quitter cette Europe suicidaire avant qu'elle ne sombre dans l'extermination de guerre civile  ou sa fin programmée. Il ne reste plus grand chose dans le monde comme lieu
sympathique...Les lieux sûrs sont déjà tous devenus des enfer en perspective où il faudra se battre aussi...


Je suis content de mourir dans peu d'années... et d'avoir fini bientôt avec ce monde de fous furieux.