L'attachement non calculé et incalculable pour Israël

Publié le 7 Février 2013

L’histoire de Philippe, celle d’un ami d’Israël 

Philippe Tanguy

Combien comme Philippe, sont des ami(e)s auxquels Israël peut avec assurance compter sur l’amitié désintéressée et le soutien brûlant dévorant toutes celles et ceux ayant eu cette réceptivité saine, simple et spontanée d’aimer ce qui est juste et fondé ?

Combien comme lui, peuvent être considérés comme appui sûr, parce que cette passion que l’on ne saurait expliquer, comme un aimant secret indéfinissable, les ont attiré et touché au plus profond d’eux-mêmes.

 

L’histoire de Philippe comme tant d’autres d’ici ou d’ailleurs est fondée sur ce socle. En voici donc une preuve encore.

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Mon amour pour Israël est né en 1967 à… 13 ans ! La guerre des 6 jours a déclenché cette passion qui dure jusqu’à aujourd’hui.

Je suis Breton, d’un père, marin de l’état, viscéralement antisémite!
A 16 ans, j’écrivais à l’ambassadeur d’Israël à Paris pour savoir si je pouvais m’engager dans l’armée israélienne ; la réponse, bien sûr, m’a beaucoup déçue!

Pour me consoler, j’ai continué à m’intéresser au pays, à construire des maquettes d’avion à l’étoile de David et à amasser livres et documentation.
A 17 ans, faute de mieux, je me suis engagé dans l’armée française ! Bien qu’adorant mon métier de chef de patrouille de reconnaissance, je savais qu’un jour je quitterai ma carrière pour partir «là-bas»…

Tsahal 2008 003Les sous-officiers avec lequel je travaillais, m’y ont grandement poussé par… leur antisémitisme et parfois leur hostilité, bien que certains cadres avaient des sentiments envers l’état hébreu, surtout pour son armée «qui foutait souvent la raclée aux arabes»!
Après 7 années sous les armes j’ai donc rendu l’uniforme pour partir en kibboutz…
Volontaire à Sha’ar Hagolan pendant un an j’y suis devenu résident et j’ai suivi un oulpan d’hébreu.
Ne souhaitant pas me convertir, j’ai du pendant les dix années suivantes «jouer» avec les visas en quittant tous les 6 mois le pays puis revenir dans un autre kibboutz ; mon but étant de m’installer à chaque fois dans une région différente et de connaître d’autres israéliens.

Ainsi j’ai partagé la vie des kibboutznikim de Beth Haemek, Ramat Yohanan, Barkaï, Tzova, Tzora.

Bien qu’ayant travaillé au début dans l’arboriculture, j’ai eu le bonheur de travailler plusieurs années comme «métapèl»(mot rarement utilisé à ce mode masculin!) dans les classes des écoles primaires.

Grâce aux enfants mon hébreu s’est grandement amélioré !
J’ai également ramassé des tomates dans l’Arava et aider à l’illustration d’un livre pédagogique pour les enfants au moshav Amirim, en Galilée.
En 1990, ce fut pour moi une catastrophe : le ministère de l’intérieur de l’époque refusait de renouveler mon visa : 10 ans avec des visas touristiques, c’est trop!
Retour forcé à la case départ, moi qui aimait tant ce pays !

Tsahal 2008 054Heureusement, une relation : Charles Hernu, ancien ministre et grand ami d’Israël me fait entrer dans la fonction publique.
Peu après, je réintègre, après examens, l’armée comme réserviste spécialiste du proche-orient et interprète trilingue.

La boucle est bouclée!
Il y a 5 ans, je découvrais par hasard qu’il était possible d’être volontaire pour Tsahal, même si on n’est pas juif !

Ainsi, mon rêve d’ado a pu se réaliser : porter l’uniforme de Tsahal !

Depuis lors, je m’efforce d’effectuer un bénévolat par an en emmenant avec moi des amis non-juifs ; dont certains repartent avec moi avec enthousiasme à chaque fois.
Je suis actuellement brigadier de Police mais une chose est sûre ,

Lorsque je serai à la retraite, on recommencera à me voir plus souvent déambuler dans les rues de Jérusalem où sur la promenade de Tel-Aviv !

 Philippe Tanguy.

© Copyright Europe Israël 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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FRANHENJAC 08/02/2013 02:34


Que vos voeux se réalisent !