L’Autorité Palestinienne avait retiré le monument représentant une carte de la grande «Palestine».

Publié le 26 Mars 2013

L’Autorité Palestinienne avait retiré le monument représentant une carte de la «Palestine» englobant  Israël pour que Barack Obama ne la voie pas. 

Par Itamar Marcus et Nan Jacques Zilberdik

Nancy3 traduction de Nancy Verdier

Source: Europe-Israël

 

Palestinian Media Watch a fourni des cartes officielles de l’Autorité Palestinienne effaçant  tout l’État d’Israël et le remplaçant par «la Palestine». Ces cartes figurent dans les bureaux des fonctionnaires de l’AP, dans les écoles et sur les monuments, pour ne citer que quelques exemples. Avant sa première élection, le président américain Barack Obama avait critiqué ces cartes qui anticipaient un monde sans Israël, les qualifiant de menace pour la sécurité d’Israël:

«Je ne transigerai jamais quand il s’agit de la sécurité d’Israël … Pas quand il y a des groupes terroristes et des dirigeants politiques engagés dans la destruction d’Israël. Pas quand il y a des cartes dans l’ensemble du Moyen-Orient qui ne reconnaissent même pas l’existence d’Israël. »

[AIPAC Conférence, Juin 4, 2008]

Après le vote à l’ONU en Novembre 2012, l’Autorité Palestinienne a construit un monument sur la place centrale de Bethléem appelé «Le Monument de l’État», qui montre l ‘«État de Palestine». Cependant, ce modèle de  «Palestine» englobe aussi l’ensemble d’Israël, ce qui par conséquent l’efface complètement de la carte. Le monument célèbre le vote des Nations Unies sur l’existence d’un état ainsi que la première attaque terroriste de l’OLP / Fatah contre Israël en 1965, qui est considérée comme le début de la « révolution » de l’Autorité Palestinienne et la date d’anniversaire du Fatah. Sur le monument en forme de carte est écrit :

« Certificat de naissance » de l’Etat de Palestine – 29 novembre 2012,
« Déclenchement de la glorieuse révolution – 1 janvier 1965 »

Il s’est avéré que le monument était sur la route du Président Obama à Bethléem ; ainsi afin de l’empêcher de le voir, l’Autorité Palestinienne avait retiré le monument avant son arrivée, rapporte le quotidien officiel de l’AP. Cette mesure, cependant, a indigné les Palestiniens locaux qui ont  assisté à sa suppression:

«Dans la ville, il y a ceux qui non seulement accueillent chaleureusement la visite du président américain, mais sont prêts à aller encore plus loin … Les habitants ont été surpris de constater que la carte de Palestine gravée avec des détails sur la Nakba  et un olivier, ont été retirés de la place Al-Karkafa, pour être remplacés par un modèle de ce qui a été décrit comme une colombe de la paix. Ceci a rendu les gens furieux et ils se sont rassemblés en nombre»

PMW a démontré que l’Autorité Palestinienne  cache son idéologie, ses activités et les objectifs des bailleurs de fonds américains et européens, afin d’obtenir un soutien politique et du financement. Le retrait temporaire du monument en forme de carte, pour empêcher Obama de le voir, est conforme à cette politique de tromperie. (Voir « tromperie » Deception  PMW pour une documentation complète.)

En réponse à la colère populaire  rapportée par le quotidien, l’Autorité Palestinienne a ensuite tenté de tromper son propre peuple quant à la raison du déplacement du monument. Deux jours après le premier article, le journal a fait un reportage sur une conférence de presse tenue par le Gouverneur du District de Bethléem avec le maire de Bethléem, au cours de laquelle ils ont affirmé que le monument a été enlevé pour être «refait» et agrandi. Que ce retrait ait eu lieu juste avant la visite d’Obama était une coïncidence, selon l’AP. Selon le Gouverneur de District: «Tout le monde sait que les Américains ne dictent pas leurs décisions  aux palestiniens. »

Voici les deux articles parus dans le quotidien de l’AP. Le premier décrit la  tromperie entre  l’Autorité Palestinienne et Obama  et le second décrit la tromperie  de l’Autorité palestinienne envers son propre peuple:

« La prochaine visite d’Obama à Bethléem pèse lourdement sur la ville de la Nativité. Chaque jour, des journalistes font des enquêtes d’opinion sur cette visite auprès des résidents. La plupart d’entre eux ont exprimé leur opposition à la politique américaine en ce qui concerne la question palestinienne …

Les militants ont étalé une grande photo de Barack Obama sur le sol, à l’intersection de Bab Al-Dir, non loin de l’église de la Nativité. Les voitures ont roulé sur cette image, qui fut ensuite brûlée.

Il semble que dans la ville, il y a ceux qui non seulement accueillent chaleureusement la visite du président américain, mais sont prêts à aller encore plus loin … Les habitants ont été surpris de constater que la carte de Palestine gravée avec des détails sur la Nakba (« Catastrophe », le terme palestinien pour décrire la création de l’état d’Israël) et un olivier, ont été retirés de la place Al-Karkafa, pour être remplacés par un modèle de ce qui a été décrit comme une colombe de la paix. Ceci a rendu les gens furieux et ils se sont rassemblés en nombre» [Al-Hayat Al-Jadida, March 19, 2013]

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«Le Gouverneur du District de Bethléem, le ministre Abd Al-Fattah Hamail, et la mairesse Vera Baboun, ont tenu une conférence de presse hier [Mars 20] afin de préciser les détails de ce qui s’est passé avec le Monument d’Etat (State Monument) et pourquoi il a été déplacé …

Hamail a précisé que la décision de refaire le monument de la Place de Nisan, connue sous le nom « Khaikhoun Square », et de placer un monument symbolisant la poursuite de la lutte  du peuple palestinien pour la liberté et la paix à côté du Monument d’ État, a été prise conformément à la proposition présentée par l’artiste Nastas Akram.

Il a également noté que la carte gravée sur le monument est la carte de la Palestine, qui représente le symbole national et est implanté dans le cœur de tous les Palestiniens. Il a ajouté qu’il est interdit d’empiéter sur le patriotisme d’un seul palestinien, qu’il s’agisse d’un haut fonctionnaire ou pas. Hamail a nié que les Américains avaient un lien quelconque  avec ce sujet (par exemple, la suppression de la carte), et a dit :  «Tout le monde sait que les Américains ne dictent pas leurs décisions aux palestiniens. La preuve en est que les Américains se sont battus jusqu’à la dernière minute contre la décision de faire appel à l’ONU et que le Président Mahmoud Abbas a rejeté cette intervention et a obtenu la résolution de l’ONU concernant l’Etat [palestinien]. Ce monument illustre cette politique, et personne ne peut le retirer, quelle que soit la circonstance» [Al-Hayat Al-Jadida 21 Mars 2013]

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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Epicure 26/03/2013 23:43


Je crois qu'il faudra leur imposer la Carte de répartition des territoires selon le Traité de San Remo en 1920 où la Palestine est à la place de la Jordanie actuelle 70% de la surface donnée aux
arabes et la Palestine de Hadrien soit Israël restituée aux Juifs seuls ayants droits.


Que les Britanniques, Perfide Albion, à leur habitude, aient donné à Feizal ier ce territoire qui ,ne leur appartenait pas et dont  ils avaient alors "Mansdat" de la SDN ne change rien à
l'affaire.


Le refus israélien de deux états palestiniens se justifie pleinement et il n'y a pas de "solution à deux Etats" SUR le territoire du Royaiume de Judée/Israel,  ni en vue, ni de
jure...Ce refus juif fait face au refus arabe exprimé dès 1919 et réittéré tout au long du XXe siècle jusqu'à aujourd'hui: la terre occupée par les musulmans étant, selon eux,
 définitivement acquise à l'Islam.