L’échec le plus spectaculaire d’Obama. Par Caroline Glinck

Publié le 16 Juillet 2012

Il y a deux semaines, lors d’une cérémonie officieuse d’entrée en fonction au Square Tahrir au Caire, le nouveau président des ‘Frères Musulmans’ d’Egypte Mohamed Mursi a retiré son masque de modéré. Devant une foule de centaines de milliers de gens, Mursi a promis d’œuvrer à la libération d’une prison fédérale du sheikh Oman Abdel-Rahman.

 

Selon le compte-rendu de son discours par le ‘New York Times', Mursi a dit : « Je vois des signes [tenus pas les membres de la foule] des photos d’Omar Abdel Rahman et de ses co-détenus ». il est de mon devoir de faire tous les efforts  possibles pour les faire libérer, y compris Abdel Rahman ».

 

Egalement connu sous le nom de sheikh aveugle, Abdel Rahman a été le cerveau de la cellule jihadiste dans le New Jersey qui a perpétré l’attentat à la bombe du World Trade Center en 1993. Sa cellule a aussi assassiné le rabbi Meir Kahane à New York en 1990. Ils ont comploté l’assassinat du président de l’époque Hosni Moubarak. Ils ont projeté de bombarder les principaux lieux connus de New York dont les tunnels Lincoln et Holland et le QG des Nations Unies.

 

Rahman était le chef de la Gama'a al-Islamia – le groupe Islamique responsable, entre autres choses, de l’assassinat d’Anouar Sadate en 1981. Autorité sunnite renommée, Rahman a rédigé une fatwa, ou décision islamique, permettant le meurtre de Sadate en rétribution de sa signature du traité de paix avec Israël. Le groupe islamique est sur la liste du Département d’Etat des USA spécialement désigné comme organisation terroriste.

 

Après sa condamnation en liaison avec l’attentat à la bombe du World Trade Center de 1993, Abdel-Rahman a émis une autre fatwa appelant au jihad contre les USA. Après les attaques du 11 septembre 2001, Oussama ben Laden a cité Abdel-Rahman comme leur justification religieuse.

 

En appelant à la libération d’Abdel-Rahman, Mursi s’est aligné avec son gouvernement sur les pires ennemis des USA. En appelant à la libération d’Abdel-Rahman au cours de sa cérémonie officieuse de prise de fonction, Mursi a montré qu’il prend davantage soin de se gagner l’approbation des jihadistes les plus violents qui haïssent l’Amérique dans le monde, plutôt que de cultiver de bonnes relations avec l’Amérique.  

 

Et en réponse à l’acte suprême d’inimitié de Mursi, le président des USA Barack Obama a invité Mursi à lui rendre visite à la Maison Blanche.

 

Mursi n’est pas le seul partisan à jouir d’une chaleureuse hospitalité à la Maison Blanche.

 

Son organisation terroriste personnelle a aussi reçu du gouvernement des USA des largesses. Malgré le fait que la loi fédérale considère comme une trahison le fait d’aider des membres d’organisations terroristes particulièrement désignées, le mois dernier le Département d’Etat a invité un membre du groupe Hani Nour Eldin, membre récemment élu du parlement égyptien dominé par les islamistes, à visiter les USA pour y rencontrer des officiels américains de haut rang à la Maison blanche et au Département d’Etat, comme partie d’une délégation de parlementaires égyptiens.

 

La porte-parole du Département d’Etat Victoria Nuland a refusé de fournir la moindre explication à la décision du gouvernement de transgresser la loi fédérale pour accueillir Eldin a Washington. Nuland a seulement déclaré : «Nous avons intérêt à entamer des pourparlers sur un large échantillon d’Egyptiens qui recherchent la formation d’une Egypte pacifique dans l’avenir. Le but de cette délégation… était d’avoir des consultations aussi bien avec des organes de réflexion mais aussi avec des gens du gouvernement, avec un large spectre représentant toutes les couleurs politiques de l’Egypte ».

 

Mursi n’est pas le seul dirigeant arabe qui adopte des terroristes uniquement être adoubé par le gouvernement des USA. Dans une affaire d’apparence semblable, on a rapporté cette semaine que pour tenter de satisfaire l’urgent désir du gouvernement Obama de reprendre des négociations entre les Palestiniens et Israël, et pour satisfaire l’insatiable désir des Palestiniens de célébrer des terroristes, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a offert de libérer 124 assassins terroristes palestiniens des prisons israéliennes en échange d’une réunion avec le président de l’Autorité Palestinienne et chef du Fatah, Mahmoud Abbas.

 

Hélas, Abbas refusa. Il pensait que l’offre de Netanyahou n’était pas assez généreuse.

 

Et comment le gouvernement Obama répondit-il à l’exigence d’Abbas de libération en masse de terroristes et son refus obstiné de reprendre les négociations avec Israël ?

 

En attaquant Israël.

 

La cause alléguée par le gouvernement Obama de l’attaque la plus récente contre Israël est la publication de l’avis juridique d’un panel de juristes experts israéliens concernant la légalité des communautés israéliennes au-delà des lignes d’armistice de 1949. Netanyahou  a nommé le panel, conduit par le juge à la Cour Suprême en retraite Edmond Levy, pour enquêter sur le statut légal international de ces villes et villages et apporter au gouvernement les recommandations liées à la construction future de communautés israéliennes au-delà des lignes d’armistice.

 

Les conclusions du Comité, publiées cette semaine, ont été que selon la loi internationale, ces communautés sont totalement légales.

Il  n’y a absolument rien de révolutionnaire dans cette conclusion. Cela a été la position d’Israël depuis 1967, et sans doute depuis 1922.

 

La base légale internationale pour l’établissement de l’Etat juif en 1948 a été le Mandat pour la Palestine de la Ligue des Nations en 1922. Ce document a conféré au Peuple juif le droit légal de souveraineté sur la Judée, la Samarie et Jerusalem, ainsi que sur toute la terre dont Israël prit le contrôle pendant la guerre d’Indépendance de 1948-49.

 

Non seulement le Mandat conféra au Peuple juif le droit légal sur ces zones, mais il enjoignit aux Autorités Mandataires britanniques de « faciliter… une implantation dense sur cette terre par des Juifs, dont des terres d’Etat et des terres inutilisées non requises pour un usage publique ».

 

Ainsi, non seulement l’implantation juive n’était pas prohibée, mais elle était requise.

 

Bien que ceci ait été tout le temps la position d’Israël, Netanyahou sentit apparemment le besoin d’avoir la légitimité renouvelée à la lumière de l’attaque acharnée contre les droits légaux d’Israël menés par les Palestiniens, et rejoints avec enthousiasme par le gouvernement Obama.

 

Dans une tentative précédente de se concilier l’appétit rapace d’Obama pour des concessions israéliennes, Netanyahou abrogea temporairement les droits légaux d’Israël en interdisant aux Juifs d’exercer leurs droits de propriété en Judée et en Samarie pendant 10 mois en 2010. Tout ce que fait l’avis légal publié cette semaine est de déclarer de nouveau ce que la position d’Israël a toujours été.

 

Alors que le gouvernement Obama a choisi d’adouber Mursi qui soutient Abdel-Rahman, le gouvernement Obama a condamné Israël avec véhémence pour avoir le culot de demander à un panel de juristes de haut niveau de donner son avis sur ses droits. Lors d’une réunion de presse, le porte-parole du Département d’Etat Patrick Ventrell frappa le marteau rhétorique.

 

Comme il le dit : « La position de USA sur les implantations est claire. Evidemment, nous avons vu les rapports où un panel nommé par le gouvernement israélien a recommandé la légalisation de dizaines d’implantations israéliennes sur la Rive Occidentale, mais nous n’acceptons pas la légitimité d’une activité continue s’implantation israélienne, et nous nous opposons à tout effort pour légaliser les implantations aux avant-postes ».

 

En bref, pour le gouvernement Obama, il est bel et bon pour le président nouvellement élu de ce qui était jusqu’à il y a deux ans l’allié arabe le plus important des USA d’adouber un cerveau du terrorisme  indirectement responsable de meurtre de 3000 Américains. Il est d’accord pour inviter des membres de groupes terroristes jihadistes à venir à Washington pour rencontrer des officiels américains de haut niveau lors d’un voyage financé par les contribuables. Il est même d’accord pour la direction d’un prétendu Etat que les USA essaient de créer pour protéger chaque terroriste palestinien, dont ceux qui ont assassiné des Américains.

 

Mais que le gouvernement élu d’Israël demande à un panel d’expert de déterminer si Israël agit en accord avec la loi internationale en permettant à des Juifs de vivre sur la terre où des Palestiniens insistent pour qu’elle soit ‘Judenrein’, voilà l’offense.

 

La disparité entre le traitement du gouvernement américain avec celui de Mursi d’un côté » et le gouvernement de Netanyahou d’autre part, met en fort relief la nature de sa politique au Moyen-Orient.

 

Obama est venu à son poste avec une théorie sur laquelle il a fondé sa politique au Moyen Orient. Sa théorie était que les jihadistes haïssent l’Amérique parce que les USA soutiennent Israël. En plaçant ce qu’Obama qualifiait de « jour » entre les USA et Israël, il croyait qu’il pourrait convaincre les jihadistes d’abandonner leur haine de l’Amérique.

 

Obama a exécuté cette politique depuis trois ans et demi. Et son record d’échecs spectaculaires est ininterrompu.

 

Les échecs d’Obama sont démontrés dans toutes ses conséquences dangereuses par un simple fait. Depuis sa prise de fonction, les Américains ont neutralisé bien moins de jihadistes qu’ils n’en ont renforcé.

 

Depuis janvier 2009, le monde musulman est devenu beaucoup plus radicalisé. Aucun gouvernement islamiste au pouvoir en 2009 n’a été renversé. Mais plusieurs Etats clés – d’abord et avant tout l’Egypte – conduits par des gouvernements pro-occidentaux, alliés des USA quand Obama a pris ses fonctions, sont maintenant dirigés par des islamistes.

 

Il est vrai que les résultats des élections en Egypte, Tunisie, Maroc et ailleurs ne sont pas la faute d’Obama. Mais ils montrent de nouveau la fausseté de sa politique. La politique d’Obama de mettre en conflit les USA et Israël, et de soutenir les ‘Frères Musulmans’ contre les alliés des USA comme Moubarak, implique d’être mauvais avec les amis de l’Amérique et bon avec ses ennemis. Cette politique ne peut pas aider mais elle renforce vos ennemis contre vous et vos amis.

 

Plutôt de se confronter aux conséquences amères de sa politique, Obama et ses adjoints ont choisi de nier simplement la dangereuse réalité qu’il a engendrée à travers ses actes. Pire, Ils en sont venus à des explications pour maintenir cette politique malgré son échec flagrant.

 

Nulle part cet effort n’a été aussi évident que dans une analyse de commande dans le ‘New York Times’ cette semaine intitulée : « Alors que les islamistes gagnent en l’influence, Washington réévalue quels sont ses amis ».

 

L’analyse adopte la notion qu’il est possible et raisonnable de se concilier les semblables de Mursi et de ses partisans jihadistes haïssant l’Amérique et de ses partenaires de coalition. Il cite Michele Dunn de ‘Atlantic Council’ qui proclamait que d’un côté, si les ‘Frères Musulmans’ et leurs camarades radicaux sont autorisés a gagner en Egypte, leur arrivée dans la politique dominante devrait réduire la menace terroriste. D’un autre côté, elle a prévenu : « Si les groupes islamistes comme les ‘Frères’ perdaient foi en la démocratie, c’est là qu’il pourrait y avoir de terribles conséquences ». 

 

En d’autres mots, l’analyse met en avant que les USA devraient répondre à l’ascension de se ennemis en prétendant que ses ennemis sont ses amis ».

 

En dehors de ce bavardage irresponsable, ce morceau de sophistication intellectuelle requiert un déni total de la réalité. Les Talibans étaient au pouvoir en Afghanistan en 2001. Leur pouvoir politique ne les a pas empêchés de coopérer avec al Qaïda. Le Hamas a été en charge de Gaza depuis 2007 cela ne l’a pas empêché de pratiquer le terrorisme contre Israël. Les mollahs sont à la tête de l’Iran depuis 33 ans. Cela ne les a pas empêchés d’être les plus grands parrains du terrorisme dans le monde. Le Hezbollah a été impliqué dans le courant politique dominant au Liban depuis 2000 et il est resté l’une des organisations terroristes les plus actives dans le monde. 

 

Et ainsi de suite.

 

Retour dans les années 1980, le gouvernement Reagan coopérait avec bonheur avec les précurseurs d’al Qaïda dans une guerre clandestine contre l’Union soviétique en Afghanistan. Il n’est jamais venu à l’esprit des Américains alors que ce même peuple travaillant avec eux à renverser les Soviétiques, suivrait un jour la direction d’un sheikh aveugle pour attaquer l’Amérique.

 

A l’opposé des moudjahidine en Afghanistan, les ‘Frères Musulmans’  n’ont jamais combattu un ennemi commun avec les Américains. Les USA soutiennent cela pour rien – tout en cherchant à obtenir leur soutien en s’opposant à l’Amérique en se tounant vers les alliés les plus stables de l’Amérique. Y-a-t-il le moindre doute que cette politique finira mal ?

 

 

The Jerusalem Post 12/07/2012  

 http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=277318

 Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Marie-claire Muller 16/07/2012 21:22


http://www.defrancisation.com/le-projet-rivkin-comment-la-mondialisation-utilise-le-multiculturalisme-pour-assujettir-des-nations-souveraines/

Marie-claire Muller 16/07/2012 21:20


Pourquoi calquons nous notre politique sur celle des USA qui est irresponsable?Même l'UE  est une entité créée par les américains (Barroso est un pion de la CIA)Obama conduit son Pays vers
la catastrophe islamiste et nous avec. Nos dirigeants umps sont complices sortant du même moule. Si nous ne réagissons pas ;"Adieu,veaux,vaches,cochons (surtout) et couvée!!!!"