L’Eglise catholique aux Etats-Unis a-t-elle succombé aux charmes de l’islam ? Par Bernard Dick. Préface Gérard Brazon

Publié le 15 Février 2014

La question qui est débattu dans cet article peut se poser en France. Nous avons une église de France qui accepte la dhimmitude, accepte l'islam comme religion alors même qu'elle sait bien ce qu'est l'islam à travers l'enseignement des chrétiens d'Orient.

Femmes arméniennes cruxifiées

Femmes arméniennes cruxifiées

L'Eglise de France ne peut pas ignorer les conséquences sur les chrétiens de la présence de l'islam. Il suffit d'examiner les résultats de cette présence sur des terres autrefois juives et chrétiennes: Syrie, Perse, Turquie, Egypte, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie et j'en passe. Tous ces pays furent autrefois chrétiens et pour mémoire, Saint Augustin était un Berbère. Que sont-elles devenues si ce n'est des terres où s'exerce la dictature islamique. Les juifs et les Chrétiens n'ont pas eu d'autres choix que de mourir, se convertir ou d'être placé sous le statut de la dhimmitude. Devenir des sous-hommes sans droit mais beaucoup de devoirs à commencer par payer l'impôt. Quant aux femmes, nous savons que l'islam considère la femme comme des vagins sur pattes, des ventres à engrosser, des champs de labour, des sujets que l'on peut frapper. Lire quelques sourates de ce livre mortifère, anti droits de la femme et de l'homme qu'est le Coran.

sourate 2, verset 228 et sourate 4, verset 34, Sourate 4, versets 11 et 176, sourate 33, verset 33, etc.

L'Eglise de France (très majoritairement acquise aux idées "humanistes" d'une certaine gauche) le sait pourtant, mais elle refuse de prendre part à ce combat contre l'islam et feint de croire que l'islam n'est qu'une religion comme une autre, bref, une petite sœur. Quelle folie, quelle inculture  historique ! A moins qu'elle ne poursuive un autre but. Espérer régler des comptes anciens avec la "gueuse laïcarde" ? Ce qui serait une grave erreur pour le monde libre. Elle n'en tirera aucun avantage, bien au contraire.

Gérard Brazon

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 par Bernard Dick pour Riposte Laïque

L’article de William Kilpatrick (*) que nous publions aujourd’hui est paru dans le numéro de janvier 2014 de la New Oxford Review sous le titre « L’Alliance religieuse islamo-catholique » et le sous-titre « L’Église catholique aux États-Unis a-t-elle succombé aux charmes de l’islam ? ». Le titre évoque les USA mais on pourra constater la similitude du cas américain avec celui de la France. Le centralisme de l’Église catholique fait en sorte qu’il suffirait de substituer les noms des évêques américains par des noms d’évêques français et on observerait les mêmes comportements face à l’islam.

Nous avons dénoncé les positions de certains prélats de l’Église Catholique de France qui agissent en porteurs de valises de l’islam (2) en prêchant l’accueil, l’ouverture à l’islam jusqu’à lui ouvrir les églises pour des offices interreligieux. A trop  vouloir réintroduire Dieu dans les chaumières de France, l’Église a introduit Allah.

Il existe une discordance entre la position des évêques de France d’un côté et les curés de terrain et la majorité des catholiques de l’autre. Ces derniers souffrent de l’attitude de ceux qui devraient être leurs pasteurs et qui, face à l’islam, jouent les fossoyeurs de la chrétienté. Ce phénomène de « générosité » envers l’islam n’est autre qu’une soumission à l’islam. Ce ne sont pas que les seuls chefs religieux catholiques qui tombent dans le piège mais aussi les protestants et les juifs. 

L’article démontre le danger flagrant du dialogue interreligieux islamo-chrétien. Car l’islam ne badine pas, il ruse. Et dans ce dialogue, il est facile de deviner qui est la dupe et le dindon de la farce (NDT). 

Le cardinal Timothy Doland a rendu visite l’été dernier au Centre Culturel Islamique Albanais de Tompkinsville dans le Staten Island (New-York] où il a rencontré un grand nombre de dirigeants musulmans. Comme c’est souvent le cas, quand les prélats catholiques rencontrent des musulmans, le thème de la réunion était le terrain commun partagé par les deux religions. Le cardinal Dolan a dit à son audience musulmane : « Vous aimez Dieu, nous aimons Dieu, et c’est le même Dieu. Il leur a dit merci « de me faire sentir que je suis un ami et un membre de la famille ». Il a poursuivi en leur déclarant qu’ils partagent bien des choses avec les catholiques : « Vous aimez le mariage et la famille, vous aimez les enfants et les bébés, vous aimez la liberté – la liberté religieuse tout particulièrement –,  vous défendez la vie, vous désirez l’harmonie et l’unité, vous prenez soin des autres, vous prenez soin de la créature de Dieu et vous prenez soin de ceux qui sont dans le besoin ».

CARDINAL DOLAN

Le cardinal Dolan, évêque de New-York (Crédit Jihad Watch)

Peut-être que cela est vrai pour les musulmans de Tompkinsville mais ailleurs  malheureusement, les paroles du cardinal seront considérées comme une approbation [de l’islam]. Je dis « malheureusement » car ce qu’il dit des valeurs communes et des croyances des musulmans et des catholiques est très trompeur.

Deux croyances fondamentalement distinctes

Premier point : l’affirmation que les musulmans et les catholiques aiment le même Dieu.  Bien sûr, la déclaration du cardinal Dolan peut être justifiée dans un sens large. Il n’y a, après tout, qu’un seul Dieu. Que les prières et les cultes soient offerts à notre Père dans les Cieux ou à Allah ou au Grand Esprit, il n’y a qu’un seul Dieu qui y prête attention. Dans ce sens, quiconque offre ses prières prie le même Dieu que celui pour lequel prient les catholiques.

Quand nous passons du général au particulier, la même thèse du « même Dieu » tombe et se brise. Dans le Nouveau Testament, Dieu se présente en Trinité (Mt. 28 :19) ; dans le Coran, Dieu dément être une Trinité (5 :73). Dans l’Évangile, Dieu se réfère à Jésus comme « mon fils bien-aimé » (Mt. 3 :17) ; dans le Coran, Dieu maudit les chrétiens qui appellent le Christ Fils de Dieu (9 :30). Dans le récit chrétien, Dieu accepte la mort sacrificielle de son Fils unique  sur la croix ; dans le récit musulman, Dieu décrit la crucifixion du Christ comme « un mensonge monstrueux » (4 :157). A la lumière de ces différences significatives, il est difficile de voir comment le Dieu de la Bible et le Dieu du Coran pourraient être un et le même.

Il y a des problèmes similaires avec d’autres affirmations du cardinal Dolan comme celle-ci : « Vous aimez le mariage et la famille ». Oui, les musulmans peuvent être considérés comme aimant leurs familles. Mais, dans plusieurs aspects, les positions des catholiques et des musulmans sur le mariage et la famille sont deux mondes à part. Pour les catholiques, le mariage est un sacrement ; pour les musulmans, c’est un contrat. De plus, et en premier lieu, c’est un contrat à propos de sexe et d’argent. En fait, la langue arabe désigne le mariage et le rapport sexuel par le même mot, « nikah نكاح ». En islam, le mariage est une institution qui ordonne de satisfaire le besoin sexuel de l’homme. Ainsi, un musulman peut avoir deux, trois ou quatre épouses en même temps et autant de familles différentes. Avoir quatre épouses n’est pas en réalité une limite car si un musulman en a assez d’une de ses épouses, il lui suffit de prononcer trois fois « je te répudie » et il peut se marier avec une autre femme. Toutefois, beaucoup de musulmans passent outre ce point de leur religion et restent fidèles à une femme. Le fait que l’on puisse facilement remplacer une épouse crée une insécurité et une instabilité sous-jacente qui, par retour, diffuse un dysfonctionnement familial dans le monde islamique. En effet, de nombreux spécialistes soutiennent que la violence islamique est en large partie le résultat des turbulences de la famille musulmane.

« Vous aimez les enfants et les bébés ». Sous la loi islamique, les femmes et les enfants sont à peine plus que la propriété des maris ou des pères. Encore que les liens de l’affection naturelle forgent souvent ce que l’écrivaine d’origine égyptienne, Nonie Darwish, appelle « les tentations corruptives »  de l’islam. Religieusement sanctionnées, ces tentations sont toujours présentes dans le monde musulman. Prenons le cas du mariage de l’enfant. Mohammed a contracté un mariage avec Aïcha quand elle avait six ans et a consommé le mariage quand elle a eu neuf ans. Et Mohammad est considéré par les musulmans comme l’être humain le plus parfait qui ait jamais vécu !  Le Coran dit 91 fois que tous les musulmans sont supposés imiter Mohammad dans leur vie. Ainsi, quand les sociétés musulmanes s’évertuent à vouloir retourner à leurs sources mahométanes, il y a une demande correspondante  d’abaisser à 9 ans l’âge minimum du mariage. Par exemple, les juristes iraniens cherchent maintenant à abaisser l’âge du mariage pour les filles à 9 ans. Mohammad Ali Isfénani, président de la Commission de la charia au Parlement iranien a qualifié de « non-islamique » l’âge minimum actuel de 13 ans pour le mariage.

Puis, bien sûr, il y a la question des crimes d’honneur. Un nombre croissant de pères, grands-pères, oncles, frères se sentent si fortement concernés par l’honneur de la famille qu’ils sont prêts à tuer toute parente « femelle » qui met l’honneur de la famille en question. Quelques commentateurs disent que cette pratique n’a rien à voir avec l’islam mais que c’est, tout bonnement, une malheureuse coutume tribale. Mais, en fait, c’est parmi les musulmans qu’est comptabilisée la majorité des crimes d’honneur dans le monde. Cela à cause du fait que les crimes d’honneur sont protégés par la loi islamique. Le guide de la loi islamique qui fait peut-être le plus  autorité est « Reliance of the Traveller »(Manuel du pèlerin [sur la voie d’Allah] et outils de l’ascète), un manuel de 900 pages certifié par l’Université al-Azhar du Caire et considéré comme digne de confiance. Le chapitre O, qui traite de la « vengeance » (châtiment) et du meurtre d’un être humain, explique que certains meurtres ne sont pas soumis à une vengeance. Par exemple : « N’est pas soumis à une vengeance » « le père ou la mère (ou leurs pères  et mères) qui a tué sa descendance, ou les descendants de sa descendance) ». En d’autres termes, les parents et grands-parents qui tuent leurs enfants ou leurs petits-enfants ne doivent pas être punis. Et, ainsi, dans plusieurs endroits du monde musulman, les auteurs de crimes d’honneur ne sont pas punis ou sont relâchés avec une sentence faible ou avec sursis.

« Vous aimez la liberté – la liberté religieuse en particulier ».  Liberté religieuse ?  Mais quid de la liberté de quelqu’un de changer de religion ? Cela semble être la plus basique des pratiques de la liberté religieuse. Or il y a déjà une quasi unanimité parmi les savants et les juristes musulmans sur le fait que les apostats masculins de l’islam doivent être tués. Et le musulman moyen de la rue tend à l’admettre. En 2010, une enquête d’opinion publique de Pew forum trouve que 84% des Égyptiens admettent que les apostats doivent être tués. Une enquête de Pew chez les Pakistanais montre que 78% sont favorables à la mort de ceux qui abandonnent l’islam.

La liberté religieuse semble devoir concerner aussi la liberté de critiquer la religion de quelqu’un. Mais, comme on commence à bien le voir maintenant, la plupart des musulmans à travers le monde n’ont que
peu ou pas de liberté de critiquer l’islam à cause des lois anti-blasphèmes. De plus, et tout différemment des autres aspects de la loi de la charia, les lois anti-blasphèmes s’appliquent aussi aux non-musulmans.    De nombreux chrétiens en pays d’islam ont été emprisonnés ou tués pour avoir fait une remarque offensante sur Mohammad ou sur l’islam. Et ceux qui vivent en Occident ne sont pas nécessairement protégés de l’emprise de la police du blasphème. Le cinéaste hollandais Theo Van Gogh a été tué dans la rue à Amsterdam pour avoir fait un film critiquant l’islam. Au Danemark, l’écrivain Lars Hedegaard a failli être tué par quelqu’un qui serait devenu assassin pour « insulte à l’islam ». Le caricaturiste danois Kurt Westergaard  et sa petite-fille ont été forcés de s’abriter dans une pièe sécurisée quand des musulmans armés ont tenté de forcer leur maison. Dans le même temps, des fatwas de mort ont été émises contre un caricaturiste de Seattle, un cinéaste de Los Angeles et un pasteur de Floride pour avoir tous enfreint les lois anti-blasphèmes.

Parions que les musulmans de Tompkinsville ne prennent pas les lois anti-blasphèmes aussi sérieusement que les musulmans du Pakistan mais il y a des raisons de croire que tous les musulmans américains ne sont pas aussi enthousiastes à propos de la liberté religieuse que le cardinal Dolan veut le suggérer. Par exemple, en 2012, un sondage conduit par Wenzel Strategies trouve que 58% de citoyens américains musulmans pensent que la critique de l’islam ou de Mohammad ne doit pas être autorisée sous la Constitution des États-Unis. 46% disent que les Américains qui critiquent l’islam ou qui en font une parodie doivent s’exposer à un procès pour crime, tandis qu’ 1 participant sur 8 pense que de tels crimes méritent le peine de mort. Par ailleurs 48% disent que les chrétiens n’ont pas le droit d’évangéliser les musulmans.

Des pions dans un grand jeu d’échecs     

Le cardinal Dolan réalise que l’Église catholique a besoin d’alliés dans son combat pour maintenir la liberté religieuse aux États-Unis mais il est douteux que les imams d’Amérique fassent la preuve qu’ils sont  des alliés de confiance. L’approche par le « jihad œcuménique » – une stratégie où chrétiens et musulmans sont encouragés à joindre leurs forces dans un combat commun contre la laïcité  – peut fonctionner sur quelques points  et dans certaines circonstances mais pas avec les questions sur la liberté religieuse. Pour un musulman pieux, la liberté religieuse, au sens large du terme, signifie deux choses : liberté de pratiquer la charia (32% des sondés par Wenzel pensent que la charia doit être la loi suprême sur le sol des États-Unis) et liberté de ne pas subir de critiques. Les imams et les activistes islamiques réalisent, sans aucun doute, qu’ils ne sont pas la cible des attaques de l’Administration Obama sur la liberté religieuse. A bien des égards, l’Administration a montré un parti pris distinct contre les catholiques et en faveur des musulmans.  Dans la mesure où les dirigeants religieux de l’islam sont intéressés par la question de la liberté religieuse,  c’est comme s’il s’agissait d’un levier pour faire taire le nombre grandissant de ceux qui critiquent l’islam,  précisément pour sa suppression de la liberté. Une « alliance » avec la hiérarchie catholique devrait, entre autres choses, procurer un degré d’immunité contre  les critiques catholiques de l’islam et, en fait, des groupes musulmans ont déjà réussi à obtenir le soutien des membres de la hiérarchie catholique pour museler les catholiques qui dénoncent  la nature oppressive de l’islam.

Les représentants de l’islam sont désireux de faire des alliances avec les catholiques, mais pas nécessairement parce qu’ils partagent les mêmes valeurs. Les leaders de l’islam sont justement autant portés à former des alliances avec des laïques de gauche qu’avec des évêques catholiques. Encore, ce n’est pas parce qu’ils ont le même point de vue que la gauche laïque mais parce qu’ils y voient un avantage politique. Une des fautes majeures que font les chrétiens à propos de l’islam est qu’ils sont incapables de comprendre sa nature politique. A la différence de la chrétienté, soumettre les autres religions et les autres cultures est essentiel à l’islam. A cet égard, le jeu d’échecs, originaire de l’Inde, a été amélioré dès qu’il est parvenu sur le sol des pays de l’islam. La stratégie est un concept très important dans une culture guerrière. Il est possible qu’elle soit plus importante au XXIe siècle pour les pratiquants du « stealth jihad » (le jihad de ruse) : c’est un processus pour diffuser l’islam par les moyens de la culture plutôt que par une guerre armée. Tandis que  les évêques peuvent regarder leurs homologues musulmans comme des « partenaires de dialogue », il est très vraisemblable que ces partenaires ne sont pas peu nombreux  pour considérer les évêques comme des pions dans le grave jeu de l’expansion musulmane.

Le mouvement récent, le plus audacieux dans ce « grand jeu » de stratégie, est l’offre d’al-Azhar – la plus importante université islamique – de renouer avec le Vatican. Ces relations ont été interrompues quand le pape Benoît XVI a dénoncé l’attentat à la bombe contre une église à Alexandrie (Égypte). En guise d’ouverture au Pape François, le Grand Imam d’al-Azhar a déclaré que les relations ne peuvent reprendre « que si, au cours de l’une de ses allocutions, il [le Pape] déclare que l’islam est une religion de paix ». Cela est clair, l’intérêt majeur du Grand Imam est de maintenir des relations avec le Vatican pour voir comment il pourrait manipuler l’Église afin de gagner un avantage stratégique. Et il semble qu’il ait eu quelque succès. Le Pape François, dans son exhortation apostolique, Evangelii Gaudium, a affirmé que l’ « islam authentique et une lecture juste du Coran sont opposés à toute forme de violence ».

« En sabotant sa misérable maison »              

Nous pourrions examiner encore plus loin  les affirmations du cardinal Dolan à propos des valeurs de l’islam – « votre défense de la vie, votre désir d’harmonie et d’unité », etc. … mais il est plus important de réfléchir sur le sens de sa présence dans la mosquée [de Staten Island] dans un contexte plus large de la stratégie islamique à long terme. La stratégie est la même que celle que le théoricien politique italien Antonio Gramsci recommandait aux communistes – nommément, la « longue marche à travers les institutions ». La version islamique de la stratégie a été soulignée par Hasan al-Banna, fondateur des « Frères Musulmans » et développée ensuite par des théoriciens comme Sayyed Qotb et Maoulana al-Maoudoudi. Plus récemment cette stratégie a été utilisée et a produit un résultat extraordinaire quand le Premier ministre Recep Erdogan a transformé progressivement la Turquie en une société islamiste. La stratégie inclut aussi l’Occident. Un document secret de 32 pages, rédigé en 1991 par un membre du Directoire des Frères Musulmans d’Amérique du Nord et saisi par le FBI, décrit la mission du groupe comme « un grand jihad qui élimine, détruit la civilisation occidentale de l’intérieur et « sabote » sa misérable maison, par les propres mains des Occidentaux et par les mains des croyants ».

« De l’intérieur … et par leurs mains. » L’auteur [du document secret] semble avoir une bonne compréhension du penchant occidental à coopérer à sa propre perte. La longue marche à travers les institutions ne nécessitera pas beaucoup de temps quand les institutions ouvrent largement les portes et sortent le tapis de bienvenue. Une des institutions que les Frères Musulmans visent à influencer et à manipuler est l’Église catholique. Les représentants des groupes liés aux Frères Musulmans comme ISNA (Islamic Society of North America) et ICNA (Islamic Circle of North America) se sont déjà organisés pour se faire appointer comme partenaires principaux des évêques aux USA. De plus, de nombreux collèges catholiques semblent avoir aussi succombé aux charmes de l’islam. Certains cours d’études islamiques, dispensés à des étudiants et à des séminaristes, pourraient fort bien avoir sur le front l’estampille  « made in Saoudi-Arabia ». De plus, on peut compter sur les collèges catholiques pour présenter une image bien propre de l’islam.

Il est difficile de voir quels bénéfices tirent les catholiques de ces alliances. Mais elles procurent de nombreux bénéfices aux musulmans. Le bénéfice qu’ils tirent d’avoir des écoles et collèges catholiques qui agissent en apologistes de l’islam est évident, et en passant, cette faveur n’est pas réciproque dans les écoles islamiques. Un bénéfice, moins évident, mais également important, est que le genre d’appui fourni par le cardinal Dolan et par les autres chefs catholiques apporte une légitimité à l’islam. Cela fait de l’islam un membre de bon standing dans le club des religions mondiales et tend à confirmer la thèse que toute la boucherie faite au nom de l’islam est l’œuvre de « fanatiques ». De plus, ces alliances servent aussi à neutraliser les critiques catholiques de l’islam.

L’étude d’un cas

Le cas de Robert Spencer (2), décrit par Fr. C.J. McCloskey comme « peut-être le plus important des experts de l’islam de notre pays [les US] (National Catholic Register, juillet 2013), est exemplaire. Spencer a été invité pour une conférence devant un groupe de catholiques à Worcester (Massachusetts), le printemps dernier ; toutefois, sous la pression de musulmans, l’évêque Robert McManus a annulé l’invitation sous le motif que le discours de Spencer « aura un impact négatif sur le dialogue avec les musulmans qui évolue d’une façon progressivement constructive».

spencer

Robert Spencer, expert de l’islam, rédacteur en chef de Jihad Watch,

avec Pamela Geller, à Toronto

L’été dernier, Spencer était programmé pour parler dans une école à domicile à Sacramento en Californie, sponsorisée par l’Académie Kolbe. En regard des efforts déployés, les responsables de l’Académie ont reçu une lettre de Nathan Lean, éditeur en chef d’Asia Média dont le fondateur est Reza Aslan, un musulman critique du christianisme. La lettre déclarait que deux associations, le Southern Poverty Law Center et la Anti-Defamation League, répertoriaient Spencer comme « un leader de groupe de haine » et que Spencer « apparaissait régulièrement en public avec des membres du gang de rue néo-nazi, la English Defense League … Lean poursuit : « Pourquoi l’Académie Kolbe invite un homme avec de telles relations, cela n’est pas clair … J’ai alerté plusieurs importantes associations de droits civiques et des groupes de veille à ce propos et ils m’ont informé qu’ils enquêtaient sur cette invitation … De plus, j’ai parlé à des réseaux de medias d’informations, à la fois en Californie et sur le plan  national. … ils n’étaient pas conscients de cet engagement verbal et beaucoup sont intéressés à suivre les évolutions de cette affaire … »

En d’autres termes, « C’est une belle petite académie que vous avez là. Ce serait une   honte si quelque chose de mauvais lui arrivait ». Comme Lean le comprend pleinement, cela lui est complètement égal si le portrait qu’on présente de Spencer en homme de haine est faux. Quelle organisation catholique voudrait de ce genre d’attention ? Les choses ont évolué, l’Académie Kolbe a tenu bon. Mais elle s’est trouvée toutefois contrainte de chercher un autre local car, comme l’avait fait  l’évêque de Worcester, l’évêque Jaime Sotto de Sacramento a refusé la permission à Spencer de parler dans une propriété de l’Église. Les ennemis de Spencer n’ont pas réussi à le bloquer cette fois-ci, mais en réalité, le fait qu’ils aient une si forte influence sur les affaires diocésaines est troublant.

Ils ont essayé encore à la fin de l’été dernier quand Spencer a accepté une invitation pour débattre avec Shadid Lewis de l’association The Muslim Debate Initiative. L’événement était organisé par l’Ave Maria Radio et devait se tenir à l’Université  Eastern Michigan, de façon que les chasseurs de Spencer ne puissent pas exercer de pressions sur les autorités religieuses pour interdire la conférence. Toutefois, ils ont tenté, du mieux qu’ils pouvaient, de persuader l’évêque Earl Boyea de Lansing, qui célébra la messe après le débat du symposium, de se dissocier de l’événement. Victor Begg, du Conseil de la Communauté Musulmane du Michigan,  a demandé pourquoi l’évêque était apparu au symposium,  « sachant que ces gens ont un agenda d’islamophobie et de bigoterie ». De même, Dawood Zwink, le directeur exécutif du groupe, a demandé « pourquoi les organisateurs du débat ont choisi une figure « incendiaire » comme Spencer.

Les musulmans du Michigan n’ont pas réussi à conquérir l’évêque de leurs adversaires, mais il n’y a pas de raison de pavoiser. D’autres évêques et des groupes catholiques prennent note de cette controverse et réfléchiront par deux fois avant d’inviter à prendre la parole des critiques de la suprématie islamique. Par conséquent, nous pouvons nous attendre à voir des activistes islamiques entreprendre une série d’actions similaires dans le futur. Leur but est de marginaliser leurs adversaires en les retirant du jeu un à un. Quand le mémorandum des Frères Musulmans parle de sabotage de la civilisation occidentale  « de leurs propre mains» [des Occidentaux], c’est à ce genre de tactique qu’ils se réfèrent. Ils veulent que les catholiques réduisent au silence les adversaires de l’islam dans l’intérêt de l’islam ».

Quelques catholiques semblent très heureux d’accepter. Par exemple, dans un article pour le National Catholic Reporter, publié juste avant le débat à Eastern Michigan, Micheal Sean Winters a écrit que Spencer doit être barré des forums catholiques à cause de ses « ignobles déclarations antimusulmanes qui, c’est sûr, approchent le niveau de la bigoterie que nous associons avec le déni de l’Holocauste » (08/08/2013). Winters a omis de citer la moindre de ces « ignobles » déclarations, mais apparemment, l’honnêteté et la précision importent peu, surtout quand vous avez affaire à quelqu’un dont les vues sont « moralement répugnantes ». Au cours de cette diatribe, Winters met en garde l’évêque Boyea en lui disant qu’il serait « bien avisé de suivre l’exemple de ses frères évêques et de dire simplement que l’Église catholique ne peut pas être associée à cette ignoble bigoterie antimusulmane ».

Le stratagème non masqué 

Où le cardinal Dolan peut-il trouver sa place dans ce tableau ? Il n’a pas, à ce que je sache, annulé de conférencier catholique ou reçu une demande pour le faire. Toutefois, réduire au silence des conférenciers n’est pas le seul jeu que jouent les activistes musulmans. Le cardinal Dolan ne s’est pas arrêté par hasard à la mosquée de Staten Island. Il y était invité pour un but autre que celui de la promotion d’une bonne camaraderie.

Un des principaux buts stratégiques des dirigeants musulmans dans la région de New-York est d’éliminer le programme anti-terroriste mis en place par la Police de  New-York (NYPD) au lendemain du 11 septembre 2001. Une partie du programme implique la surveillance de mosquées suspectes et des sections de l’Association de l’Étudiant Musulman (MSA). La surveillance semble justifiée à la lumière du fait que des mosquées et le MSA ont prouvé, eux-mêmes, qu’ils sont des incubateurs de la radicalisation. Selon quatre études différentes, approximativement 80% des mosquées US transmettent une vision suprématiste et distribuent à leurs membres des publications antisémites, antichrétiennes, pro-charia et pro-jihad. Le NYPD en est profondément conscient, les terroristes qui ont perpétré la première attaque contre le World Trade Center en 1993 ont été radicalisés par Omar Abd-el-Rahmâne, le « sheikh aveugle », imam qui prêchait dans trois mosquée de la région de New-York. De même, deux des pirates du 11 septembre avaient reçu des conseils et du  soutien à la mosquée Dar el-Hijra au nord de la Virginie. C’est de la même façon qu’a agi le major Nidal Hasan, le terroriste de Fort Hood. Les dirigeants du MSA ont une longue histoire dans la promotion du terrorisme ou s’y sont eux-mêmes engagés. Par exemple, Anwar al-‘Awlaki, devenu un grand chef d’al-Qaeda au Yémen, était autrefois le président de la section du MSA de l’ Université de l’Etat du Colorado. Mohammad Morsi, dont les supporters sont responsables de la persécution rampante des chrétiens en Égypte,  fut d’abord impliqué avec les Frères Musulmans quand il était membre du MSA de l’Université de Southern California.

La Police de New-York clame qu’elle agit seulement sur la base d’une solide information à propos de groupes spécifiques ou d’individus. Néanmoins, comme on pouvait s’y attendre, les dirigeants musulmans se sont débrouillés pour encadrer le programme de recueil  du renseignement sous prétexte que c’est une attaque à la liberté religieuse. Et ils ont réussi à enrôler leurs partenaires chrétiens du [dialogue] interreligieux afin de bloquer l’opération de police. Par exemple, le Baptist Joint Committee sur la Liberté Religieuse a pris une position ferme contre ce programme qu’il a dénommé « profilage » et « espionnage » de « la communauté musulmane » par le NYPD.

Le comportement du cardinal Dolan suggère qu’il serait le prochain sur la liste des partenaires interreligieux, qu’il serait enrôlé pour cette affaire d’arrêt des  investigations de la police. Il peut prouver qu’il est sincère quand il parle de l’amour du musulman pour la liberté religieuse en se joignant à la campagne pour bloquer les efforts anti-terroristes du NYPD – une campagne qui profite de l’engagement de l’Amérique pour la liberté religieuse. Bien sûr, si le Cardinal Dolan a raison à propos du partage des valeurs entre chrétiens et musulmans, alors le plan du NYPD est excessif. Mais, s’il avait tort ?

Des conséquences mortelles

Le cardinal Dolan semble penser que les croyances islamiques peuvent correspondre à la structure familiale et aux fondamentaux des catholiques et des Américains. Il n’est pas le seul à vouloir concilier les valeurs islamiques avec celles de l’Occident et de la tradition chrétienne. Plusieurs autres responsables catholiques font de même. Mais il semble bien qu’ils ont laissé passer le temps pour jeter un regard plus réaliste sur l’islam. En particulier, ils devraient réaliser qu’essayer de faire cadrer les idées islamiques à propos de la liberté avec le format occidental rend ce cadrage très maladroit. Pour la plupart des chefs religieux musulmans à travers le monde, la liberté religieuse n’est pas un désir à traiter comme pour les autres religions, c’est un désir – une demande, en progression – à placer au-dessus de toute critique, au-dessus de tout examen, au-dessus de toute suspicion.

En 2011, les groupes liés aux Frères Musulmans tels le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et le Islamic Society of North America (ISNA) sont parvenus à convaincre une Administration complaisante de purger les programmes d’entraînement des National Security Agencies (NSA) de toute matière jugée «biaisée » contre l’islam. Le FBI, la CIA, le NSA, le Ministère de la Défense et le Department of Homeland Security – en tout 17 agences – ont reçu l’interdiction d’établir toute connexion entre la doctrine, la loi, les textes de l’islam d’une part et le terrorisme islamique d’autre part. Sur ordre des leaders de l’islam, notre appareil de sécurité s’est aveuglé volontairement  face à la menace de l’islam. En conséquence, à de multiples occasions, des agents fédéraux ont été obligés d’ignorer le renseignement qui aurait pu déjouer des attaques terroristes. L’incapacité du FBI à utiliser les rapports du  Renseignement russe sur Tamerlan Tsarnaev, un des auteurs de l’attentat à la bombe du Marathon de Boston, est un cas-type.

De même, par des voies subtiles ou non, les Frères Musulmans veulent encourager l’Église catholique à se purger elle-même de toute notion qui ne serait pas que l’islam est une religion qui aime la liberté et qui aime la paix. Leur but est de garder les catholiques dociles et ignorants du jihad de ruse (stealth jihad) pour qu’eux puissent avancer sans contestation. C’est un « jeu » d’une gravité mortelle avec des conséquences d’une gravité mortelle mais, à ce jour, à l’exemple des remarques peu réfléchies  du cardinal Dolan et des reculades précipitées des évêques Soto et McManus, les  autorités de l’Église montrent peu de signes qu’elles en comprennent les enjeux.

Traduit de l’américain

par Bernard Dick

(*) William Kilpatrick, auteur de cet article, a enseigné au Boston College. Il est auteur de plusieurs livres de culture et de religion. Il a publié récemment Chrétienté, Islam et Athéisme (Éditions Ignatius, 12/2012)

(1) Les liens hypertextes sont du traducteur. Ils se réfèrent (sauf un) à des articles sur les différents sujets évoqués ici et publiés par Riposte Laïque

(2) Robert Spencer est rédacteur en chef du site américainwww.jihadwatch.com et auteur de treize livres dont Did Muhammad Exist ? (Mohammad a-t-il existé?) et  Not Peace But A Sword (Pas la paix mais une épée). Son prochain livre, annoncé pour 2014, aura pour titre : Arab Winter Comes to America: The Truth About the War We’re In (L’hiver arabe arrive en Amérique : La vérité sur la guerre dans laquelle nous sommes) (NDT)

 TERRORISME 22396 ATTAQUES-14-02-2014(au 14/02/2014)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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island girl 16/02/2014 19:18


Je me méfie des religions comme de la peste ...elles ont en elles le ferment de la haine envers ceux qui ne croient pas ,l'intolérance est mère de toutes les guerres .

Epicure 15/02/2014 12:43


Quand il y aura la guerre mondiale avec l'Islam les affaires seront entendues. Comme evc le Nazisme, la faillite de ces politiques d'apeasement et de soumission aboutiront au cataclysme habituel.


Bientôt plus de ce monde (d'ici à 3 ans au mieux!) je vois les choses avec philosophie et relative objectivité. Lutter contre les couards imbéciles ambivalents:jalousie mortelle  et
mortifère à la fois des catholiques (certains fort nombreux encore) et des musulmans, à l'égard de leur Mère-Père le Judaisme, il ne faut espérer aucune rationalité ni aucune charité comme le
passé récent l'a confirmé partout. Comptons donc les coups, résistons, et attendons la conflagration !

marie-plume 15/02/2014 12:40


Je suis lasse d'entendre, et lire comme c'est le cas ici, que "l'Eglise accepte l'islam comme religion.. " Pour l'amour du ciel- expression consacrée!- il ne faut pas généraliser! De quelle
"Eglise" parle-t-on? De celle de "vatican II"? Celle qui, effectivement, pactisait avec "toutes les religions"? photos à l'appui... De l'église moderne? Qui n'ose plus rien dire, ou plutôt qui
énonce des béni oui-oui sans plus aucune référence aux Evangiles ? Je ne connais pas ce Cardinal américain, mais il ne faut pas se focaliser sur ce qu'il prêche précisément, la vérité est tout
autre, et chez nous en France lorsqu'on assiste au laxisme du gouvernement en place devant la non-assistance à nos églises vandalisées, nos cimetières profanés, nos cathédrales souillées, les
prêtres agressés, etc., pensez-vous véritablement que "l'Eglise reconnait l'islam comme une religion" ?  De grâce, n'attisons pas des feux mal éteints et qui satisfont seulement, ces crétins
qui veulent la destruction de l'Eglise, de ses symboles millénaires et ce patimoine culturel chrétien si exécré, entre autres, par tous les politicards qui devront un jour répondre de leurs
méfaits... "Dieu reconnaîtra les siens"  Je demande donc du respect pour le sacré! Tout le reste est enfumage, et propagande vilement orchestrée du style: "Calomniez, calomniez, il en
restera toujours quelque chose "  Pfffttt