L'Egypte au bord de la faillite économique

Publié le 30 Décembre 2012

News 26
Les Egyptiens se sont rués dans les banques pour retirer leurs dépôts et se jeter dans des bureaux de change où les réserves de dollars et d'euros ont été rapidement épuisées. Le gouvernement a interdit en catastrophe de sortir du pays plus de 10 000 dollars en liquide. Cette mesure n'a fait que porter l'énervement de la population à son apogée.


La Banque centrale d'Egypte a mis sur pied samedi un nouveau système d'enchères pour l'achat et la vente de dollars. Celui-ci vise à protéger les réserves du pays en devises étrangères qui ont atteint un niveau "critique".

Les soubresauts politiques qui ont prévalu en décembre ont amené investisseurs et citoyens de base à changer leurs livres égyptiennes en dollars américains par crainte d'une dévaluation ou de l'instauration par le gouvernement de contrôle des capitaux.

La Banque centrale a puisé plus de 20 milliards de dollars dans ses réserves en devises étrangères pour soutenir le cours de la livre égyptienne depuis la "révolution du Nil", qui a renversé en février 2011 le président Hosni Moubarak et fait fuir les investisseurs et touristes étrangers.

Limite "critique"

"Le niveau actuel des réserves en devises étrangères constitue une limite minimale et critique", a mis en garde l'institut d'émission sur son site internet.

Les réserves ont chuté de 448 millions de dollars en novembre pour s'établir à 15,05 milliards de dollars, tout juste suffisant pour assurer trois mois d'importations. Pour les banquiers, la ruée sur le "billet vert" a toutes les chances d'aggraver la situation en décembre.

Entre chaos politique et chaos économique

Le président égyptien Mohammed Morsi a promulgué la nouvelle Constitution du pays, censée mettre fin au chaos postrévolutionnaire, écrit le quotidien Nezavissimaïa Gazeta. Dans deux mois, les Egyptiens éliront les députés de la chambre basse du parlement, ce qui pourrait déclencher une nouvelle confrontation entre les islamistes et les libéraux laïcs. Aujourd'hui, la menace d'une crise politique est temporairement jugulée et les problèmes économiques exacerbés pendant les troubles des deux dernières années passent au premier plan.

L'entrée en vigueur de la nouvelle loi fondamentale a été annoncée après publication des résultats officiels du référendum sur la nouvelle Constitution égyptienne, soutenue par 63,8% des votants. C'est la troisième victoire électorale des islamistes égyptiens, qui aurait du inaugurer une ère de stabilité mais se traduit en réalité par un schisme au sein de la société.

Marina Sapronova, professeur à l’Institut des relations internationales de Moscou, a notamment déclaré que la nouvelle Constitution égyptienne était un facteur de divisions : "D'une part, elle servira de base à la formation d'organisme permanents du pouvoir étatique, avant tout du Parlement. D'autre part, le taux très faible de participation au référendum saute aux yeux et à l'avenir et pourrait fournir un prétexte à l’opposition pour remettre en cause la légitimité de la nouvelle loi fondamentale."

Commentant la Constitution, Marina Sapronova estime que l'évocation de la charia comme source législative ne doit alarmer personne. En revanche, l'article 4 de la Constitution paraît préoccupant car il réserve le droit d'interpréter toutes les questions relatives à la charia à l'université islamique d'al-Azhar. "Le cheikh d'al-Azhar pourrait devenir une sorte de Rahbar (guide) égyptien qui domine les organismes d'Etat, n'est comptable de ses actes devant personne mais est autorisé à se mêler des affaires publiques", constate Marina Sapronova.

Dans ce contexte, les problèmes économiques du pays se sont encore exacerbés. Le déficit budgétaire augmente, les réserves monétaires sont épuisées à plus de 50% : le pays a besoin d’une réforme économique, d'une aide étrangère et d'investissements. Le Caire négocie avec le FMI l'octroi d'un prêt de 4,8 milliards de dollars. Toutefois, les créditeurs étrangers demandent en contrepartie une hausse des taxes et une diminution des dépenses budgétaires, en premier lieu des subventions sociales. Selon des rumeurs, une dévaluation de la monnaie nationale est imminente. La démission subite de Farouk Abd El Baky El Okdah, gouverneur de la Banque centrale égyptienne, a également jeté de l'huile sur le feu.

Au final, les Egyptiens se sont rués dans les banques pour retirer leurs dépôts et se jeter dans des bureaux de change où les réserves de dollars et d'euros ont été rapidement épuisées. Afin d'empêcher une fuite-panique de capitaux, le gouvernement a interdit en catastrophe de sortir du pays plus de 10 000 dollars en liquide. Cette mesure n'a fait que porter l'énervement de la population à son apogée.


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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DURADUPIF 30/12/2012 22:19


Qu'ils aillent à la ruine et méphisto avec. Mais ils sont de l'autre côté de notre Continent liquide et de proche en proche leur débandade nous posera problême.

Claude Germain V 30/12/2012 22:13


J'ai regardé cet apres midi une magnifique video sur les pyramides Bosniaques , bien plus grande que celle de Keops . L'archeologue qui travaille dessus disait que les pyramides egyptiennes
rapportent chaque années environ 15 milliards/ tourisme  de dollars a ce pays .


Le gars en question disait que le jour ou ils vont pouvoir , mais apres etude des sites ouvrir les pyramides bosniaques au public , il faucheront environ 3 a 4 milliards/tourisme de dollar a
l'Egypte .Et comme les pyramides c'est la seule industrie egyptienne ....................................


C'est pour cela que le patron des antiquités egyptienne a menacé tous les chercheurs egyptiens de perdre leurs emplois si ils allaient voir et etudier en Bosnie les fameuses pyramides ,
concurrence oblige ....avant c'etait Zahi Hawasset maintenant c'est Amine ??


Enfin bref ces pauvres heres ont voté pour des nazis-voyous et egorgeurs , qu'ils en crevent ..... bientot ils retourneront bouffer de la merde de chevre comme leurs ancetres ,
Algerie , Maroc , Syrie etc etc .... et au mieux il reviendront au pillage , au commerce des esclaves et se bouferont entre eux ........ les femmes qui n'ont rien compris continueront a garder
leurs voiles et foulards  au lieu de les foutre a la poubelle et les hommes qui n'auront plus rien a branloter iront jouer aux cartes toutes les apres -midi ..... le soir , ils trouveront
les tables vides , donc ce sera la faute des femmes qui se feront detremper , et il ne leur restera plus qu'a bouffer quelques olives , quelques crikets , un peu d'herbe en attendant que leur
dieu les nourrissent ..... le paradis finalement ............... il va manquer les 2000 vierges , mais elles auront fuit le pays depuis longtemps ......