L'Egypte ne veut pas de référendum pour le Kurdistan Irakien... de quoi se mêle t-il ?

Publié le 7 Juillet 2014

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a estimé qu'organiser un référendum d'indépendance au Kurdistan irakien autonome serait une "catastrophe", mettant en garde contre une partition de la région, selon des propos rapportés lundi par la presse locale.

Par Expression

M. Sissi, qui s'exprimait devant un parterre de journalistes égyptiens triés sur le volet, a estimé que ce référendum serait "le début catastrophique d'une partition de l'Irak en petits Etats rivaux, en commençant par un Etat kurde qui englobera ensuite des zones où vivent des Kurdes en territoire syrien".

Le chef d'Etat égyptien a également mis en garde contre "un plan visant à redessiner la région sur des bases religieuses et ethniques".

Massoud Barzani, dirigeant du Kurdistan, région du nord de l'Irak qui jouit déjà d'une large autonomie, a annoncé ce vote dénoncé par Washington et d'autres capitales, qui en appellent tant aux Kurdes qu'aux Arabes sunnites et chiites pour former un gouvernement d'union nationale à Bagdad.

L'Irak, déjà miné par des conflits confessionnels notamment entre chiites et sunnites avant l'offensive des insurgés, est au bord de l'implosion, et le scénario d'une partition du pays pourrait commencer à se dessiner. 

A la faveur du retrait de l'armée irakienne face à l'avancée des insurgés, les forces kurdes ont pris le contrôle de territoires disputés, notamment la ville pétrolifère de Kirkouk (nord), et sont déterminés à ne plus jamais les rendre.

A mon sens, les USA comme les autres capitales qui ont participé à la chute de Saddam Hussein ont perdu toutes crédibilités. Saddam était un dictateur mais les massacres suite à l'intervention américaines, dépassent tous les chiffres imaginables. C'est bien pire en 2014 - ndlr Gérard Brazon.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Pivoine 07/07/2014 19:31


A quelque chose malheur est bon, dit-on. Si les Kurdes ont leur état, j'en suis contente pour eux. Quant à Al-Sissi, il n'a qu'à s'occuper de la démographie de son pays, car si elle continue de
croître de façon presqu'exponentielle, ce sera la fin de l'Egypte, et toutes les réformes entreprises ne serviront à rien !