L'empire souterrain du Hamas s'effondre par Thérèse Zrihen-Dvir

Publié le 25 Juillet 2014

En octobre dernier, l’armée israélienne autorisé photos d’un tunnel creusé palestiniens Gaza Israël.

En octobre dernier, l’armée israélienne avait autorisé les photos d’un tunnel creusé par des palestiniens entre Gaza et Israël. - AFP.

 

Aujourd’hui, au dix-septième jour de la guerre entre Israël et le Hamas, l’état hébreu a pu, pendant quelques bonnes heures jouir d’un peu de calme. Il n’y eut qu’une salve de roquettes au début de la matinée, qui contraignit la population du centre d’Israël à se précipiter vers des abris.

Mais, il faut aussi dire que cela fait quelques jours au moins, que l’on sent l’épais nuage nous encerclant, se dissoudre lentement… Mais à quel prix ?

Au prix incommensurable de trente deux de nos fils, morts sur le champ de bataille alors que plus d’une centaine luttent encore pour leurs vies dans nos hôpitaux.

Le Hamas voit, de sa résidence princière au Qatar, son empire souterrain s’effondrer, ce qui incita tous ceux qui se prétendent nos amis/alliés à accourir pour réclamer un cessez-le-feu prématuré.

Nos visages et ceux de notre premier ministre restent verrouillés. Il faut dire que nous avons de justesse échappé à ce qui aurait pu devenir une véritable hécatombe si cette mission n’avait pas été entreprise à temps. L’empire souterrain a sans doute coûté une fortune à l’Occident qui l’a, à son insu financé, mais sa ruine signifie aussi, la fin du règne de Hamas dans une région où il n’a fait que semer l’horreur et la douleur. Les israéliens sont ses victimes préférées mais dans l’ombre, les palestiniens aussi - ceux qui croyaient en lui et ceux qui étaient forcés de suivre le pas.

Un coup d’œil au réseau de tunnel ne laisse aucun doute sur les intentions criminelles du Hamas à l’encontre des juifs, jeunes ou vieux, soldats ou civils. Israël n’avait nul besoin de preuves du sort que le Hamas réserve à sa population. Le simple fait de lancer des missiles de différentes portées sur la majorité des agglomérations israéliennes, ciblant écoles, crèches, institutions, hôpitaux, résidences, ne laisse aucun doute que l’objectif principal des dirigeants du Hamas et de ses mercenaires, c’est un génocide pur et simple des juifs sur la terre de leurs ancêtres.

Mais après une lutte acharnée, sans répit, une brèche s’est enfin formée dans la ceinture colossale du Hamas. Hormis les terroristes morts, plus de 150 militants se sont rendus aux forces israéliennes. Ce n’est là évidemment qu’une partie infime des effectifs militaires du Hamas. La majorité se cache apparemment quelque part dans leurs tunnels, ou aurait opté pour la fuite… De toute manière, la mission est loin d’être achevée. L’armée israélienne va devoir la poursuivre pour éradiquer toute présence du Hamas dans la bande de Gaza. Quel sera le coût en vies humaines, nul ne peut à cette étape le prédire.

En profiteront, en principe les gazans eux-mêmes, devenus des otages ente les mains des terroristes, les égyptiens qui cherchent tout autant à s’en débarrasser et Israël qui pourra enfin jouir d’un peu de calme après tant d’années de souffrance et d’instabilité.

Il est néanmoins, trop tôt d’acclamer victoire…

La population palestinienne qui n’a pas fui Gaza, se confronte à l’heure actuelle aux images de décombres de ce qui, il y a à peine quelques jours, était leur résidence. Certains quartiers de Gaza ressemblent à s’y méprendre à la capitale libanaise après le passage de l’armée de l’air israélienne dans ses cieux en 2006.

C’est triste de voir ces femmes pleurer devant les ruines de leurs demeures, de leurs vies, ou de lire sur leurs visages un désarroi compréhensible. S’interposent alors devant mes yeux, leurs réjouissances, liesses, lors de l’annonce de la prise des trois adolescents israéliens kidnappés par le Hamas, et la distribution de friandises aux passants, et mon cœur se serre.  Je ne suis pas capable de me réjouir du malheur des autres, du malheur des femmes palestiniennes, au contraire, je me sens mal.

Et c’est peut-être là le sommaire de tout ce qui nous sépare. Nous sommes capables de tendre la main à l’ennemi même au risque qu’il nous la déracine.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

Commenter cet article