L'esclavage moderne en Europe.

Publié le 28 Avril 2011

         Un lecteur me signale cet article sur l'esclavage moderne dont évitent de parler les droits-de-l'hommistes et tous ces bien pensants de gauche et de la droite molle. Pourquoi voulez-vous qu'ils en parlent puisqu'il vaut mieux reconstruire des bateaux de négriers pour le devoir de mémoire si cher (dans tous les sens) à ces adepte de repentance permanente. Les esclaves modernes peuvent attendre. Ceux qui sont en Europe dans les bagages des Emirs et ceux qui sont en Afrique dans les familles noirs et arabes.

Les faits datent un peu mais la réalité est toujours là. Pourquoi voulez-vous que cela change.

Gérard Brazon

          En juillet dernier, à l’hôtel Conrad, c’est une quinzaine de  domestiques qui sont libérées du joug de cinq princesses arabes. Esclaves domestiques dans les ambassades ou prostituées de force dans des studios clandestins, près de 700 000 femmes dans le monde sont directement concernées par le trafic d’êtres humains. Enquête menée de Bruxelles à Genève, siège des Nations unies et symbole des Droits de l’homme. dans l’univers feutré des ambassades. Des milliers de femmes viennent chercher l’espoir en Europe et se retrouvent exploitées  par des bourreaux bien organisés.

           Bruxelles, juillet 2008. La tension est forte lorsque la police investit le quatrième étage de l’hôtel Conrad, prestigieux établissement de l’avenue Louise, où cinq princesses des Émirats arabes séjournent depuis un an. En trois heures, c’est dix-sept domestiques qu’elle libère de l’exploitation. Les victimes sont de nationalité marocaine, égyptienne, syrienne, indienne, irakienne, philippine, indonésienne ou soudanaise. Elles  ont toutes en commun la misère de leur pays d’origine qu’elles ont été contraintes de quitter, de gré ou de force. Cette misère qui les a poussées à accepter un travail sous-payé, séquestrées par de riches princesses oisives, qu’on a sans doute pu croiser dans les boutiques du boulevard de Waterloo tout proche. 

      Arrivées en Belgique sans plus de considération que de vulgaires bagages à main, de manière quasi clandestine, ces esclaves domestiques n’ont pas eu d’autre choix que d’accomplir les tâches ménagères les plus ingrates. Dormant à huit dans une chambre (parfois même dans les couloirs de l’hôtel), soumises à une violence verbale incessante, ne pouvant quitter le cinq étoiles qu’une fois par mois, elles symbolisent une forme d’esclavagisme que les Etats contemporains pensaient avoir fait disparaître. Alors qu’on capturait les esclaves d’autrefois, ceux d’aujourd’hui se recrutent, s’exploitent, s’assujettissent, leurs bourreaux profitant de leur vulnérabilité et du phénomène des migrations internationales. Les réseaux criminels se professionnalisent et opèrent de manière plus subtile, de sorte qu’ils attirent moins l’attention des médias et des responsables politiques. Et les chiffres ne cessent d’augmenter : on parle aujourd’hui de 2,45 millions de victimes à travers le monde. Muettes, soumises et terrorisées à l’idée de témoigner, par peur des représailles. Dans le cas du Conrad, c’est pourtant grâce au courage d’une des employées au service de la princesse Hamda, veuve de l’émir Muhammed Khalid Al Nahyan, et de ses quatre filles, que l’affaire a pu éclater au grand jour. Après avoir pris la fuite « sans passeport, ni bagages, ni vêtements», Jamila est restée cachée quelque temps avant d’aller consulter une avocate (...) Lire la suite ICI

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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