L’Etat Juif voulu par l’ONU en 1948, était une …condamnation à mort d’Israël !

Publié le 10 Août 2012

L’attitude de l’UNESCO, filiale de l’ONU,  m’amène à rediffuser cette brève mais déterminante réflexion, sur les risques  auxquels  l’Etat Juif, tel que l’ONU le voulut en 1948, était exposé.

Avoir autorisé la création de l’Etat Juif, en laissant la question arabe sous le coude, c’est accompagner, gratifier l’Indépendance d’Israël, d’une bombe à retardement, dont on savait que tôt ou tard elle exploserait.

L’ONU, devait, avant d’autoriser la proclamation de l’Indépendance, s’assurer des conditions de « viabilité » du nouvel Etat. Or, l’Etat d’Israël s’est vu octroyer un droit, et non pas la possibilité de réaliser l’objet même qu’envisageait ce droit. Sans cela, l’ONU aurait dépêché une aide sur place. Car, le refus arabe d’accepter l’installation des Juifs hypothéquait d’une part les chances de réussite du nouvel Etat, mais surtout, ne fixant pas de date pour le règlement définitif du problème, devenu la « question palestinienne » faisait « cadeau » aux Juifs d’un présent empoisonné, sans limitation de…durée ! Et cela, l’ONU le savait !
Car, permettre la création de l’Etat d’Israël, tout en sachant que, dès la Proclamation, cet Etat devra affronter l’ensemble des armées arabes coalisées, pose un problème de fond qui interpelle à divers égards. L’ONU ne pouvait ignorer que les forces en présence étaient à l’avantage des Arabes. Pourquoi n’a-t-elle pas proposé une force d’intervention, le temps pour Israël d’installer les assises administratives permettant au nouvel Etat d’asseoir son autorité ?

Les critères d’appréciation objective, qu’on a tendance, aujourd’hui à « oublier » ne donnaient pas Israël gagnant d’une telle confrontation. Qu’est ce à dire ? Qu’on a autorisé ce pays à voir le jour, en sachant qu’il ne tarderait pas à rejoindre la nuit qu’il n’aurait pas du quitter si, après Aushwitz, les Nations n’avaient pas tenté un geste réparateur ?

Est-ce dans cette perspective qu’il faut comprendre l’abstention de l’Eglise de toute aide au mouvement sioniste ? L’ONU, l’Eglise, les Nations, tant en 48, qu’en 67 étaient loin d’escompter le succès Juif ! Cela voudrait-il dire qu’autoriser la proclamation de l’Etat Juif, était, contrairement aux apparences, la seule façon de…s’en débarrasser ?

 

J’aurais tendance à le croire. Car effectivement, laisser ce minuscule Etat affronter les armées arabes et simultanément faire face aux revendications des Arabes autochtones, sans aide extérieure, c’est placer l’Etat Juif dans une perspective d’anéantissement.

 

N’oublions pas qu’Israël a été autorisé à exercer sa liberté quatre ans après la libération des survivants de l’enfer concentrationnaire. Si nous rajoutons aux dangers arabes, l’impact psychologique, les intentions de l’ONU, en permettant la naissance d’Israël restent troubles, équivoques et l’on ne pourra éliminer toute perspective machiavélique que dès lors qu’on sera persuadé que la proclamation d’Indépendance d’Israël n’est pas, en vérité, un relais offert par la conjoncture et confié aux Arabes pour régler le problème juif, règlement auquel l’Occident n’est pas parvenu en dépit de deux millénaires dont il a disposé, bien maladroitement.

Oui, mais Israël a la fâcheuse habitude de déjouer les probabilités, les bilans et les prospectives !

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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