L'Etat, le gouvernement Hollande et les socialistes - pires que des bandits de grands chemins.

Publié le 26 Décembre 2012

Hollande veut tous vous taxer, pas seulement les "riches"

Actualités Contrepoints, le Nivellement par le Haut

Hollande n'a pas pour objectif de taxer davantage les riches. Tout n'est que campagne marketing en vue de renforcer les impôts des classes moyennes et inférieures.

Par Juan Ramón Rallo, depuis l'Espagne * (Voir en note)

Lysander Spooner déclarait que l’État est pire qu'un bandit de grand chemin, car ce dernier au moins n’essaye pas de prêcher ou encore de vous convaincre qu’il vous vole "pour votre bien" : le voleur arrache votre portefeuille, après quoi il passe son chemin, alors que l’État s’installe à vos côtés pour faire de vous non seulement unesclave économique, mais surtout un esclave moral.

L’État français n'est pas seulement une institution qui reçoit chaque année plus de la moitié de tous les revenus de ses citoyens ; il tente aussi de les persuader qu’ils payent toujours trop peu et qu’il est de leur propre intérêt de soumettre leurs avoirs personnels au Trésor de la République. Il n'y a pas non plus beaucoup d’alternative : une bande organisée qui ose piller des quantités astronomiques sur le dos d’un groupe de personnes peut nécessairement faire l'objet d'une rébellion potentielle qu’elle essayera d’apaiser et de contrôler par l’endoctrinement continu et le bombardement propagandiste.

C’est à cette fin que se met en place la célèbre offensive fiscale d’Hollande pour que les revenus de plus d'un million d'euros puissent être soumis à un taux marginal d’imposition de 75%. L’objectif, contrairement à ce que certains veulent faire croire, n'est pas d'augmenter les revenus de l’État français, puisque le résultat de la collecte de cet impôt est somme toute assez modeste, mais de tempérer les esprits des classes moyennes qui sont, elles, soumises à un régime fiscal aussi envahissant qu'étouffant. En d'autres termes, l'objectif de l’offensive fiscale d’Hollande est de rendre plus digeste à la majorité des Français aux revenus modestes la rapine fiscale auquel il les soumet – ceux qui représentent le véritable puits qui alimente le ministère des finances. Et cela en leur jetant en offrande sacrificielle la dépouille de quelques riches. Fondamentalement, il ne s'agit pas d'une taxe sur les riches, mais d’une campagne de marketing visant à renforcer les prélèvements fiscaux des classes moyennes et inférieures.

C’est pourquoi la réaction de Gérard Depardieu est plutôt bienvenue. Non pas parce qu’Obélix, l’irréductible Gaulois, se bat contre César François pour le bien du village, mais parce qu’en essayant de protéger ses biensdans son propre intérêt, il rappelle non seulement que tous les Français sont soumis à un authentique racket fiscal (tout ceux qui ne peuvent pas se défendre par eux-mêmes – autrement dit la plupart des classes moyennes – qui n'ont ni les ressources, ni les conseillers pour se protéger des canines du gouvernement), et souligne surtout la question réelle de fond : la fiscalité confiscatoire d’un État omnipotent.

Ainsi, Hollande n’a pas d'autres choix que d'entrer dans l'arène pour tenter de rediriger la colère sociale contre les exilés fiscaux comme Depardieu au lieu du vrai coupable : le vorace ministère des finances. Hollande insiste pour que les contribuables se rappellent au devoir de servir la France, c'est-à-dire l’État français, autrement dit Hollande lui-même. C’est le complexe revisité du Roi-Soleil. En fait, le plus grand service que les contribuables français peuvent faire à leur pays et à leurs compatriotes consiste à ne pas baisser la tête et à ne pas s'agenouiller devant les requêtes du percepteur. Ainsi, parmi les réponses possibles, ils peuvent voter très démocratiquement avec leurs pieds et en masse, en traversant la frontière, accélérant ainsi la décomposition de ce régime fiscal réactionnaire, paupérisant et oppressif. Ce que Hollande revendique n'est pas un service public, mais une servitude à l'État. Mais c’est seulement en réduisant la seconde option à la première, qu’il sera possible de canaliser la haine sociale contre l'exil fiscal traître en minimisant les cas similaires futurs, de désamorcer ceux qui croient qu'ils paient beaucoup d'impôts parce que les riches y contribuent peu et, finalement, de parvenir à contrôler un peu le pillage institutionnalisé flagrant dont bénéficie les politiciens, bureaucrates, lobbyistes et autres rentiers de toutes sortes. Il n’y a rien d’autre de plus à faire pour que se dégonfle toute cette rhétorique pompeuse de nos dirigeants d’États.

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Article publié originellement sur Libre Mercado.
Traduit par JATW pour Contrepoints.

*A propos de Juan Ramon Rallo :

Juan Ramón Rallo est docteur en économie, professeur à l’université Roi Juan Carlos de Madrid et au centre d'études ISEAD. Il est membre fondateur de l’Institut Juan de Mariana et directeur de son Observatoire de conjoncture économique. Il est l’auteur de l’étude sur le coût des énergies renouvelables en Espagne « Study of the effects on employment of public aid to renewable energy sources ». Son dernier livre, écrit en collaboration avec Carlos Rodríguez Braun, a pour titre El liberalismo no es pecado. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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Marie-claire Muller 26/12/2012 20:26


De ce fait, appauvrir la population, est la politique"du care"; afin de mettre tout le monde au niveau le plus bas pour faire des assistés "domptés et dépendants de la dictature socialiste"sur le
modéle de celle d'Hussein O