L'Etat : un déficit bien plus grand que ce qui est dit. Par Dominique SEUX

Publié le 11 Mars 2013

par Dominique SEUX 

 

C'est entendu. La lettre de cadrage envoyée par Jean-Marc Ayrault à ses ministres est une des plus dures de ces dernières années. Les dépenses de l'Etat (hors charge de la dette et pensions) devront baisser de 1,5 milliard d'euros et, compte tenu de nouvelles enveloppes à financer, Jérôme Cahuzac a mandat de chasser 5 milliards d'euros d'économies. On l'entend sur toutes les ondes, on le lit partout, 2014 sera d'une rigueur inégalée pour l'Etat et ses services. Mais pourquoi une petite voix susurre-t-elle en nous que ce discours martial, nous l'avons déjà entendu en 2011, en 2012 et pour la construction du budget 2013, sans que l'on puisse se souvenir très exactement de sa traduction concrète ?

 

C'est entendu. Le résultat des élections italiennes et les prévisions de la BCE pour la croissance de la zone euro (- 0,5 %) laissent planer un gros doute sur l'efficacité des politiques d'austérité pour sortir les pays du Sud de l'ornière, alors que les Etats-Unis repartent du bon pied à coups de planche à billets et de long « benign neglect » sur le plan budgétaire. On l'entend, on le lit, il faut desserrer l'étreinte. Mais, cette fois, c'est un souvenir scolaire qui conduit à une question : pourquoi la France, championne des dépenses publiques, ne peut-elle pas financer 100 kilomètres de nouvelles lignes de métro en Ile-de-France en moins de vingt ans alors que la ligne 1, en 1898, l'a été en vingt mois ? Réponse : étouffé par les dépenses ordinaires, l'Etat ne peut plus investir.

 

Après un tour de vis fiscal inédit par son ampleur en 2012-2013, le gouvernement promet de s'attaquer aux dépenses pour retrouver de l'air. Mais il ne faut pas croire qu'une année d'efforts suffira. Une habile présentation minimise depuis dix ans le déficit de l'Etat. Calculé en pourcentage du PIB, il paraît si léger ! En réalité, il s'élève à 62 milliards, soit 16 % de ses dépenses, et bien plus si on écarte les prélèvements directs pour l'Europe et les collectivités locales.

Dominique Seux

Écrit par Dominique SEUX 
Rédacteur en Chef 
dseux@lesechos.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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aupied 12/03/2013 09:48


bonjour, j'ai entendu , a tv5 , que monsieur Ayrault avez l'intention de diminuer les allocations familliales aux couples aisés , ok, il faudrait aussi , les diminuer aux immigrés bigames qui eux
font des minots uniquement pour les alloc , comme ça ils ne bossent, ils faut aussi supprimer la cme car QUI EN PROFITE? il y a des années de cela je travaillée dans une entreprise de nettoyage ,
il y avait un monsieur musulmant qui lui (enfin sa femme )attendais son 12 enfants , je pense que les allocations au-dessus , de 4 enfants , ce n'est plus une famille c'est une machine a pognons
, et surtout ne pas écouter les associations qui bien sur vont crier au scandale, et comme je l'ai déjà dis que ces défendeurs , leurs assument eux même le gîte et le couvert sans compter la
voiture , la télé et bien sur l'argent de poche ??  c'est bien de défendres et après rentrer chez soi avec l'impressions du travail bienfait, j'espère que ceux qui lisent Monsieur Brazon
comprendront

aupied 12/03/2013 03:59


Monsieur Ayrault, pour faire diminuer la dette ( ce n'est pas nous les français qui l'avons fait cette dette) il faudrait déjà supprimer tout les dormeurs du sénat ensuite tout les députés qui
touchent un salaires en restant chez eux , ensuite arrêter de subventionnés certaines associations qui servent a quoi ? supprimer aussi certains ministres et sous-ministres , diminuer aussi votre
salaire (car la aussi c'est nous qui vous payons) diminuer aussi le salaire de hollande , vos costumes qui nous coutent aussi une fortune , au lieu de prendre la voiture faite comme les autres il
y a le métro et les bus ( au moins vous saurez ce que c'est de vous déplacer avec les transports en communs , et plutôt que prendre l'avion prennez le train , hollande la fait  une fois ,
mais il est bien vite revenu a la facilité, vous voyez en cherchant bien on trouve toujour pour faire des économies , nous travailleurs et retrarités nous le faisons quotidienement a bon
entendeur salut

Dorothee13 11/03/2013 19:39


En étant objectif, une mauvaise gestion depuis plus de 20 ans ne peut se redresser en 1 ou 2 années. Il faudra quelques années pour redresser la barre à condition que nous ayons une personne qui
dirige et tape du poing sur la table, sinon ns irons tous à la soupe populaire, ou vers des hostilitées !