L’Europe censure l’histoire de Gulnaz, qui a le choix : 12 ans de prison ou épouser son violeur

Publié le 28 Novembre 2011

Kaboul (CNN) - Le viol de Gulnaz il y a deux ans n’était que le début de ses ennuis.  S’en sont suivies deux longues années de souffrances supplémentaires, avec au bout, le terrible choix qu’elle doit faire maintenant.

Même deux ans après, elle se souvient encore de l’odeur des vêtements crasseux de son violeur quand il entra dans la maison alors que sa mère était sortie pour une courte visite à l’hôpital.

“Il  portait des vêtements sales de son travail d’ouvrier du métal et de matériaux de construction. Quand ma mère est partie, il est entré dans ma maison et il a fermé les portes et fenêtres. J’ai commencé à crier, alors il  m’a  mis ses mains sur ma bouche”, dit-elle.

Le violeur était le mari de sa cousine.

Après l’attaque, elle tenta de cacher ce qui s’était passé tant qu’elle pouvait. Mais bientôt, elle commença à vomir le matin et a montrer des signes de grossesse. Elle était enceinte de son agresseur.

En Afghanistan, cet état ne suscite aucune sympathie, mais des poursuites en justice.  Âgée de seulement 19 ans, elle a été reconnue coupable par les tribunaux de relations sexuelles hors mariage - ou d’adultère (le violeur étant marié) - et fut condamnée à douze ans de prison.

Depuis, elle est enfermée dans la prison  Badam Bagh de Kaboul, où elle et son enfant purgent ensemble sa peine.

Assise avec son bébé sur les genoux, son visage couvert avec soin, elle explique la seule option qui mettrait fin à son incarcération.

Le seul moyen de contourner le déshonneur d’un viol ou de l’adultère aux yeux des Afghans, c’est d’épouser son agresseur. Ce sera, aux yeux de certains, donner à son enfant une famille et restaurer son honneur.

C’est l’option que Gulnaz est prête à accepter, aussi effroyable que cela puisse paraître.

“On m’a demandé si je voulais commencer une nouvelle vie en étant libérée, et en épousant cet homme”, dit-elle à CNN dans une enterview exclusive. “Ma réponse est qu’un homme m’a déshonorée, et je veux rester avec cet homme.”

Montrant sa fille dans le froid de la prison, elle a ajouté: “Ma fille est un petit enfant innocent. Qui aurait imaginé que j’aurais un enfant de cette manière ? Beaucoup de gens m’ont dit que je devais donner ma fille à quelqu’un d’autre après qu’elle soit née, mais.. ma tante m’a dit de la garder comme preuve de mon innocence. “

Le choix de Gulnaz est poignant. Les femmes dans sa situation sont souvent tuées à cause de la honte que leur viol a amené sur la communauté. Sa vie est en danger, disent certains, menacée par la famille de son agresseur.

Le violeur de Gulnaz qui a été condamné a été retrouvé dans une prison de la ville. Il  nie l’avoir violée, mais il reconnait qu’elle sera probablement tuée si elle sort de prison. Il insiste sur le fait que ce sera sa famille à elle, pas la sienne, qui la tuera “, par honte.”

Menacée par la famille de son agresseur et par la sienne, pour l’instant, la prison reste l’endroit le plus sûr pour elle.

Étonnamment, le cas Gulnaz est commun en Afghanistan.

Source : CNN, via Jihad watch traduction Bivouac-id.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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